Second Unit. Starting five. Plus que deux chiffres de différence entre ces expressions bien connues des fans de basket, une équipe se décompose hiérarchiquement. En NBA plus qu’ailleurs, les stars ont leur ration de minutes assurées sur les parquets. Le reste de la rotation se démène sur de courtes périodes pour assurer sa place et s’affirmer aux yeux du staff. A Los Angeles cette année, le banc est devenu un facteur important de succès. Primordiaux depuis le mois de Novembre, les Vujacic, Turiaf, Walton et autres Farmar se débrouillent comme des beaux diables et apportent une énergie à revendre soir après soir. Contaminant. Le reste de l’équipe suit la manœuvre et il n’est pas rare de voir les leaders de l’équipe se lever et applaudir, après une action de classe des benchers. Rôles inversés ? Pas tout a fait. A une victoire des NBA Finals, force est de constater cependant que la bande du Staples regorge de talents à tous les étages et que l’ascenseur pourrait finir très haut…
A force de pointer du doigt les faiblesses des Lakers depuis quelques années, de nombreux spécialistes peuvent aujourd’hui admettre que le marasme dans lequel semblait plonger la franchise est bel et bien terminé. Oublié les critiques faciles et subjectives admettant que les Clippers continueraient sur leur lancée de 2006 et deviendrait le lieu de rencontre des stars du show-biz les soirs de matchs à LA [...]
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Il aura fallu attendre le match couperet pour voir du basket dans cette série entre les Lakers et les Nuggets. Mais peu importe la tournure de la rencontre, LAL s’impose toujours à la fin. Une nouvelle fois Kobe Bryant, tantôt finisseur, tantôt « facilator », sort le grand jeu avec 14 de ses 31 points dans les 5 dernières minutes. 107-101, les angelinos sweep les pépites et passe le premier tour des Playoffs pour la première fois post O’neal.
“Il est incroyable” s’exclame Luke Walton vis à vis de son capitaine, « c’est toujours très rassurant de jouer aux côtés du meilleur finisseur de la ligue. Ils [Nuggets] convertissaient de grosses actions, récupérant le momentum, mais Kobe est revenu pour faire le nécessaire : paniers, interceptions, ou cet incroyables fadeaway sur K-Mart en tête de raquette. Il voulait la victoire plus que tout ce soir et nous l’avons suivi. » Walton n’était pas en reste non plu, s’offrant un shoot à trois points dans les dernières secondes pour maintenir les Lakers à flot. De son côté Gasol poursuit sa belle aventure en Playoffs. De sweepé il passe sweeper. Il inscrit 21 points et participe au premier sweep des Lakers depuis 2002 (en finale face aux Nets – NDLR). Le meilleur moyen pour lui de conjurer le sort.
Les Nuggets deviennent eux la première équipe de l’histoire atteignant la barre des 50 victoires à se faire sweeper. Pourtant tout avait bien commencé pour l’équipe d’Iverson et Melo. 50 succès pour la première fois depuis 20 ans, une place en post saison bien méritée en sortant les Warriors. Mais tomber face au dynamique duo KoPau était synonyme de malchance, les ors et pourpres affichant un insolant 25-5 depuis l’arrivée de l’espagnol dans leur roster. Pau a d’ailleurs démarré très fort hier, inscrivant 18 de ses 21 points avant la mi-temps. Dans ce Game 4 encore, le collectif des visiteurs a battu les exploits individuels des locaux. « C’est bon de gagner de cette façon » affirme KB24, plus proche que jamais d’un premier titre de MVP.
« El Ocho » a marqué pas moins de 9 points consécutifs dans les derniers instants pour s’assurer que la balance penche bien de son côté. L’une des actions clés sera l’expulsion de Melo, victime de deux fautes rapides sur Kobe dans le 4ème quart. Après avoir accusé son équipe d’avoir baissé les bras lundi soir, c’est lui qui quitte les siens sur sa 6ème faute.
Pourtant Denver a tout fait pour l’emporter ! Iverson qui se démène pour garder son équipe dans le match, J.R Smith (26 points) on fire qui répond aux attaques des Lakers, Marcus Camby qui rentre un trois points dans les dernières secondes pour relancer le match (103-101 LAL, 33’secondes à jouer). Cependant comme souvent la défense n’est pas au rendez-vous. Sur une tentative de prise à deux, Denver laisse passer Kobe qui s’empresse d’aller jouer le surnombre dans la raquette. Kobe pour Lamar puis Gasol qui smach scellera le destin des Nuggets. LO finit la rencontre avec 14 points et 12 rebonds, une performance classique sous l’ère KoPau, tandis que Vladimir Radmanovic remonte sa moyenne de points avec 12 unités.
Carmelo Anthony ne peut qu’avouer sa déception lors de la conférence de presse tout comme A.I. Il se dit prêt à repartir la saison prochaine. Reste à savoir avec qui et dans quelles circonstances. La valse des coachs a déjà commencée en NBA. Toutefois il reste encore deux saisons sur le contrat de George Karl. Pour ce qui est de l’effectif c’est une autre paire de manches. L’été sera certainement très chaud avec un marché des free agents très actif. Après le buzzer final, Coby Karl est allé étreindre son père. Pour George Karl, voir son fils en NBA est le plus beau cadeau que la vie lui ait offert.
En 2007-2008 Los Angeles ne se sera jamais incliné devant Denver. Forts de cette expérience, les hommes de Phil Jackson avancent et attendent leurs prochains adversaires. Rockets (1-2) ou Jazz (3-1) « whatever » répond Kobe, « nous prendrons l’adversaire qui vient avec le plus grand sérieux ». You’ve been warned !
Scoreboard à la fin du match
Médias
Versus Nuggets
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La video du jour Recap du Game 4
Réactions post match
Prochain rendez vous au second tour !
Srces: CL/NBA/Espn/LAT
“Why can’t America realize that falling in love with Kobe doesn’t mean breaking up with Michael?” Rick Reilly
Une fois de plus les Nuggets n’ont pu contenir leurs émotions ou Kobe Bryant. Avec 22 points KB24 mène les Lakers à la victoire. L.A mène la série 3-0. Plus que jamais, Denver semble à la merci des californiens. Résumé d’un match écœurant de facilité pour les visiteurs, écœurant tout court pour les locaux.
