On s’attent presque à des proportions fleurtant avec celles du Superbowl aux USA. Boston-Los Angeles, ou la genése de la NBA revisitée façon 2008; ce que nous vivons aujourd’hui en est l’héritage. Les images vintage envahissent les médias. Il n’est plus rare d’apercevoir Red Auerbach allumant un cigar, Bill Russell contrant un tir ou Jerry West shootant en suspension. 2008 renaît en noir et blanc. Visite guidée des 80’s et tous ses symboles; Ronald Reagan, coupe de cheveux horribles, les short shorts de Larry et Magic… des fautes violentes, de tirs importants, Jack Nicholson et ses lunettes ou les fameux “Beat L.A.” chants. Voici quelques unes des vapeurs qu’inspirent ce nouveau face à face au sommet du mont NBA entre les Lakers de Kobe/Gasol/Odom face aux Celtics de Garnett/Ray/Pierce.
La finale est importante pour tout le monde bien entendu, mais s’il fallait sortir deux joueurs du lot, Kobe et Kevin semblent un choix logique. Ces deux vétérans feront tout pour atteindre cet objectif collectif à force de motivations personnelles. Quand le mot “challenge” prend encore de multiples sens…
Depuis prêt d’une semaine les médias ont eu le temps de traiter tous les sujets possibles et imaginables, de comparer le comparable et l’incomparable, de déterminer les enjeux de toutes sortes concernant les NBA Finals 2008. Certains sont mêmes revenus sur l’affaire Gasol qui, plutôt dans l’année, a fait parler certains coaches, Popovich en tête. “Oui” Pau est à L.A. et n’a pas coûter grand chose. Et “non” les Lakers n’ont pas beaucoup perdu depuis son arrivée (8 petits revers Playoffs inclus). Il faut dire que si j’étais sceptique sur l’efficacité de l’attaque en triangle (ici), je le suis un peu moins aujourd’hui. Pas tant que les californiens éxécutent mieux le système aujourd’hui avec plus d’expérience, mais il semble que l’attaque de Winter permette à Phil Jackson d’ouvrir de nouveaux horizons en calquant certaines tactiques adverses. Ce que je vais décrire sautent aux yeux pour les plus attentifs ayant suivis la série Spurs-Lakers.
Longtemps Popovich a su embêter Jax (entre 2002 et 2004) en faisant monter Duncan au post pour un pick and roll avec Parker. Les fondamentaux de l’un couplé à la vitesse de l’autre posait deux grands problèmes:
1) la rotation défensive
2) la libération de l’accès au cercle
En effet, avec un exécution parfaite (et le pick entre Tim et TP frôlait alors la perfection) avait pour conséquence de faire sortir O’neal pour couvrir l’ouverture. La raquette était alors libre d’accès pour le côté faible (l’extra passe pouvait être une option rapide envisageable), mais également côté fort puisque Parker pouvait prendre l’ascendant sur Shaq, fort de son premier pas. Si shaq choisissait de ne pas sortir, Duncan avait tout le temps de montrer son adresse à mi-distance. Un dilemme que LAL n’a pas su résoudre en 2003. L’arrivée de Malone a un tantinet changé la donne en 2004. Soyons honnêtes, le triangle a peiné à plusieurs reprises lors des finales de conférences face aux Spurs, surtout lors du 5ème et dernier match. Les angelinos sont à la rue défensivement en 1ère mi-temps et accuse jusqu’à 17 points de retard: il faut agir. J’ai souvent parlé de l’analogie entre la série de 2004 opposant ces deux équipes et celle de cette année: une équipe expérimentée vieillissante face à un jeune groupe aux dents longues. Phil Jackson y pensait aussi et décide (comme par séquence en saison régulière) d’appliquer le même pick and roll en tête de raquette au sein du triangle entre Kobe et Pau. En fait, en regardant de près, le 4ème et dernier quart temps du match 5 s’est résumé à nouvelle cette variante du triangle réellement apparu en 2004 entre Shaq et Kobe. Gasol sort faire écran à Kobe vers les 6 mètres côté fort pendant que le côté faible s’exécute et rend possible les extras passes. L’objectif reste le même; désorganiser la défense des Spurs en faisant sortir Duncan. Résultat? Popovich n’a trouvé aucune réponse pendant que le Black Mamba se fendait de 17 unités en moins de 12 minutes. Pris à son propre piège, le coach de San Antonio n’a d’autre choix que de rendre les armes. LA sanction est lourde. 4-1. Le Zen Master poursuit sa féroce domination face à son alter ego (18 victoires pour 8 défaites depuis 2001). Verra-t-on ce système pour faire sortir KG contre les Celtics? Time will tell… mais il semble que la cité des anges n’aura guerre le choix.
