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Mardi 17 juin 2008
Lakers 92 – Celtics 131
Epilogue
[...] We’ll look back on this favorably…

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Alors que Bill Russell et Havlicek regardaient le match depuis les tribunes, les Boston Celtics soulevaient le 17ème trophée de leur histoire. Quelque part, dans une autre vie, Red allumait un bon cigare.
Le premier des deux Big Three finalistes de la saison a porter les espoirs d’une ville entière jusqu’au bout. Paul Pierce, Kevin Garnett et Ray Allen réconcilient la capitale basket du Massachusetts avec l’histoire. Meilleure équipe de la saison régulière les verts terminent logiquement 1er de la ligue fin juin en battant des Lakers hésitants puis sclérosés comme une jeune premier le soir du bal de promo. « Mais nous nous en souviendrons avec plaisir » commente le Zen Master après coup. Car si Boston semble avoir relancé la rivalité mythique aux côtés Los Angeles en offrant une prestation presque sans faille de chaque côté du terrain, les vétérans devront se méfier de leurs rivaux de toujours durant les années à venir. On a l’habitude de parler de Boston au passé (premier titre depuis 22 ans et première équipe véritablement compétitive et charismatique depuis les 80’s) et les ors et pourpres n’ont pas l’intention de s’arrêter. LAL est armé pour le futur, un futur qui commence dès ce soir.
En attendant les NBA Finals ont basculé au Game 4 et n’ont pas offert le spectacle attendu. Le L.A. Times relatait ce matin dans l’une de ses nombreuses analyses que la série aurait pu aller au meilleur des 25 manches sans changer le destin de ce Larry O’brien Trophy 2008. Comme on le sentait dès l’acquisition de Garnett et des fillers avant le training camp 2007, cette saison appartient aux Celtics. Ils ont dominé de la tête et des épaules durant 82 matches et ont su apprendre et entreprendre du premier au dernier tour des Playoffs. Félicitations Boston, réaliser un tel exploit avec si peu d’expérience n’est pas chose aisée. Car si l’association de stars a toujours été salvatrice en saison régulière dans l’histoire de cette ligue, le conte de fées a souvent tourné au cauchemar en post saison. Please, évitons les fausses comparaisons type Lakers 2004, la liste des blessés étaient à l’époque la meilleure option offensive et défensive des Pistons.
En tout cas la NBA reprend son souffle et ce de plusieurs manières ! Tout d’abord le retour de l’une des époques les plus sexys de son histoire of course. L.A et Boston au top c’est le best of both world historique le plus plaisant qui soit pour les nostalgiques en conflit avec ce qu’est soit disant devenu le basket NBA. Ces deux équipes possèdent plus de la moitié des titres distribués par la ligue (31) et semblent sur le point de faire grimper cet effrayant total. Plus important encore, la défense développée par les Celtics risque de changer la face de la ligue de basket nord Américaine à l’image des Giants en remportant le titre en NFL. Si l’affaire Tim Donaghy a fait de l’ombre au basket US et a permis aux pessimistes de voir cette finale comme un coup marketing de haute volée plutôt qu’à l’opposition entre les deux meilleures équipes du circuit cette saison, elle a au moins permis une chose ; l’uniformisation des coups de sifflets. On peut dire tout et son contraire en supportant, haïssant ou regardant Boston et Los Angeles, mais depuis les déclarations de l’accuser concernant la manipulation des deux séries de Playoffs en 2002 et 2005, on a assisté au meilleur arbitrage qui soit basketballistiquement parlant. Avec tous les yeux braqués sur les finales et les trois employés ponctuels de Stern plus particulièrement, la pression réclamait logiquement la perfection. Les meilleurs arbitres se sont logiquement succédés nuits après nuits et ont prouvé le temps de 3 rencontres, que seuls les joueurs étaient maîtres de leur destin. A ce petit jeu, Boston a mangé Los Angeles sans laisser place au doute. Dommage que les Game 1 et 2 aient échappé à cette « rédemption médiatique », sous réserve de complot avéré bien entendu.
Boston beats L.A. et le duo Phil Jackson/Kobe Bryant perd sa seconde finale consécutive; une lors de la fin de la fin d’une ère Lakers (2004) et l’autre lors des balbutiements d’une nouvelle ère (2008). Cette possibilité était à envisager avec un Kobe Bryant arrivant dans la ligue à 17 ans dans une équipe déjà compétitive. Il fallait passer par ses étapes et par la reconstruction. Tony Parker pourrait très bientôt subir le même sort s’il choisit de rester à San Antonio. L’ère post Duncan s’annonce difficile pour le français dans le Texas, les Spurs n’ayant pas le charisme de Lalaland pour attirer des free agents stars. Seul le maintien de Gregg Popovic semble un argument de taille pouvant influer sur les grands noms du marché. Enfin pour le moment, Pop et Timy c’est du consommable jusqu’en 2012. Si la défaite de 2004 était formatrice pour Kobe, celle de 2008 risque d’être beaucoup plus destructrice. Le Black Mamba est Le grand absent de cette fin de saison, totalement noyé dans le torrent défensif des verts pendant 6 longs matches. Ses demi-performances MVPesque n’étaient que de vagues illusions, un sursaut d’orgueil personnel souvent atténué par