Heureusement pour les téléspectateurs, le premier tour pourrait se terminer dès lundi soir dans le Colorado pour les Nuggets. Ce soir, Iverson et Carmelo Anthony ont été les leaders d’une formation composée d’individualités jouant à tout, sauf au basket-ball. Je ne vais pas mentir, c’est la première fois que je rechigne à faire un résumé de match. D’une part car il n’y a pas eu de match, d’autre part car, comme beaucoup d’amateurs de basket s’étant plongé dans l’une des affiches les plus sexy de ce premier tour des Playoffs 2008, j’attends toujours un bon match de basket. Dieu m’en garde, la performance de Kobe Bryant lors du Game 2 a le mérite d’avoir au moins limité la casse. Mais se lancer dans une analyse profonde de la rencontre et en faire ressortir les points baskets positifs et négatifs serait une expérience proche de la schizophrénie.
Pourtant sur le papier tout laisse penser à une meilleure prestation des pépites. 22 passes décisives contre 26 pour LAL ; l’un des points noirs de cette série pour les underdogs semblent appartenir au passé. On en oublierait presque l’horrible 10/38 combiné des deux All Stars maison. Cependant les passes symbolisent l’arbre qui cache la forêt. De mémoire je ne pense pas avoir assisté à une performance aussi pitoyable d’une équipe de basket. Même aux heures sombres et creuses de Los Angeles. Lakers et Clippers confondus. Une passe un shoot toute la soirée, sauf quand Iverson monte la balle et se permet de shooter après 18 secondes de dribbles pendant que les 4 autres gus, qui lui servent accessoirement de coéquipiers, restent planter sans bouger à attendre le rebond offensif. Quand Iverson échoue, c’est Mélo qui prend le relais l’action suivante. Quand Mélo échoue (c’est-à-dire toute la soirée – voire la série…) les autres se partagent les miettes avec autant de réussite et d’égoïsme, jusqu’à l’écoeurement complet. 48 minutes de nausées comme un dimanche pluvieux passé devant la télé à se gaver de patiseries et sucreries à n’en plus pouvoir ; à 19h30 la joie et l’envie deviennent des idéaux inconcevables. Saupoudrez le tout avec un Marcus Camby qui mène le ballon et envoie des Alley Hoop, un K-Mat qui défie Kobe aux tirs longues distances, un J.R Smith qui trash talk tout seul alors que son équipe est menée de 20 points à 6 minutes de la fin et vous obtenez la recette physiologique alternative d’un bon lendemain de cuite. Personnellement même si les Rockets se déplaçant à Utah était très alléchant, voir encore du basket ce soir était irréel. Je ferai une cure demain soir devant Spurs-Suns promis.
16 et 15 points pour Yellow Melo et A.I qui doivent rire jaune en pensant au futur de la franchise. Un futur qui les séparera certainement d’ailleurs. La seule raison du blow out tardif (les Nuggets ayant décroché dans le troisième quart) fut l’absence de Kobe en première période, limité par les fautes. Dès son retour dans le 3ème quart temps il inscrira 9 points pour mettre les siens à l’abri 64-51 et faire taire un Pepsi Center tatillon à l’image du Staples Center envers Melo. Une surprise pour personne, Bryant a toujours bien joué à Denver depuis l’affaire du Colorado.
A noter la performance de la seconde unit qui a, dans le second quart, tenu leurs adversaires en échec, s’appuyant sur un super Luke Walton (15 points 5 rebonds et 5 passes) et un duo Farmar-Vujacic performant (9 points chacun). Denver perd pied, la frustration revient, les fautes techniques aussi… Anthony reçoit une T (la 7ème de Denver). Le match bascule lorsque Martin fait faute sur KB24 en lui attrapant le bras lors d’un jump shoot. Le power foward n’essaie même pas de défendre. Aveu de faiblesse, d’infériorité. Derrière cette faute se cache l’abandon d’une équipe. C’est officiel, les Nuggets se rendent. Surrenders.
Les angelinos prennent les devants et ne se retournent plus. 83-64 en entrant dans le dernier quart. Fisher et Gasol participent à la fête avec 14 points chacun tandis que Lamar reste un peu en retrait avec 12 points et 7 rebonds. Dans les dernières minutes les joueurs du banc semblent plus intéressés par le début de bagarre dans les tribunes (qui aura expulsé quelques fans – NDLR) plutôt qu’à la fin du match. Bryant plante un dernier trois points (100-78) et les fans des Lakers entament un « MVP chants » brisant les hués adverses. Déconcertés, les Nuggets viennent de perdre leur 7ème rencontre de Playoffs consécutive. Pourtant forts de leur record à la maison (33-8, le meilleur depuis 1989-90), les pépites sombrent.
A noter l’apparition de Ronny Turiaf dans le garbage time. Sa réintroduction dans le groupe a laissé Coby Karl sur la liste des inactive players.
Scoreboard à la fin du match
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Versus Nuggets
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La vidéo du jour Lakers Intro Game 2, Live
Retour au vestiares
Game 3
Prochain rendez vous, Lundi 28 avril
Game 4, Lakers @ Nuggets
Srces: CL/NBA/Espn/LAT
“Why can’t America realize that falling in love with Kobe doesn’t mean breaking up with Michael?” Rick Reilly
Le Black mamba était de sortie pour effrayer les poulets hier soir. Une chose est certaine ; la chaîne alimentaire a été respectée. « El Triple Ocho » comme l’a surnommé Reggie Miller durant le match a été parfait au Staples Center, se rattrapant de son Game 1 en demi teinte. Il offre le second sur un plateau aux siens. 20 points dans le seul premier quart à 8 sur 10 aux tirs, Kobe Bryant termine la première mi-temps avec 25 points. Il rentre accessoirement 10 shoots consécutifs. Il finira la nuit avec 49 points et 10 passes décisives, soit à 1 unité des ses records personnels en post saison dans chacune des deux catégorie. Les Lakers l’emportent 122-107. Prochains rendez-vous au Pepsi Center pour les Games 3 et 4 samedi et lundi.