KoPau, neo monster à deux tête semble parfois n’en posséder qu’une tellement l’alchimie est parfaite. La complémentarité entre le MVP 2008 et l’espagnol est affolante depuis leur rencontre. Le plus effrayant est de se dire que le meilleur reste à venir… Avec le retour de Bynum et une maîtrise puis exécution parfaite du triangle l’an prochain, la seule équipe pouvant battre les Lakers aujourd’hui (sous réserve de transferts) est comme en 2001… les Lakers eux mêmes.
Kobe a pu reposer son dos ces deux derniers jours pour y porter ses coéquipiers hier soir. La série la plus serrée (dans le score) s’achève au bout de 6 rencontres avec une 4ème victoire des Lakers, synonyme de ticket pour les finales de conférence. LAL n’avait pas atteint ce niveau de compétition depuis 2004. C’est désormais chose faite. Comme au premier tour il faudra attendre pour savoir le nom du prochain adversaire des californiens avant d’entamer une bataille au sommet de la conférence ouest.
Nouveau carton, nouvelle victoire. Auteur de 34 points (dont 12 dans le seul dernier quart temps), 8 rebonds et 6 passes, KB24 montre le chemin de la victoire aux jeunes loups des Lakers. Seuls Bryant, Walton et Fisher ont activement connu ce niveau de la compétition. Ce succès à l’extérieur est le second de ce 2ème tour avec celui de Détroit sur Orlando la semaine passée. Un exploit réalisé par les hommes de Phil Jackson, surtout à l’Energie Solution Arena. « C’est une grande étape pour nous » affirme le capitaine des ors et pourpres, « ça prouve notre force de caractère et notre combativité ». La match 7 couperet, initialement prévu pour lundi au Staples Center, n’aura donc pas lieu.
Cette rencontre sort du schéma classique des précédentes. Utah a été mené sur leur parquet durant 3 quart temps, accusant 19 points à la pause et 16 points à la fin du 3ème quart. Mais le final ne déroge pas à la règle: le Jazz revient avec un dernier run et échoue à 3 petits points des visiteurs. 6 beaux matches offerts par les deux équipes. Jerry Sloan, après 20 ans de carrière, devrait partir par la petite porte, discrètement, à l’image de l’homme qu’il est.
Frank Hamblem a très bien préparé la série. Avec 19 points d’avance au bout de 24 minutes de jeu, tout le staff des Lakers était confiant quant à l’issue de la rencontre. « Nous avons manqué un peu de jus sur la fin » confesse Phil Jackson, « […] cependant je savais que nous prendrions les bonnes décisions aux bons moments en fin de rencontre» assure-t-il.
San Antonio ou New Orleans : la tâche ne s’annonce pas facile. Le match 7 chez les frelons (lundi soir) désignera le futur adversaire de Lalaland et la finale de conférence débutera ce mercredi au Staples Center. Les joueurs disposent à nouveau de 4 jours de repos. Los Angeles affiche 2-2 face aux deux équipes en saison régulière.
Jusqu’ici les Lakers sont la meilleure équipe NBA en terme de bilan. Un 8-2 en sortant les imprévisibles Nuggets et le tenace Jazz reste une super performance. « C’est un belle aventure pour le moment et nous voulons la prolonger » déclare Kobe Bryant, « les finales de conférences sont un bel accomplissement, mais nous savons que nous pouvons faire beaucoup plus. »
Le Big Three était de sortie hier encore. Derrière KB24 on trouve un très bon Pau Gasol en début de partie auteur de 17 points, 13 rebonds et 4 contres tandis qu’Odom manque de peu son double double statistique sur la série avec 13 points, 9 rebonds et 3 passes. Fisher complète le tout avec un nouvelle performance de choix : 16 points (80% au tir) et 3 interceptions. Il aura été une des constantes les plus importantes du second tour. En entrant sur la parquet on pouvait lire sur le synthé Espn un insolant 63% à trois points face au Jazz. Comme dirait Stu ; « Noiiiiice ».
Côté Jazz on est largué et on laisse échapper LE match de la saison. Deron Williams et Okur auront tous les deux besoin de plus d’un tir par point en moyenne (21 tirs pour 21 pints pour le meneur et 18 pour 16 pour le turc). Boozer, qui sortira pour 6 fautes, se fend de 12 points (6/16) et 14 rebonds pour conclure ses catastrophiques Playoffs, très loin de son standard. « Tout ce qui nous fait mal à L.A nous a fait mal ce soir encore » déclare le génial meneur d’Utah, « nous avons couru après le score sans jamais le rattraper. »
La grande différence qui a permis aux Angelinos de prendre l’avantage rapidement et pour longtemps est la défense. En travaillant de ce côté du terrain les visiteurs sont parvenus à contrer les pick and rolls adverses et étouffer ainsi le jeu intérieur. Avec 5 contres rapides (Pau et Lamar), Los Angeles a pu pousser le ballon très tôt et multiplier les contre-attaques et transitions. Le jazz est ensuite tombé dans le panneau des tirs lointains sans convertir grand chose. Au bout de 12 minutes, les Lakers comptaient déjà 13 points d’avance. Ils ne seront jamais rattrapés.