une performance adverse. Ainsi quand le match 5 devait servir de message avant de retourner au Garden et relancer la série, Pierce se fend son meilleur match avec 38 unités au compteur et ne semble pas perturbé pour autant comme le reste de son équipe. Le « nouveau Kobe » est toujours orgueilleux mais plus égoïste en dehors que sur le terrain. Si son équipe était tout sauf prête pour cette bataille au sommet (Gasol, Lamar et le banc les premiers), la défaite retombera toujours plus sur le capitaine que sur l’équipe entière. Rien de plus normal me direz-vous, il est le leader de l’équipe, le MVP 2008 voire le désigné successeur de Jordan depuis prêt de 8 ans. On pardonne aux jeunes, moins au vétéran trois fois champion NBA. Cette nouvelle désillusion pourrait être celle de trop. Celle qui garde Bryant loin des J.O de Pékin, loin de ses coéquipiers cet été, loin de son nouveau rôle en 2009. Cette nouvelle défaite pourrait détruire tout ce que Kobe Bryant a mis tant de mal a changer dans son jeu, pourrait détruire tout la confiance qu’il a su montré envers ses partenaires. Et si KB24 redevenait KB8 ? Et si il revenait l’an prochain avec l’envie de se justifier au monde entier en écrasant une nouvelle fois la sphère NBA à coup de performances personnelles inégalables ? Are we looking into the future? Maybe not, but we’re on the verge of something for sure.
Rick Fox blogait à mesure que LAL s’écroulait. Pour lui, l’été des angelinos ne doit en aucun cas être calme. Pourtant il y a de quoi passer un été tranquille une fois la prolongation de Bynum signée et les contrats de Sasha Vujacic et Ronny Turiaf renégociés. Pas pour le plus sourire d’Hollywood. Pour l’ancien 3 du triplé cette série a montré une énorme faiblesse qu’il faut combler : l’agressivité, l’envie. Le genre de problème qui ne se résout pas en 4 mois dans une salle de musculation. Les auto-désignés de cette critique aussi pertinente qu’évidente : la doublette Gasol/Odom qui n’a su qu’alterner entre les mentions médiocre et passable pendant 6 rencontres, se payant parfois le culot de cumuler les deux adjectifs lors d’une même soirée. Si l’espagnol semble le moins visé, Lamar Odom en revanche, auteur d’une demi saison remarquable, pourrait rejoindre les trading blocks dès aujourd’hui. Son départ allègerait le cap bien entendu mais pourrait attirer un vrai poste 3 de valeur ou un poste 2 d’un niveau équivalent dans la cité des anges (Kobe ayant démontré toute son efficacité dans le triangle au poste 3 lors des entrées de Vujacic). Exit Ron Artest qui déclare ce matin être sur à 99% de rester dans l’autre capitale de la Californie. Cependant ce 1% de réserve ne dépend-il pas d’un coup de fil de Mitch Kupchak ou d’un second appel du pied de Kobe ? Pourquoi ne pas suivre la piste Arenas non plus, lui qui semble faire des Lakers sa destination idéale ? Rassurez-vous ou mettez-vous à la page : LO est à vendre c’est une quasi-certitude et c’est pour le mieux. Enfin il faudra également aller chercher quelques roublards égalant l’âge de nos jeunes avec leur expérience. San Antonio ouvre sa maison de retraite et solde ses membres, servons nous pour pas cher. Le salaire minimum vétéran ne s’élevant qu’à 1 million de dollars par saison (pour 10 ans de service), ne nous privons pas. Dire que nous avons perdu PJ Brown cet hiver à de quoi faire réfléchir 6 mois plus tard non ?
En tout cas bravo Boston, ce titre n’est pas volé c’est certain. Il permet à Garnett, Ray et Pierce d’avoir au moins la certitude de ne pas finir dans la triste case des Barkley, Malone ou Ewing. C’est toujours beau de voir des grands joueurs récompensés après tant d’années. La pression sera moindre dans les années à venir mais la saveur de ce titre restera particulière à jamais. Bravo à James Posey qui entame avec succès une carrière à la Robert Horry. Bravo aux chanceux et non moins talentueux rookies. Enfin, bravo à Doc Rivers pour avoir été l’un des coaches les plus transparents et moins charismatiques à soulever un trophée. Finir sur une pique n’est pas très élégant je l’admets (j’aurais pu prendre moins de risque en m’attaquant à Sam I Am mais I’m all about challenges), mais il faut reconnaître la vérité même lorsqu’elle est masquée. Donc un énorme bravo à vous monsieur Thibodeau, mais please, please, ne faîtes pas la même erreur que PJ Carlessimo…
Bonne vacance à tous les Lakers fans et merci d’avoir suivi cette saison sur Hgoseye.wordpress.com et NBAEvolution, et rendez-vous dans 10 jours pour le début de la saison 2008-2009 en direct de New York pour la NBA Draft. En commençant ce dernier papier 2008 par une citation de Jax je me condamnais à conclure de la même façon. Voici donc la fin de cet épilogue;
“We suffered injuries and survived a season and rebuilt our team and came back and had a great playoff run until the Celtics were able to extinguish that hope. But we’ll look back on this favourably. We were surprised we were here, and we’re glad that we had an opportunity, but whenever you get this opportunity, you don’t want to let it slip away, and we did.”
“See you next year Celtics”, parole traditionnelle.
Hgo
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NBA Finals Game 6
L.A Lakers @ Boston Celtics 92-131
Blow-out leads to victory
Champions NBA 2008!