MVP chants à foison, en rentrant 18 de ses 27 tentatives, le numéro 24 a géré la rencontre, endossant tantôt le rôle de finisseur, tantôt celui de « facilator ». Le premier et dernier quart furent une démonstration de la panoplie offensive de l’allier (20 et 19 points respectivement dans ces périodes), tandis que le second et troisième quart ont permi à l’équipe de s’adapter et de s’imprégner du match. A 2’02 minutes du buzzer Phil Jackson rappelle son capitaine. Coby remplace Kobe. Pour la première fois dans l’histoire de la ligue, un père coach face à son fils. L’ovation est sublime. Les 18997 spectateurs s’égosillent pour leur MVP 2008.
Pau Gasol complète le tableau avec 18 points et 10 rebonds. A cause de l’absence de Lamar Odom (4 points, 4 rebonds et 6 passes), limité par les fautes à 22 minutes de temps de jeu, l’espagnol a eu du mal à rentrer dans la partie. Il profitera de la performance de Kobe pour trouver des espaces dans le courant de la partie. Une fois de plus Luke Walton se montre offensif et très confiant en Playoffs. Il réitère sa performance du Game 1 avec 18 unités au compteur assorties de 7 rebonds, 5 passes et 1 interception. Il rassure au passage tous ceux qui ne croyaient plus en lui.
De l’autre côté c’est Iverson qui mène la marque (31) devant Melo (23) et Smith (21). Denver n’a fait illusion que le temps d’un quart temps. Après les douze premières minutes LAL a pris le large, +10. Les hommes de Karl ont ensuite tenté de revenir au score plus d’une fois mais chaque tentative fut repoussée par un run des locaux. Los Angeles n’a jamais paniqué et semblait capable de donner un coup d’accélérateur dès que le danger se rapprochait. Pourtant la défense des visiteurs était plus hermétique que dimanche. Camby a su répondre aux critiques en prenant 7 rebonds au premier quart temps contre 4 lors du Game 1. Il finira avec 17 prises.
Le problème de Denver hormis la défense reste les choix offensifs. Melo a une fois de plus abusé des tirs en premières intentions (8-20) alors que Nene ou Camby n’ont pas hésité à prendre des tickets shoot sur les postes arrières. On a l’impression que George Karl ne maîtrise pas du tout la situation, aussi passif quand son équipe prend l’eau que lorsqu’elle inflige un run de 12-0 aux californiens (3ème quart temps). La discipline offensive est inexistante ! Denver a baissé les bras petit à petit. Le sort du match sera conclu sur deux nouvelles fautes techniques sifflées contre Smith puis Iverson. En deux rencontres A.I a déjà atteint la moitié de son cota de faute technique en Playoffs (3 – NDLR). Kobe convertit les lancers francs avant de rentrer un trois points (son 5ème) 18 secondes plus tard. Le bras de fer vient de céder, +14 LAL.
C’est pourtant Carmelo Anthony qui va remettre son équipe sur les rails lors du 12-0 mais Luke Walton répondra coup pour coup au All Star, marquant 10 de ses 18 points dans un nouveau run des ors et pourpres 22-11. Karl a trouvé la solution concernant les match up désavantageux du Game 1 ; Kleiza a pris le spot de Carter. Son équipe aura résisté plus longtemps aux Lakers.
Côté Lakers on notera l’absence de Ronny Turiaf. Le joueur est resté chez lui, souffrant. MBenga a pris sa place dans la rotation et a bien comblé le vide. Tutu fera tout de même le déplacement dans le Colorado est sera day to day. Coby Karl est activé en attendant le rétablissement du français. Ariza pourrait revenir dans la série contrairement à Bynum.
Scoreboard à la fin du match
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Versus Nuggets
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La video du jour Quand Kenny Smith imite Kobe (fou rire) Must See !!!
Gasol découvre les joies de la post saison avec cette première victoire en Playoffs des Lakers. Egalement la première de sa carrière (1-12). Artisan principal de la victoire 128-114 des siens sur les Nuggets, l’espagnol donne le ton et démontre toute sa motivation pour les matches à suivre. Auteur de 36 points (record à ce niveau de la compétition), 16 rebonds et 8 passes, « le gladiateur », comme le surnomme Kobe Bryant, s’est battu comme un lion pour archi-dominer la pseudo défense de Denver.
Les hommes de George Karl, motivés comme jamais en défense avant le match, sont retombés dans leurs travers dès l’entame de la rencontre. Un sursaut d’adresse et de contre attaques les ont laissé dans la partie un temps avant de perdre le fil pour de bon lors du troisième quart. Il faut dire que dès le début on assistait à du grand n’importe quoi ; Martin qui défend sur Kobe, Iverson qui se retrouve sur Radmanovic puis sur Walton… les match ups choisi par le staff adverse avaient de quoi faire sourire lorsque Phil Jackson a pris soin d’isoler puis de jouer tous les miss match comme point d’ancrage du triangle. Résultat ? Une orgie de passes décisives entre Lamar, Luke et Gasol qui donnent le momentum aux angelinos très tôt dans la partie. L’expérience de la défense individuelle sera de courte durée puisque la zone prendra le relais avec un succès plus ou moins relatif. En effet Kobe Bryant (en berne offensivement – 2/10 en première mi temps) ne trouvera pas les espaces qu’il attendait, cependant il créera la plupart des décalages dont profiteront ses coéquipiers en dessous.
4 petits points à la mi-temps pour KB24, 28 dans la seconde dont 18 dans le seul dernier quart, le numéro 24 des Lakers n’y était pas hier malgré son influence certaine sur la rencontre. Le big three est complété par un super Lamar Odom qui affiche 17 points 14 rebonds et 6 passes, parfait complément de KoPau. Mais le facteur X de la rencontre est certainement le 6ème homme des ors et pourpres. Comme j’ai pu l’écrire à maintes reprises cette saison, Luke Walton fût et reste l’une des clés des Lakers cette année. Il fera la différence ce soir par ses choix, son IQ basket mais surtout sa connaissance du triangle et ses fameuses entry passes que tout le monde a pu apprécier. En remplaçant Vladimir au bout de quelques minutes (problème de faute), le numéro 4 prend le triangle à son compte et endosse parfaitement le rôle de « facilator » comme en 2006. Il se fend de 16 points, 5 passes et 4 rebonds en l’espace de 27 minutes. Une performance qui pourrait donner des idées à Jax dans les tours à venir. Sasha, Jordan et Fisher ont bien épaulé les artisans principaux de la victoire californienne, seul Turiaf manque véritablement son entré en P.O.