Puis Utah lâche un peu la pression et commence à empiler les tirs mi-distances, déstabilisant au passage la défense californienne. Le run est en marche. Kobe limite les dégâts d’un trois points et d’un tir extraterrestre en tête de raquette avec la faute. Le banc, une nouvelle fois transparent à l’exception de Sasha Vujacic (12 points en 23 minutes – 5/7 aux tirs dont 2/3 longue distance), n’aide pas beaucoup le cinq majeur. L’écart se resserre suite aux deux trois points de AK47 dans les 25 dernières secondes. Lamar puis Kobe marqueront leurs deux pénalités (+4 LAL) mais Fisher lui, manque sa dernière (+3 LAL). Avec 14 secondes au chrono, Utah peut alors égaliser avec un panier à trois points. Okur puis Williams échoue successivement. Fin de saison pour les mormons… Lakers advance again !!!
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La video du jour Recap du Game 6
Réactions d’après match
Prochain rendez-vous mercredi 21 mai,
Finales de conférence
Srces: CL/NBA/Espn/LAT
“Why can’t America realize that falling in love with Kobe doesn’t mean breaking up with Michael?” Rick Reilly
Avec une large victoire 106-85 face aux Spurs de San Antonio, les Lakers (56-26) prennent une option sur la première place de la très disputée conférence ouest. La seule chose qu’ils leur reste à faire? Gagner face aux Kings mardi soir, dans un nouveau “rivalry game” pour assurer l’avantage du terrain jusqu’à d’éventuelles NBA Finals.
Hier soir la vue sur l’océan Pacifique est devenue trop petite pour les angelinos. Assis au sommet de la conférence, le spectacle est bien meilleur. Après une première mi-temps très disputée, les pourpres et ors ont su se défaire du piège Spurs dans le troisième quart temps. Encore une fois, LAL n’est pas apparu comme l’équipe qui a tant souffert face aux Blazers la semaine passée. Bien au contraire. En maîtrisant son adversaire dans tous les secteurs du jeu, les californiens ont définitivement “switché” en mode contender. Un parfait 2-0 fasse aux 2 premiers de la conférence en 2 jours; un bien joli tableau.
Auteur de 20 points 5 passes et 5 rebonds, Kobe Bryant s’est payé le luxe d’encourager son équipe du banc durant tout le 4ème quart temps. son absence du terrain à ce moment de la partie reste certainement la preuve d’une grosse défaite côté San Antonio. Lamar Odom quant à lui recevra une standing ovation du Staples Center en sortant lors de la période finale, affichant fièrement un énième double double (17 points et 14 rebonds).
53 partout à la pause, mais un ravageur 45-19 avant le “garbage time”, les Lakers ont fait déjouer les Spurs à tous les niveaux. Les visiteurs ne trouveront la cible que 3 fois (sur 17) lors de la troisième période, avant d’entamer le 4ème quart par un piteux 2/13… “Quel mi-temps” s’exclame un Phil Jackson impressionné et surpris à la fois. Une victoire demain soir donnerait Denver, Golden State voire Dallas au premier tour aux Lakers. Une défaite chamboulerait encore tout classement. “Il faudra se méfier de Ron Artest qui héritera de tous les tickets shoot mardi soir” dit Jax avant la rencontre d’hier, “il pourrait venir en ville et nous botter les fesses” conclut-il conscient du dernier challenge de ses joueurs aux portes des Playoffs. Avec 22 unités incluant 4 trois points, Ron Ron est venu à bout des Hornets samedi soir, eux qui cherchaient quelques “priceless” victoires.
L’un des héros de la rencontre est Derek Fisher qui joue toujours diminué (blessure au pied – NDLR). Le duel face à Tony Parker était de toute beauté; où quand le shoot fait face à la pénétration. Une véritable opposition de styles. D’abord à l’avantage du second (18 points 5 passes et 5 rebonds pour TP à la pause), le vent tournera en faveur du shooteur issu de Little Rock, inscrivant 10 points dans la seule troisième période et limitant son vis à vis à 2 petits points et 0 passes jusqu’au buzzer final. Comme d’habitude les meneurs jouant en percussion dérangent les californiens en défense, mais Tony Parker ne semble pas de ceux qui peuvent faire tourner le vent d’une rencontre. En tout cas pas sans l’aide de Duncan ou de Ginobili. Le record personnel de Tp (n’)est (que) de 38 points il y a quelques saisons. Peu de chance donc de prendre 40 pions ou plus d’un joueur abusant d’une faille défensive. Le challenge en défense se trouvait de ce fait ailleurs, quelque part dans la raquette. “Si quelqu’un abuse de vous en attaque, il est important de lui répondre de l’autre côté du terrain. Fisher l’a compris et à parfaitement répondu à Tony” analyse le Zen Master, “c’était parfait.“
La perfection fut approchée dans bien d’autres secteurs de jeu hier par Los Angeles. Le buzzer de Kobe Bryant (à 3 points) entouré de 3 Spurs à la fin du 3ème quart temps lors d’une contre attaque lancée par Gasol en fait partie. KB24 lève alors le poing et remercie Pau une fois le “dagger” planté. Les locaux viennent de prendre un sérieux avantage (79-67), abasourdissant en même des rivaux en quête de momentum. D’un coup d’un seul, le drama de l’off season entre le numéro 24, Jerry Buss et Mitch Kupchak semble bien loin. Très loin même. Contre toutes attentes, LAL pourrait être la meilleure équipe de la conférence ouest demain soir.