Est-il vraiment nécessaire de résumer le dernier match des Finals? Le score parle de lui-même.
Les Lakers ont résisté à la marée verte un quart-temps et demi avant de s’effondrer complètement sous l’assaut des C’s et les cris de joie du Banknorth Garden. Blessé à l’œil en début de match, Ray-Ray refait son apparition à la moitié du second quart-temps. Dès lors les C’s pressent l’accélérateur et, après deux paniers à 3 points consécutifs de Posey et de House, les Lakers vont commencer à vivre les plus longues 28 minutes de leur vie.
Niveau records, les Celtics ont fait parleur d’eux : Ray Allen égalise le record du nombre de paniers à 3 points marqués en un match de Finals (7) et en établit un nouveau avec 22 panier à 3 points marqués sur l’ensemble des Finals. Les Celtics sont également la première équipe à avoir joué autant de matchs en playoffs (26) pour un total de 108 matchs en incluant la saison régulière!
Massacre, raclée, correction, démonstration… tous les adjectifs sont bons pour qualifier la superbe performance des Celtics. Balayées, les inquiétudes d’avant match. Qui pouvait résister à l’appétit de Pierce, de Garnett, d’Allen et de tout l’effectif, à deux doigts de toucher le Graal? Certainement pas leurs rivaux californiens.
Après 10 années (voire plus) d’attente et de frustration dans la ligue, le Big Three remporte enfin son premier titre, tant désiré. Le pari entrepris l’été dernier était ambitieux et difficile à réaliser. Mais les Celtics ont su respecter leur philosophie (la défense et le jeu collectif) pour devenir champions. On a douté d’eux, on les a critiqués, tous les experts donnaient les Lakers gagnants en 5 matchs (!). Les hommes en vert ont déjoué les pronostics. Une des grandes joies apportées par ce titre, au delà du titre lui-même, c’est le fait que les joueurs ont fait taire les haters et les critiques, souvent injustifiées. KG ne mérite pas son titre de superstar? Le Big Ticket s’est appliqué à montrer ce qu’il valait lors du match 6. Le banc des C’s inférieur à celui des Lakers? Demandez à Posey, Brown, House et tous les autres ce qu’ils en pensent. Rondo pas à la hauteur? Il a frôlé le quadruple double pour ce dernier match. Doc Rivers ridicule face à Phil Jackson? Ahem.
La célébration de ce dix-septième titre avait commencé avant même la fin du match. Les secondes s’écoulaient encore plus lentement que si les C’s étaient menés de 10 points à l’approche du buzzer final. La raclée subie par les Lakers était telle qu’on avait presque de la peine pour les Lakers (presque), au point de se demander si les arbitres n’allaient pas accélérer la fin de la rencontre. L’impatience des joueurs était palpable à les voir en train de sautiller frénétiquement sur le bord du terrain. Pierce noyait son coach sous un baril de Gatorade alors que le match continuait. La fameuse barrière Seventen approchait à grands pas.
La célébration du titre elle même se passe de commentaires. La joie palpable, la foule qui rugit “De-fense! De-fense!” et qui applaudit Doc, toute l’équipe qui touche le trophée et qui exprime sa joie, le sourire de Ray, avec son fils dans les bras, la remise du prix de MVP à Pierce, son discours… frissons garantis. Je crois pouvoir affirmer sans me tromper que c’est la première fois que je suis aussi heureux pour autrui. La magie du sport?
Le moment le plus émouvant et le plus marquant de la soirée reste l’interview de Garnett juste après la fin du match. The Kid s’est laissé aller en extériorisant sa joie après toutes ces années de galère et de déceptions. “Everything is possiiiiibleeee!” criait-il avant de s’effondrer en larmes dans les bras d’un membre du staff. “Bordel, j’ai pleuré”, telle a été la réaction de Ceejay, et je n’étais pas loin du même état.

La saison NBA 2007-2008 s’achève donc de la plus belle des manières pour les Celtics et pour leurs fans. Le trophée tant recherché et si mérité enfin dans les mains des hommes en vert, une saison régulière quasi-parfaite, la mise au silence des journalistes et des haters… pour couronner le tout le bac est fini et les vacances viennent de débuter. Que demander de plus?

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Scoreboard à la fin du match

Médias
Versus Celtics
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NBA Draft 2009
Srces: CL/NBA/Espn/LAT
“Why can’t America realize that falling in love with Kobe doesn’t mean breaking up with Michael?” Rick Reilly


























