Soyons objectifs, Los Angeles ne rentre pas pour autant dans cette série de la meilleure des façons. Un match plus que poussif de la part des coéquipiers de Kobe qui donnera certainement un poil plus d’espoir à leurs adversaires. Si l’attaque semblait rodée, parfaite par séquence, la défense n’était clairement pas au rendez-vous, poussant Phil Jackson à prendre plusieurs temps morts rapides. Heureusement que le fond de jeu des Nuggets étaient horrible. Mais quand j’écris horrible, je veux dire HORRIBLE ! Carmelo Anthony et Marcus Camby ont donné un spectacle lamentable, tandis qu’Iverson alternait avec le bon et le passable. Il se fera exclure pour deux fautes techniques à quelques minutes de la fin, abandonnant tout espoir d’un éventuel retour. Seul Kleiza (comme d’habitude face aux Lakers) à su tirer son épingle du jeu, et avec la manière en plus. 23 points (9/13) et 4 rebonds en 37 minutes, le sixième homme de la soirée côté visiteurs avait des allures de starter, contrairement à un K.Martin passif et livide. Pour couronner le tout les Nuggets compilent un piteux 62% aux lancers francs (23/37) qui n’a d’égal dans la laideur que les choix de Yellow Melo en attaque.
Don’t get me wrong, je ne suis pas un Melo hater, loin de là. Au contraire même. J’ai le plus grand respect pour ce joueur (moins pour l’homme) et l’attitude du Staples Center à son égard, qui scandait DUI pendant ses lancers francs, (driving under influence en référence à son arrestation pour conduite en état d’ivresse – NDLR) m’a assez déplu. Il faut pourtant avouer que la pertinence de ses choix, son impact et leadership sur les Nuggets ce soir, embrassent la définition du néant. Jamais un joueur majeur, à ma connaissance, n’aura handicapé son équipe à ce point ! Ses 30 points et 12 rebonds ne reflètent en rien sa production. En rien ! Shoots prématurés, écœurant d’égocentrisme et d’égoïsme, entêtement dans une off night évidente pour tout le monde (même Karl le sortira plus longtemps que prévu) sauf lui. Melo a fait perdre Denver ce soir plus que Gasol a fait gagner LAL, book it. Dommage, car sur une rencontre comme celle-ci je me range du côté des fans de Denver ; L.A était prenable.
Seulement l’opportunité ne risque pas de se représenter de si tôt. Compter sur le staff des angelinos pour remettre de l’ordre dans ce semi bazar. La défense haussera le ton mercredi prochain soyez-en sur. LAL menait 97-78 à l’aube du dernier quart temps, ce à quoi les hommes de Karl ont répondu par un 11-2 run. A moins de 8 minutes de la fin (101-91) Kobe Bryant prend la rencontre en main. Ses duels avec Martin puis Smith ont donné lieu à beaucoup de trash talking. Il faut dire que malgré le respect mutuel qu’il y a entre ces deux équipes, quelques tensions latentes subsistent. KB24 et Gasol inscriront 13 points pour mettre les Lakers à l’ombre d’un éventuel come back.
La série semble lancée mais aucune des deux équipes n’a montré son véritable visage. Une chose est certaine, si Denver continue d’aligner Carter et Iverson à l’arrière, leur tâche défensive, déjà difficile, va certainement devenir impossible. Pourquoi ne pas faire revenir A.I sur le poste 1 et faire entrer Kleiza ou Smith en 2 ? Los Angeles mène 1-0 cette série qui risque de devenir de plus en plus intéressante coyez-moi.
Scoreboard à la fin du match
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Versus Nuggets
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La video du jour New Jordan commercial
Prochain rendez vous, Mercredi 23 avril
Game 2
Srces: CL/NBA/Espn/LAT
“Why can’t America realize that falling in love with Kobe doesn’t mean breaking up with Michael?” Rick Reilly
30 points d’avance gâchés, mais les confettis, le titre de champion de division (19ème de l’histoire de la franchise) et la promesse officieuse d’un nouveau MVP en or et pourpre ont fait oublier tout le drama aux fans des Lakers. Les grandes équipes ne meurent jamais. Les Lakers sont de retour au top !
Et l’histoire ne s’arête pas ici. Prochain arrêt ; Staples Center, les éperons seront en ville demain soir ! Match à double intérêt puisque une victoire rapprocherait les angelinos de la tête de la conférence ouest puisqu’ils possèdent désormais le précieux tiebreaker (le record de l’équipe sur la conférence départage les équipes égalités –NDLR) sur les frelons. Un avantage certain et mais aussi psychologique à une semaine du début des Playoffs. Et dire que Bynum n’est toujours pas dans le roster… Quoiqu’il arrive en cette fin 2008, l’horizon 2009 ressemble à une aquarelle aux couleurs pastelles dans la cité des anges. Sauf retournement de situation ou blessures impromptues (on connaît cela à Lalaland malheureusement…) Kobe Bryant a aujourd’hui, de manière plus que concrète, l’opportunité de finir sa carrière de la meilleure des manières. La course à MJ32 et MJ23 est lancée ! Allons chercher de nouvelles bagues pour ses jeunes God Damn it !
A 55-25 les Lakers doivent s’imposer lors de leurs deux dernières rencontres (Spurs et Kings) et espérer un faux pas des Hornets, eux qui reçoivent succèssivement les Clippers et les Mavs.
Toute la partie promettait un blow out des locaux. 39-20 LAL au premier quart temps, Kobe donne jusqu’à 30 points d’avance aux siens à 4 minutes de la mi-temps sur un shoot longue distance (63-33). Deux quart temps plus tard, Peja Stojakovic faisait taire la foule d’un trois points qui remet le score à 96-95… Tensions… Drama. Les locaux ne se démontent pas. Turiaf rente deux lancers francs des plus importants et Fisher plante ensuite sa signature move : un trois points dans le corner. 101-95 LAL. Le score restera à 5 points d’écart jusqu’à ce que Pargo rentre un trois points désespéré au buzzer.