Avec 14 points 11 rebonds 3 passes et 2 contres Pau Gasol semble avoir perdu son duel face au douvle MVP Duncan (16/12/2). Cependant l’espagnol shootera à 7/15, le natif des Iles Vierges à 6/19… La défense de Pau (et des Lakers en prises à deux voire à trois) a été excellente tout le match durant. Phil Jackson, pas un grand amateur de prise à deux, préfère d’habitude responsabiliser ses hommes et les laisser s’adapter en fonction de leurs besoins sur le terrain. Mais à l’image de Pop qui doublera Kobe Bryant avant même son premier panier marqué, Phil ordonnera à ses joueurs de fermer l’accès au cercle avec deux ou trois corps sur le pivot esseulé. Stratégie gagnante puisque TD ne pèse pas sur la rencontre malgré se ligne de stats honorable.
Los Angeles récupère au passage le fameux tiebreaker sur les champions sortant. Une raison de plus de finir seul sur ce qui ressemble aujourd’hui au toit du monde.
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Versus Spurs
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La video du jour “Kobe Bryant – Scoring MVP By OS Productions
La rencontre de vendredi face aux Hornets fut pleine de stress et d’émotions. Celle de ce soir élève sans doute d’un poil ce sentiment. Est-ce à cause des Spurs? Du titre de la conférence ouest? Ou tout simplement de l’approche des Playoffs? Y’a t-il vraiment une seule réponse à ces questions dans une course au PO historique côté Pacifique ?
C’est effectivement la seconde fois en près de 40 ans (depuis l’instauration des conférence en 1970 – NDLR) que 7 équipes d’une même conférence affichent un minimum de 50 victoires. Si Denver ou Golden State atteignent ce plateau (48 victoires pour les deux équipes aujourd’hui et 2 rencontres à jouer), nous vivrons une nouvelle page de l’histoire NBA. Derek Fisher, vétéran des Lakers fort des 12 saisons dans la ligue, ne peut se souvenir d’une telle guerre de tranchée. « C’est la première fois que les 5 voire 6 premiers à l’ouest peuvent aspirer au titre de champion » analyse le meneur de LAL.
Pour les Lakers comme pour les 9 autres équipes voulant atteindre un spot depuis un mois, la bataille est lancée depuis longtemps. A Los Angeles, on vit en ce moment l’un des derniers épisodes. Avec 55 succès pour 25 revers, les angelinos sont aujourd’hui égalités avec les Hornets de Chris Paul. Cependant les californiens détiennent le précieux tiebreaker sur ces derniers. Avec la défaite des frelons hier, Los Angeles trône seul à la première place de la conférence depuis hier. Les Spurs eux, sont en embuscade, pointant à un petit succès selon les stats, une grosse victoire selon le calendrier, de leurs rivaux de ses 10 dernières années. Une défaite des locaux ce soir donnerait le tiebreaker aux texans qui mènent déjà la série 2-1.
LAL connaît l’histoire par cœur. A en écouter les fans et analystes ; les Spurs sont vieux, leur pseudo « dynastie » est finie… ne les enterreront pas si vite pour autant. Après tout, San Antonio a remporté 4 des neuf derniers titres, et restent sur 10 victoires en 12 rencontres cette saison ! Une série finalement peu surprenante pour une équipe de vétérans connaissant sur le bout des doigts les rouages des phases finales. Oubliez les apparences, comme le dit Fisher, « ils ne sont pas aussi vieux et lents que les gens laissent entendre ». Point taken D’Fish’.
Surtout que contrairement aux nouvelles modes dans la ligue, les Spurs restent l’une des rares équipes à tirer sa force de sa défense. Le style D’Antoni a beau avoir contaminé quelque peu la ligue avec son basket très offensif, mise à part en saison régulière, les exploits au printemps restent moindres. « La véritable clé face aux Spurs et de comprendre comment leur défense fonctionne » confie Phil Jackson au L.A Times, « nous devons savoir exactement ce que nous faisons face à eux. »
Reste que les Lakers peuvent s’en prendre qu’à eux mêmes. Les deux défaites concédées il y a peu face à Memphis et Charlottes auraient pu éviter le drama autour de la rencontre de ce soir. Mais en attendant, « il faut se plier à la réalité » dit Gasol. Aller, Spurs @ Lakers c’est ce soir 9.30 pm (GMT Paris), sur NBAEvolution bien sur !
Même avec un maximum de pression, les Lakers ne peuvent l’emporter à Portland. Le trône de la conférence ouest était vide hier soir (les Jazz l’emportant sur les Hornets est un premier pas) mais LAL n’en profite pas pour autant. Nouvelle défaite 112-103 au Rose Garden… comme d’habitude j’ai envie d’écrire. Depuis la création du Garden à Portland (en 1995 – NDLR) les Lakers affichent un piteux 6-19. Un peu léger quand on connaît l’armada qui composait de Lalaland entre 1999 et 2004. Aujourd’hui encore, avec un effectif de « contender » le mauvais sort persiste.
J’ai souvent analysé ces défaites par l’un des problèmes majeurs des Lakers et surtout de la défense en triangle post bas (les alliers orientent leurs vis-à-vis sur les postes 4 et 5 en place qui eux, ferment l’accès au cercle). Si vous voulez un exemple précis et facile à retrouver, regardez le All Star Game 2001 au moment au Carter déborde Kobe côté gauche pour claquer un 360 à deux mains. Bryant n’est pas dépassé sur cette action mais fait un signe du doigt à ses intérieurs pour fermer la ligne de fond. Triste reflexe. N’étant pas avec son effectif personne ne suit évidement. Carter dunk. Hier la mésentente était la même… De plus KB24 déclarait à la suite du match face aux Kings que les Blazers ont depuis très longtemps une équipe jeune et athlétique, ce qui est, et nous le savons tous, la kryptonite de L.A depuis l’époque triplé. Nul doute que les deux problèmes sont liés.
La défense prend donc l’eau sous les assauts des jeunes en grande réussite. 58 points encaissés à la mi-temps. Un, deux puis trois tentatives de come back, tous avorté par le retour de Roy (23 points et 12 passes) et la performance de Frye (22 points, 11 rebonds).
A 53-25 LAL possède toujours deux défaites d’avances sur les leaders (Hornets) et une défaite d’avance sur les Spurs, seconds. Il reste un vis-à-vis pour les angelinos face à chaque équipe, ce qui rend la course au titre encore plus intéressante. Surtout si Bynum, comme il se le murmure, pourrait revenir ce vendredi pour affronter Tim Duncan.
En attendant triste bilan. Les Lakers ont perdu leurs 6 dernières rencontres au R.Garden. « On aurait pu croire qu’ils jouaient pour le titre de la conférence et que nous -LA- partions bientôt en vacances » déclare un Lamar Odom déçu par la prestation de sa team.
Côté visiteurs Bryant mène une nouvelle fois ses troupes avec 34 points 5 et 5. Performance classique du candidat au titre de MVP 2008. Gasol suit bien auteur de 21 points et 13 rebonds, mais leur défense reste le gros point noir de la rencontre. A 54.9 secondes du buzzer Kobe fait revenir les siens à trois petites longueurs après avoir accusé un déficit de 18 points. Mais Brandon Roy se défait de la défense orientée de Kobe et trouve deux points faciles avec la faute au milieu de trois Lakers. Gasol mettra deux lancers francs ensuite avant que Jack lui réponde, suite à quoi la machine manquera le trois points du retour.
Phil Jackson de son banc n’était pas aux meilleures loges. Irrité par la pauvre défense de ses joueurs, il s’est également emporter à plusieurs reprises contre l’arbitrage parfois tendancieux. Il écopera d’une faute technique dans le troisième quart temps. 8 minutes plus tard, Odom se verra siffler une faute flagrante énervant un peu plus le Zen Master. « Je ne méritais pas de faute Technique durant ce match. J’ai juste demandé à l’arbitre s’il sifflait la première ou la seconde faute sur l’action. Il m’a répondu par une T. » Pour Jackosn, le tournant du match reste la faute flagrante de LO sur Roy. « C’est une faute dur mais il n’y avait rien de flagrant, Brandoy était déjà dans les airs » se défend le coach. Quoiqu’il en soit, il va falloir faire mieux dans les jours à venir. En tout cas rassurez-vous, il n’y plus de visite dans l’Oregon pour cette saison. Bonne vacances Blazers, see you next year !
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Versus Blazers
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Mais où s’arrêtera l’effet domino lancé par Los Angeles avec Gasol? Nul ne le sait mais les trades continuent de tomber comme des dominos. Après Webber, Shaq et Kidd voici venu le temps de San Antonio. Kurt Thomas rejoint donc la franchise en échange de Brent Barry, Francisco Elsonet un tour de Draft 2009. La course aux armes nucléaires n’en finie pas à l’ouest et les quelques heures restantes avant la fin des transferts risques d’apporter leur lot de surprises. On attend encore après des noms tels que Vince Carter, Ron Artest ou Curry… A vos téléphone GM, clock is ticking…
Et si les racines plantées par Stern ne disparaissaient jamais ?