Ce match censé départager d’une part et désigner d’autre part le titulaire du prochain titre de MVP aura tenu toutes ses promesses. KB24 et CP3 se sont mis sur leur 31 pour cette rencontre et pondent respectivement une ligne de stats fidèle au travail effectué durant 80 matches. 29 points (9/17), 10 rebonds et 8 passes pour le premier, 15 points (4/13), 17 passes et 6 rebonds pour le second. Une bataille de stars dans l’univers NBA. Un duel de légendes du plus haut niveau. « Je pense que c’est une superbe victoire pour nous » déclare un Kobe tout sourire en conférence de presse, « c’est une première étape. Nous voulons une autre victoire ce dimanche. »
Artisan principal de cette victoire avec Pau Gasol (23/6/3), Kobe Bryant a su se mettre en lumière en réalisant les deux actions du match. L’une d’entre elle est un « dunk arrière vintage ». Un dunk qui semblait vouloir dire « je suis vétéran mais toujours au top après 12 saisons dans la ligue ». Son dunk signature de ses premiers pas en NBA… La foule se lève alors et entame un « MVP chants » qui perdurera durant tout le temps mort de Scott. « De nos jours être MVP n’est plus une récompense individuelle » analyse KB24 après la rencontre, « vous devez vraiment rendre vos coéquipiers meilleurs et tirer votre franchise vers le haut. Etre nommé dans les prétendant est un honneur pour moi au vu des critiques que j’ai pu essuyer durant ma carrière. De ce point de vu, cette nomination est déjà une victoire » conclu-t-il.
Le duo KoPau fait de nouveau parler de lui. Gasol est le premier larron à se mettre en évidence, inscrivant 11 points dans le seul premier quart. Il finit la rencontre avec un superbe 9/12 au tir et se paie le luxe de rentrer l’un des paniers du match, coupant le run des Hornets. Lamar Odom confirme lui aussi ses bonnes stats derrière le dynamique duo. Nouveau double double pour le natif du Queens (13 points et 16 rebonds) malgré une off night au shoot (3/9).
Pour Phil Jackson la route est encore longue et cette victoire n’est synonyme de rien. Pour les fans du monde entier, c’est le début de tout. (Oh et pendant ce temps, pour ceux qui n’auraient pas remarqué… Kobe ressort depuis deux matches sa genouillère pourpre, vestige de sa saison historique estampillée « El Ocho »… signe d’un Black Mamba saignant dans l’âme, did I mention that ? )
Scoreboard à la fin du match
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Versus Hornets
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Fisher, Bryant, Radma, Odom et Turiaf pour débuter cette rencontre. On se souvient tous de la superbe défense de Lamar sur le MVP lors du dernier match. Rebelote ce soir, LO contre le premier tir de Dirk. Côté attaque c’est Vladirmir que se met en évidence le premier grâce à un trois point et un lay up sur pénétration. On retrouve un Odom motivé mais avec peu de réussite. L’agressivité des Lakers poussera Dampier à la faute. Il sortira au bout de 5 minutes pour 2 fautes. Kobe (40.6 poins et 10.5 rebonds face au Mavs cette saison) en profite alors pour mettre la machine en route (4 points 2/2). La partie est rythmée, les deux équipes jouent vites et essaient d’emballer le match. Dallas se casse les dents sur un Turiaf remonté comme jamais en défense (2 contres en 5 minutes). Temps morts Mavs, 13-14 Dallas.
Bryant revient toujours aussi calme. Sa préparation de la veille au shoot paie. Il rentre deux nouveaux tirs pour afficher 9 points à 100%. Dirk passe sur lui en défense. L.A prend l’avantage 22-16. On entend déjà les premiers « MVP chants ». Avery Johnson demande un nouveau temps mort suite à un panier renversé de Lamar. 24-17 LAL.
Farmar et Walton rentrent pour Fish’ et Radma. Sasha suivra pour Kobe. Il faudra attendre un airball et une balle perdue pour voir les premiers points de Luke, mais comme à son habitude, il offre par la suite une superbe entry pass à Ronny qui convertit ses deux lancers. 28-21 LAL, fin du 1er quart.
Kobe revient sur le poste de Lamar (3 – Sasha en 2 – NDLR). Les hommes de Jackson restent agressifs vers le panier et multiplient les voyages sur la ligne des lancers. Sasha lance la machine (trois points) et KB24 trouve Turiaf sur un back door pour un Dunk rageur à deux mains. 37-23 LAL, MBenga rentre en même temps que Dampier. Poussé par Lue, Dallas opère un petit run vite éteint par un énième jump shoot de Kobe qui semble plus que jamais en voie de se morpher en Mamba (13 points 5/6 dont 100% à 3 points en 14 minutes). Temps mort Dallas, 39-29 LAL.
Avery lance les premières prises à deux sur Bryant. Intelligemment l’arrière des Lakers laisse Luke et Jordan marquer. Le 5 majeur revient à l’exception de Turiaf. Les Mavs oublient tout système et favorise l’isolation sur Dirk alors en réussite. Il limite les dégâts. L.A pousse toujours autant la balle en contre attaque, multipliant rebonds et contres. Le dernier block est pour MBenga qui humilie le pauvre Howard. Turiaf revient enfin. 4 minutes à jouer, +12 LAL.
Kobe trouve Fisher à trois points après avoir provoqué une faute technique défensive sur une prise à deux latente. Tutu trouve ensuite son petit shoot à 5/6 mètres pour la seconde fois ce soir. Kidd est partout sauf dans le match. A deux minutes de la mi temps le génial meneur n’affiche que 2 rebonds et 2 passes. Sur son troisième contre Ronny lance Kobe en contre attaque. La balle est trop longue mais Bryant arrive à la reprendre et à rentrer le panier. Dirk manque un shoot et Kobe dégaine à trois points à 35 secondes de la mi-temps essayant de jouer les deux possessions. Bingo !!! Les Mavs relancent vite mais le Black Mamba intercepte Howard. Il reste 17 secondes à jouer. Les « MVP chants » résonnent comme jamais à l’extérieur. +21 à la pause pour les meurtries californiens, (Oh et pendant ce temps, la dernière fois que j’ai entendu des « MVP chants » aussi forts à l’extérieur c’était chez les clippers, did I mention that ?)
Scoreboard à la mi temps
Nemesis
La seconde période démarre comme le match a commencé: Vladimir marque d’entrée. Avoir 21 points d’avance à l’extérieur n’est pas toujours une affaire facile, surtout face à des Mavs d’ordinaire très à l’aise à la maison. On voit d’ailleurs sur les deux premières possessions texanes que les hommes d’Avery sont beaucoup plus offensifs. Fisher puis Kobe par deux fois s’assurent d’enfoncer le clou. La rencontre s’annonce achée maintenant. L’agressivité couplée à la fatigue va résulter en lancers francs. KB24 intercepte et lance Fisher en contre attaque qui s’arrête et shoot à 6 mètres. La confiance est du côté des ors et pourpres ce soir.
Une fois de plus Phil gagne son duel face à Johnson perpétuellement dépassé par les évènements. Dès que Dallas entreprend une nouvelle stratégie Los Angeles répond en haussant d’un ton. Quand Kidd tente d’emballer la rencontre sur son jeu de passe c’est Bryant qui sert Radma d’une passe aveugle en transition. Quand Dallas tente de défendre c’est Bryant qui intercepte la balle dans les mains de Stack sous de nouveaux « MVP Chants ». +23 et pour assurer le show, KB24 sort un lay up 360 d’une rare beauté. Temps mort Mavs…encore. A leurs retours les Mavs perdront la balle sur une violation des 24 secondes. Toute tentative pour récupérer le momentum est évincée.
Pourtant la petite étincelle viendra de Jason Terry qui provoque faute après faute dans la défense un poil statique des Lakers. Kobe prend sa 4ème faute et sort rejoindre le banc. L’attaque et le triangle deviennent stériles. Dallas revient à 16 unités fort d’un run de 9-0. Turiaf arrête un temps l’hémorragie mais Dirk et Terry (auteur d’un buzzer à trois points) ramènent les locaux à 12 points seulement pour un 4ème quart temps qui s’annonce difficile pour LAL. 77-65 LAL.
Comme prévu le momentum va être difficile à récupérer. Georges part au dunk, Terry shoot à deux, Dirk à trois et voilà les locaux à 5 points des Lakers. Kobe redonne un peu d’air aux siens avant que Radmanovic ne convertisse deux trois points à 8 mètres, libéré par les prises à deux sur le numéro 24. La salle perd un peu d’enthousiasme et Bryant commence à poser le jeu en appelant quelques systèmes. +9 LAL, temps mort.
Après le temps mort Vlad’ remet le couvert à trois points ! Suite à un shoot manqué Vujacic récupère le cuir alors que Dallas avait le rebond. Farmar reset l’attaque et Kobe trouve LO qui provoque deux lancers francs. 92-80 pour L.A. Odom convertit ses deux tentatives. Radmanovic (21 points 10 rebonds) ajoute un lancer de plus avant que KB24 renouvelle son baby hook en pénétration. + 9 pour L.A à 3 minutes du buzzer final. Les hommes d’Avery Johnson mettent désormais la pression dès la montée de balle. Les Lakers sont gênés. On entend Phil Jackson siffler grassement pour annoncer un changement de système. Dallas va avoir besoin d’un stop défensif maintenant. C’est chose faite (Lamar manque son tir, prend son rebond, reset l’attaque mais Sasha perd le cuir…). Stack part au dunk. Sur l’action suivante Kobe provoque la faute et convertit un lancer sur deux (2/5 pour lui ce soir). Terry rentre un nouveau jump shoot en tête de raquette. 96-91, 1 minute 30 secondes à jouer. Sasha rentre un shoot à 5 mètres mais Dirk répond par deux trois points coup sur coup pour revenir à un petit point à 40 secondes de la fin du match. Mano y mano. Welcome to the méga money time. Balle Los Angeles. Radmanovic tente sa chance dans le corner gauche et échoue. Les Lakers sont temporairement sauvés par un coup de sifflet de l’arbitre qui siffle une « lose ball foul » sur Stack au rebond. Lamar hérite donc de deux lancers francs au moment le plus crucial. Extrême rareté il rentre les deux. +3 LAL 29 secondes à jouer. Le cuir atterrit dans les mains de Kidd (comme dans un mauvais système… voire un mauvais rêve…). Il tente sa chance à trois points (0/3 pour lui ce soir et 1 petit point…). Rebond Lakers, les Mavs envoient Sasha Vujacic sur la ligne. La machine fait 1/2.
Le reste ? C’est un remake du match au Staple Center. Jackson décide (encore !!!) de ne pas faire faute et Dallas, qui perd de 4 points à 18 secondes de la fin, rentre un nouveau trois points (Terry) à 5 secondes du buzzer. La partie est relancée. Surtout quand Fisher (le joueur qui subira la faute) affiche 50% sur ses deux derniers lancés… Heureusement que Dirk aura du mal à attraper la balle sur une remise en jeu certes un peu basse. Il brique sa dernière prière. L.A l’échappe belle sur la route et prend une victoire importante 102-100, (Oh et pendant ce temps, Détroit passe 136 points à Denver, did I mention that ?)
Scoreboard à la fin du match
Médias
Versus Mavs
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Les vidéos du jour Kobe’s commercials
Prochain rendez-vous, Jeudi 20 Mars
Lakers @ Jazz
Srces: CL/NBA/Espn/LAT
“Why can’t America realize that falling in love with Kobe doesn’t mean breaking up with Michael?” Rick Reilly
Les choses peuvent changer très vite en NBA. Les choses changent souvent très vite pour Los Angeles. L’histoire de ces dernières saisons se résume à des blessures limitant les ambitions. En 2005 Lamar et Kobe privent les Lakers de Playoffs pour la première fois en 12 ans, en 2006 Mihm fait défaut face à une équipe des Suns dépourvue au poste 5, cette saison, Bynum et Gasol n’ont partagé à ce jour que l’injured list. Dur dur… Sans parler de la courte campagne en avril 2003 (Shaq et Fox) ni de la finale perdue en 2004 (Kobe, Shaq, Fox Georges et Malone). Depuis la fin de la dynastie Lakers on compose, on arrange. Après deus défaites consécutives les Lakers regardent à nouveau vers le haut dans une conférence qui ne tolère pas la moindre défaite. Houstontrônedésormais fort de ses 22 succès consécutifs. LAL patiente, encore et encore.
L’entraînement se termine tard hier soir à l’American Airlines Center de Dallas. Les hommes de Phil Jackson ne semblent pas affectés par leur nouvelle seconde place à moins de 24 heures d’un nouveau défis. Un nouveau défis qu’il ont déjà connu et relevé avec un relatif succès. En effet suite à la perte d’Andrew Bynum, les ors et pourpres entamaient un road trip dans le Texas avec la même configuration. Plus de ‘Drew, pas encore de Pau. Dans ce match ce sont les Texans qui se sont imposés sur le fil, s’appuyant notamment sur l’opportunisme d’Harris, portrait robot type du talon d’Achille californien; soit un meneur qui pénètre et joue en percussion (Udrih, Alston, Paul en sont les récents exemples d’une liste loin d’être exhaustive).