En 1984 David Stern devient le commissionnaire de la NBA, ayant comme principal objectif la commercialisation d’un beau produit. La lutte entre Boston et Los Angeles fait rage alors depuis des années. 24 saisons écoulées comme l’horloge du même nom ; rien n’a changé, aussi bien dans la forme, que dans le fond… Réflexions…
En récupérant Pau Gasol il y a 10 jours, Los Angeles lance l’effet domino de l’année côté ouest. La course aux armes de destructions massives est officiellement lancée. Premiers à répondre ? Golden State qui s’attache les services de C.Webb, alors paisible retraité opportuniste. Suit Phoenix, qui prend le pari fou de l’année, le pari qui pourrait faire sauter Steve Kerr de sa chaise ; récupérer le Big Aristote et sa valise clandestine forte de 40 millions de dollars, prête à l’investissement. Choix stratégique ou stratégie de l’échec, toutes les analyses y passent. Fini le « run and gun » place au “Shaq and gun”, “gun and Shaq” ou “run and gun and Shaq” s’amuse l’intéressé, qui annonce déjà une 5ème bague d’ici peu. Phil Jackson commente ce trade en soulevant les récents problèmes conjugaux du Big fellow, certainement désireux de changer d’air. Il reste cependant convaincu qu’Oneal sera une nouvelle fois à la hauteur du challenge. Aussi improbable soit-il, les grands perdants pour le moment restent les Spurs. Les champions en titre voient actuellement leurs concurrents directs se renforcer aussi vite que leur effectif vieillit.
Montré du doigt par la presse, San Antonio réagit pour les uns, fait seulement état des lieux pour les autres, en ajoutant Damon Stoudemire, génial meneur de la grande époque des Blazers… il a un peu moins de 10 ans. Mais Popovic est en colère. Selon lui le trade entre Grizzlies et Lakers n’avait rien de stratégique pour Memphis et mérite une enquête NBA. Vendre Gasol contre Kwame Brown, Javaris Crittenton, un contrat fantôme pour Mckie et les droits sur Marc Gasol compilé à deux tours de Draft lointains est une belle arnaque cachée sous des plans de reconstruction. Le coach des Spurs va même jusqu’à solliciter la création d’un comité régulateur, regardant chaque échange de joueurs dans la ligue, « je propose même mes services » ajoute-t-il. Ben voyons, rien que ça. On s’étonne des soldes fracassantes de la ville de Memphis mais pas de celles prenant place à l’autre bout du pays. Rappelons à cet ancien espion suspicieux que le trade de Kevin Garnett n’est pas un model de clarté non plus, officieusement régulé par la « mafia des anciens Celtics », aujourd’hui à la tête de plusieurs franchises NBA. Si Los Angeles a rendu public son offre pour recevoir Kevin Garnett, c’était pour démontrer la supériorité de cette dernière face à celle des Celtics. A part les fans à Lalaland, personne n’a élevé le débat. Seulement il se murmure que San Antonio voulait également sa part de Gasol. Toutefois, aucune offre concurrente n’a encore été révélée par le front office Texans. Quoiqu’il en soit, dans ce rôle imaginé par Pop, il aurait voté « non » au départ de Gasol.
Les Grizzlies auraient-ils mis des bâtons dans les roues de leur bourreau en post saison ? L’hypothèse est envisageable. Jerry West aurait-il donné des consignes à son successeur Chris Wallace avant de quitter le navire ? Il s’en défend dans une interview donnée au L.A Times le week end dernier. A mesure que la grande ligue nord américaine s’étend, les rivalités se multiplient. Fini les clichés binaires entre Lakers et Celtics, voir triangulaire avec les dynasties Bulls. Aujourd’hui, chacun croit en ses prétentions. Comme après le triplé californien, il est difficile pour San Antonio de trouver des franchises prêtes à les aider à conserver la couronne. Mis à part quelques vieux baroudeurs acceptant une forte réduction de salaire pour atteindre leurs rêves, les trades, mêmes équivalents, restent une denrée rare voire inexistante. La frustration du grand Pop est alors compréhensible. Surtout lorsque le doublé s’annonce comme le plus gros challenge de la dernière décennie pour la bande à Duncan. S’ils survivent à la Wild Wild West en mai, ils trouveront cette fois-ci et à coup sûr, du répondant en juin, Boston en tête.
Pourtant l’idée d’une commission n’est pas si saugrenue que ça. Quoi de plus logique pour une franchise que de justifier auprès de la ligue et de ses pères (comme il est obligatoire aujourd’hui mais de manière très peu officielle) les tenants et aboutissants d’un échange entre deux équipes ? Pourquoi ne pas obliger les front offices expéditeurs à rédiger un rapport sur les offres reçues pour tel ou tel joueur et démonter de façon argumentée devant assistance, pourquoi une offre est potentiellement meilleure qu’une autre ? Bien sur cela ne changera pas radicalement le fond du problème. Si Memphis ne veut pas traiter avec San Antonio ils trouveront toujours les bonnes excuses pour ne pas le faire. Mais tenter de duper une commission de 10 personnes en préférant Kwame Brown et Javaris Crittenton à Manu Ginobili et Tim Duncan (j’extrapole volontairement) serait très certainement évité de peur, entre autre, du ridicule de la situation.