Malgré l’arrivée de Kidd les Mavs ne font pas peur. Perdre la première place n’est palus signe d’anxiété. Aussi solide mentalement qu’un champion sortant, cette nouvelle équipe des Lakers reste forte, consciente de ses acquis tout en sachant que le meilleur reste à venir. Hier Franck Hamblen portait un t-shirt vert (couleurs de la St Patrick – NDLR) sur lequel on pouvait lire “Frankie Says Relax” en lettre majuscule. Lamar Odom plaisantait, affirmant pouvoir effectuer une passe de 50 Yards pendant que les équipes de foot US pénétraient dans l’arène. Pendant ce temps, Phil Jackson titillait encore la presse de jeux de mots toujours plus ingénieux les uns que les autres. Ambiance décontractée et relaxe de rigueur. Pau Gasol a même souhaité faire le déplacement avec l’équipe, une première depuis bien longtemps dans la cite des anges. L’osmose semble parfaite et l’espagnol bien intégré au groupe.
Après un match en demi teinte (24 points mais 33% de réussite au tir), Kobe avait promis de travailler un peu plus son shoot et plus particulièrement sa trajectoire jugé beaucoup trop plate dimanche dernier. « Je dois ajouter de la hauteur à mon shoot » expliquait KB24 après la défaite au Toyota Center. Chose promise chose due. Accompagné de Jordan Farmar, Luke Walton, Sasha Vujacic et Derek Fisher, Bryant shootera sans relâche durant 90 minutes, jusqu’à 22h30. Il avouait plus tard ne pas se souvenir d’une session similaire depuis longtemps. De leur côté les Mavs(44-23) restent sur pas moins de 5 victoires consécutives et pointent à 1 longueur et demi des Lakers au classement de la Wild Wild West. Phil Jackson insiste sur la réaction que ses joueurs doivent avoir ce soir s’ils veulent faire bonne figure face à la bande à Kidd. Le maître mot reste l’exécution bien entendu. Lamar Odom réclamait plus de tirs du post la semaine passée, chose à quoi son coach lui répondra sèchement dans la presse « qu’il doit demander plus la balle.» La blessure de Pau nous ramène un pas en arrière où LO devait être la seconde option offensive de l’équipe, rôle qu’il a presque toujours peiné à tenir. Difficile de s’adapter à nouveau, surtout après ce qu’il a pu démontrer en tant que 3ème option offensive derrière Gasol. A des centaines de kilomètre de là, les blessés continuent de travailler à El Segundo en vu d’un [prochain] retour. Andrew Bynum dont on vantait les progrès hier encore sur ce blog, montre une solidité certaine dans sa course sans le moindre signe d’une quelconque douleur. Trevor Ariza a enfin retiré son plâtre en résine de façon définitive. Il entame en ce moment sa rééducation spécifique. L’os de son pied semble être enfin consolidé. Cependant Phil Jackson émet des doutes sur sa disponibilité au début des phases finales. Enfin Chris Mihm devrait rejoindre l’entraînement dès lundi prochain et participer partiellement aux sessions conduites par Jax. Allez, Lakers @ Mavs c’est ce soir 1h30 (GMT Paris), sur NBAEvolution bien sur.
Les Lakers restent sur une défaite face à leur bête noire Portland, mai également une défaite face à leurs adversaires du soir ; les Mavs de Dallas. Lors d’un match serré en plein road trip texan, LAL, alors sans Bynum (et Gasol), tenait Dallas jusqu’à ce qu’Harris fasse mal… très mal grâce à sa vitesse. Ce soir les choses sont différentes. Gasol est en blanc et or, Kidd en bleu marine. Le rematch peut alors commencer.
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Fisher, Bryant, Walton, Odom, Gasol démarre.
Et ce sont les hommes du sud qui partent les premiers sous les ordres de Jason Kidd qui réalise un superbe début de rencontre. 3 points et 2 passes en 1 minutes ; L.A prend un 7-0. Los Angeles reviendra lentement mais sûrement grâce à l’agressivité de Walton qui vole 2 ballons et trouve un contre. Mais ce sont les picks and roll entre Kobe et Pau qui remettront L.A sur les rails. L’espagnol marque pas moins de 12 points au premier quart temps (5/7). Kobe lui, s’assure des quelques opportunités qui lui sont laissé par la défense des Mavs. Famar clôt la période par son habituel trois points de fin de quart temps. 29-23 LAL
Les Lakers ont entamé le match comme de mort de faim des deux côtés du terrain. C’est la principale différence entre les deux équipes dans ce début de match. Au second quart temps les visiteurs reviennent plus motivés que jamais, avec notamment une défense plus dense sur les intérieurs californiens. Turiaf remplace Gasol. Dallas repart sur les bases de leur début de match infligeant un nouveau 7-1 à L.A.
Après un temps mort, Jackson remet Pau sur le terrain et la machine repart. Sa simple présence intérieure ouvre le jeu et les joueurs retrouvent des espaces de travail. Kobe en profite pour inscrire 7 points d’affilés 13 points 5/9, 3 passes et 3 rebonds en 18 minutes) tandis que Vujacic fait le show sur des lay ups renversés. L’intensité défensive renaît et le petit matelas de points d’avance également. Temps mort Dallas, 35-43 LAL.
Les locaux viennent de répondre avec un 12-0 ( !!!), Laissant les Mavs essayé de composer en attaque avec les shoots et dunk manqués de George. Personne côté Dallas ne semble en mesure de stopper ni même de limiter Kobe Bryant. Heureusement pour eux le numéro 24 n’est pas dans son meilleur jour aux lancers francs… seulement 3/8. Côté critique on peut dire que les ors et pourpres oublient parfois de jouer avec Pau lorsque le match s’emballe ou que les shoots extérieurs commencent à rentrer. 50-47 LAL.