Aujourd’hui il est impossible de connaître les offres ponctuelles de chaque équipe, qui doivent paradoxalement pleuvoir à quelques jours de la fermeture du marché des transferts. Les coups de téléphones entre GM ne sont relatés dans la presse que par de pseudos informateurs appelés « sources » ou des journaux « visionnaires » tentant d’influencer la planète orange. Rien ne permet d’éviter une quelconque dérive du système, un black marquet ou des financements obscurs via un marché parallèle peu suspicieux ; celui de l’échange de marchandises humaines. Qui aujourd’hui peut nous dire avec certitude si McHale ne recevra pas une belle enveloppe, ou plus probablement un échange de faveurs dans une lointaine Draft, si jamais Paul Pierce et ses potes soulèvent le trophée en juin 2008 ? En tout état de cause, après plus de 20ans de médiatisations on s’aperçoit encore que la NBA reste une bataille binaire entre les Lakers et les Celtics, au sein de laquelle les Spurs, Bulls contemporains, tentent de survivre.
Lakers.com célèbre les 60ans de son club et nous invite à partager ce road trip dans le jet officiel. Vivez ces moments en français ici.
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Pre-game
Locker Room
Le sondage en question
Which head coach would you most like to play for?
Phil Jackson, Lakers ……. 21%
Mike D’Antoni, Suns ……. 21%
Gregg Popovich, Spurs ……. 15%
Don Nelson, Warriors ……. 10%
Jerry Sloan, Jazz ……. 4%
Rick Adelman, Rockets ……. 3%
Doc Rivers, Celtics ……. 3%
Pat Riley, Heat ……. 3%
Avery Johnson, Mavericks ……. 3%
Nate McMillan, Trail Blazers ……. 3%
Based on a survey of 242 NBA Players
FAST FACTS: Players could not vote for their own coach…. The Heat’s Pat Riley and the Celtics’ Doc Rivers, each of whom drew 3%, were the top vote-getters among Eastern Conference coaches…. Among players 30 and older Popovich was the winner, drawing 19% of that vote; Jackson got more than half of the rookie vote…. Each of the top five except Sloan has won a Coach of the Year award.
This is an expanded version of the NBA poll from the January 28, 2008 issue of Sports Illustrated.
Fisher, KB24, Luke, Lamar et Kwame dans le 5 de départ. Un petit récap différent des autres, car la rencontre est tellement passionnante que l’idée de manquer une seule seconde pour écrire m’est impensable. La première mi-temps est exceptionnelle ; un modèle de control de la part des Lakers, un modèle de perfection au niveau de l’exécution. Kobe à la baguette ce soir c’est tout simplement magique. Une patience exemplaire, un pertinence sur chaque possession, c’est littéralement la 1rst half référence pour LAL version 2007 2008, les 24 minutes de superlatifs à gogo. Bien sur un tel jeu n’est possible qu’avec des coéquipiers à la hauteur, et même si KB24 leur facilite grandement la tâche, il n’a rien à envier à Duncan ce soir (auteur d’un superbe 1 QT avec 10 unités et 7 rebonds).
Chacun apporte donc sa pièce à l’édifice pensé par Winter. Kobe à la passe (4 passes 6 rebonds et 14 points), Sasha à trois points (2/3 pour 6 points), Ronny en attaque (11 points 4 rebonds 2 contres et 2 interceptions) et enfin Lamar et Luke dans les hustle plays. Le duo KB/Turiaf marche à la perfection, résultat du travail acharné des deux hommes cet été. L’attaque n’a jamais été aussi belle et efficace face à un top seed cette saison, book it.
Mais la surprise vient de la défense. A part les quelques oublis de Kobe sur les corners, les deux fautes rapides de Brown (très bon en début de match) et Didier MBenga (lost in translation dans les systèmes), les Lakers ont fait un job du tonnerre, limitant Parker à 3 petits points (1/5) et Ginobili à 4 (1/7). Les rotations défensives sont rapides (on avait pas vu ça depuis 2001 côté LAL) et les prises à deux « intelligentes » restent (en fermant le côté faible) lucides. En fin de second quart temps les Spurs perdront une balle précieuse sur une violation des 24 secondes provoquée par les ors et pourpres, une attaque d’une rare mocheté pour San Antonio, traduisant l’impuissance des Texans dans cette 1ère partie de rencontre.
Los Angeles rentre au vestiaire avec 9 points d’avance, 54-45. Seuls Fisher et Famar ne sont pas dans le rythme offensivement, …(Oh et pendant ce temps Boston s’incline face aux Raptors 112-114, did I mention that ?).