Scoreboard à la mi temps
Black Mamba
On change rien et on recommence. Après un 7-0 puis un 7-1 c’est un nouveau 7-0 qui accueille les Lakers dans ce début de seconde mi-temps. Terry prend chaud à trois points (alors qu’il restait sur un 0/8 lors de ses deux dernières sorties). Kobe répondra avec par deux fois en transition, dont un superbe lay up main gauche face à l’allemand. Cette rencontre devient de plus en plus virile, une véritable ambiance de playoffs ! Chacun se donne 100% sur chaque ballon car chaque possession compte. Pendant qu’on fait tourner les effectifs à l’est (Orlando hier pour la première fois de la saison) à l’ouest on est déjà en phase finale. Chaque victoire étant un ascendant psychologique relatif pour le 16 avril prochain. A ce jeu ce sont les Mavs qui font la course en tête, s’appuyant sur un Dampier (16 points et 17 rebonds) mis en valeur par les passes de Jason Kidd (7 passes) et les ajustements défensifs sur Dirk (9 points à 4/16). L.A revient quelque peu vers la fin du quart temps. Kobe frustré par son étonnante mauvaise série aux lancers francs (5/12) et énervé par la faute très physique de Dampier non sifflée comme antisportive, prend les choses en main. -3 à l’aube du 4ème et dernier quart.
Farmar, Sasha, Kobe en 3, Turiaf et Pau pour finir la rencontre. Les meneurs californiens enchaînent les mauvais choix. Ce genre de rencontre est un véritable test pour L.A. Les jeunes loups ne sont pas habitués à ce genre de match à tension et ce quart temps est révélateur. Jackson le sait et sort Kobe consciemment. Sur le papier L.A à l’équipe type mais niveau expérience cela reste un peu juste. Si Kobe sauve le match ce soir, les Lakers n’auront rien gagné, juste du sursis. Kobe revient sur le terrain sur la 6ème faute de Luke, forcé de quitter le terrain. Gasol suit de près. Comme prévu le triangle laisse place aux isolations. On sert Bryant en premier, Pau en second qui attaque Dampier. 5ème faute du pivot texan et LAL revient à égalité à 6 minutes de la fin. Après un tir rentré de Dirk (son 5ème seulement de la soirée… merci LO) Bryant profite dune prise à deux peu franche sur Gasol pour sortir un énorme trois points face au cercle. Une bonne défense plus tard face à Howard, il pénètre avant de tirer un fade away sur deux défenseurs. 35 points 7 rebonds 4 passes 2 contres et 1 interception pour le Black Mamba. 84-81 LAL, 4 minutes à jouer.
Le Mamba continue ses attaques et enchaîne désormais un petit 12/12 aux lancers. Dirk répond d’un fade away avant que Kobe hausse le ton d’un 2+1 envoyant Dampier sur la touche pour le reste de la partie. Terry fait revenir Dallas à 1 points d’un floater prière avec a planche. Dallas a maintenant le ballon avec -1 au compteur et 28 secondes à jouer. Kobe vole sur une aide défensive et pique le ballon à Dirk. Récupéré par Kidd le cuir traverse la raquette pour atterrir dans les mains de Stack qui tente sa chance à trois points. Gasol plonge et contre l’allier. Kobe récupère le ballon et lance l’espagnol en contre attaque. Gasol transmet à Odom qui part au dunk avant de subir une nouvelle faute énorme. 0/2 pour Lamar (qui a dit logique ?) mais sur une feinte de déplacement latéral Kobe hérite du rebond offensif et provoque la faute. 2/2 pour lui, 9 secondes à jouer, + 3 LAL.
Sur une remise en jeu et un système des plus cheap Dirk (le passeur sur la remise en jeu… plus cliché tu meurs) trouve un trois points ouvert et envoie les siens en prolongations.
OT ; Mavs vs « El Ocho »
La prolongation est une caricature côté L.A, malgré l’extraordinaire forme de Kobe. Je suis d’accord avec Phil Jackson sur bon nombre de points ce soir, sur la plupart de son coaching d’ailleurs. Laisser les kids sur le terrain à ce moment de la partie est formateur, mais isoler Kobe sur chaque attaque l’est beaucoup moins. Même si Sasha a eu sa chance plus d’une fois (3/12 dont 1/10 à trois points) et que Farmar a montré quelques limites dans la gestion. Vujacic rentrera donc son seul shoot lointain dans cette prolongation avant que Kobe prenne la relève. LAL compte jusqu’à 7 points d’avance à deux minutes de la fin du match. Kobe (52 points, 11 rebonds, 4 passes et sur une série de 17 lancers francs consécutifs convertis) est unstoppable. El Ocho ne manque rien, et les prises à deux lancées par Avery Johnson n’y changent rien. La où Phil déconne, c’est lorsqu’ à 3 reprises, il laisse Dallas prendre une position de tir ou pénétrer au buzzer alors que L.A mène de 3 points ! Envoyez les sur la ligne des lancers francs bordel ! Faites les mettre leur premier lancer, récupérer le rebond et remettre deux points ! Au lieu de ça le Zen master se la joue Larry Brown 2004 et les Mavs (en plus sans temps mort ndlr) exécutent leur schéma offensif et prennent les tirs qu’ils veulent. Dirk met le 3 points au buzzer ? Ok prolongation. Kidd qui met le shoot plus la faute de Gasol? Ca ne doit pas arriver !!! Alors d’accord il y a deux écoles aux USA bla bla bla… D’accord mettre les joueurs face à leur destins et responsabilités est formateur etc… Pau n’avait pas à faire faute à ce moment là de la rencontre. Mais multiplier le temps de jeu en saison régulière (surtout à une rotation à 8 joueurs…), épuiser Kobe, risquer d’autres blessures si ce n’est des blessures de fatigues pour une leçon basket ? Non, je ne suis pas d’accord. Soit Phil refuse de remettre Kobe dans la partie comme face à Cleveland et les Lakers perdent pour une « bonne cause », soit Jax remet Kobe et écourte les débats. Car si Kidd rate son lancer (et heureusement d’ailleurs) la victoire n’en est pas plus glorieuse pour autant. Ce soir Kobe a gagné, mais les Lakers ont perdu, (Oh et pendant ce temps, dites à Lamar de faire une passe avant qu’on fasse faute sur lui puisqu’il ne sait pas tirer un lancer franc sous pression, did I mention that ?)
Réactions de Kobe post Game ( Espn)
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Kobe Bryant – The Early Years
Prochain rendez vous, Mardi 4 mars
Lakers at Kings
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