Scoreboard à la mi-temps
Welcome to hell
Le troisième quart débute mal, très mal, mais pas contre toute attente. On connaît S.A. On connaît surtout L.A, capable du meilleur comme du pire depuis l’absence de Bynum. Los Angeles ne marquera pas un panier durant les 6 premières minutes du QT, comptant que sur des exploits individuels du numéro 24. Un match qui rappel étrangement celui de la semaine passée dans le Washington contre les Sonics. Aucun mouvement offensif, un triangle enraillé par la défense en peu plus pressante des Spurs, et surtout un rythme plus soutenu des texans qui cherchent à mettre en route leur Big Three. 14-2, pour la bande à Duncan qui reprend l’avantage sur son terrain. Comme à son habitude Jax ne demande pas de temps morts et laisse son équipe trouver seule les solutions. Bryant remet ainsi son équipe sur les rails grâce à quelques paniers bien sentis. Les Spurs finissent le quart à +10, profitant de deux trois points en 6 secondes de Barry dans le corner droit.
Plus agressif en 2d période, Kobe ne trouvera pas
le respect des arbitres.
Difficile de comprendre le coaching de Phil Jackson ce soir. A mon avis il joue la carte de la leçon avant celle de la victoire, ne remettant Sasha Turiaf et Farmar sur le terrain qu’au début du 4ème quart. El Manu continue de pousser la balle offensivement et de créer des opportunités pour les siens. La défense des Lakers n’est pas passive pour autant, mais la bonne circulation de balle des texans fait sortir les angelinos de leur position, créant décalages et retards sur les écrans du même nom. LAL fait tout pour garder un écart vacillant entre 7 et 11 points pour tenter un run final. Farmar commence par enrhumer Tony (deux des meneurs les plus rapides en NBA actuellement) et TD pour un panier sous le cercle alors que sur l’action suivante Kobe balance un trois points primé ; L.A revient à 6 longueurs. Cependant S.A est sorti du vestiaire avec le momentum et ne le rendra jamais. Plus agressif qu’en première période, Kobe n’aura été sur la ligne des lancers francs qu’une seule petite fois en 2ème mi temps… 9 balles perdues pour lui sur des prises à deux très musclées. Défaite 103 – 91, (Oh et pendant ce temps Phoenix s’incline de 10 points face aux Wolves, did I mention that ?).
Scoreboard à la fin du match
Médias
Versus Spurs
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Lakers Dynasty 2000 presentsTitle: Kobe: Who You Were Born To Be Created By: LD2k Length: 1:04 Size: 9MB Type: mpeg-4 Play With: You can use quicktime or the VLC Player.
Si les Lakers (26-12) peuvent se faire du souci en l’absence d’Andrew, les Spurs (26-13) peuvent s’en faire pour leurs récentes performances. En effet la franchise Texane n’a pas remporté la moindre victoire face à un top seed depuis plus d’un mois maintenant. Ces deux clubs, vainqueurs de pas moins de 7 des 9 derniers trophées NBA, vont essayer de chasser leurs fantômes dès ce soir à San Antonio. En sortant d’une rencontre face à Denver qui a certainement soulagé la conscience de tous les fans, les hommes de Phil Jackson s’envolent vers le Texas pour un petit road trip. Artisan principal des ors et pourpres en attaque, Derek Fisher compte bien poursuivre sa série en cours devant un Tony Parker en course pour un 3ème All Star Game consécutif. Le français est cependant blessé au talon d’Achille ; une blessure qui diminue nettement son rendement offensif dernièrement. Mais le plus grand défi des californiens se trouvera comme toujours face aux Spurs, à l’intérieur. Kwame Brown et DJ MBenga devront redoubler de courage pour garder le double MVP Duncan. Pop ne s’inquiète pas de la baisse de régime de ses troupes, « depuis 10 ans maintenant nous jouons mal à cette période de l’année » déclare-t-il. Car depuis le 15 décembre face aux mêmes Nuggets, les Spurs n’ont pas remporté un seul des 7 matchs face aux équipes en positif. 9-10 lors des 19 dernières rencontres pour la bande à Parker, un triste bilan pour le champion en titre. Les Lakers ne réussissent pas à Duncan. Après avoir affiché un piteux 2/13 lors de leur premier face à face, il manque le second affrontement sur blessure. Les deux équipes sont à une victoire partout avant d’en découdre ce soir. Kobe Bryant qui n’a shooté que 7 fois face à Denver (pour un total de 17 points), a réalisé 11 passes décisives, son record en saison. Présent dans les moments importants au scoring, il a enfin su endosser ce rôle de « Facilitor » qui lui convenait que très peu durant la présaison. Voyons voir si le numéro 24 va persister dans ce double rôle ou se contenter d’enfiler les paniers. Aller Lakers at Spurs c’est ce soir 3.00 am (GMT Paris), sur NBAevolution.com of course.