NBA Finals Game 5
Boston Celtics @ L.A Lakers 98-103
La fierté des Lakers a fait la différence!
Pierce, inarrêtable et irréprochable sur ce match, aurait bien aimé être épaulé pour en finir avec les californiens…
Demi-surprise au début du match : Perk’ ne figurait pas dans le cinq majeur des C’s, sa blessure à l’épaule ne lui permettant pas de jouer. C’est donc Leon Powe qui remplaçait le numéro 43.
Ce game 5 s’annonçait très vite comme un remake du match précédent. Après les 35 points encaissés par les C’s pendant les douze premières minutes du game 4, les hommes en vert font encore mieux en cumulant cette fois 39 unités de la part des californiens ! Le seul point positif c’est que l’attaque des C’s était plus présente que la dernière fois. Kobe est juste inarrêtable from dowtown… il finit le quart-temps avec 15 points. Odom et Gasol se montrent agressifs, bref tout va pour le mieux chez les Lakers. Pierce et Garnett maintiennent leur équipe dans la partie. 39 à 22 à l’entame du second quart-temps… pour autant on reste confiant pour les C’s après la remontée spectaculaire du match précédent.
Le capitaine des C’s décide alors de prendre le match à son compte. Pierce se montre très agressif dans la raquette et il a bien raison puisqu’en plus de réussir ses lay-ups, il obtient de nombreux lancers-francs. Les hommes en vert signent un parfait run de 15-0 pour revenir dans le match. Déjà vu? C’est ce que semble penser la salle du Staples, bien silencieuse. A 6:44 de la pause, les Celtics ne sont plus menés que de 3 points, 43 à 39. Malgré tout ils ont un gros problème : Kevin Garnett est sur le banc, gêné par 3 fautes trop précipitées. On mentionnera au passage que la troisième faute, sifflée en début de second quart-temps alors que le Big Ticket contrait un shoot de Gasol, est une grossière erreur d’arbitrage mais bon, passons… les coups de sifflet litigieux s’équilibreront par la suite des deux côtés.
Odom fait tout le boulot côté Lakers, alors que Kobe n’arrive pas à planter un seul shoot (il finira bloqué à 15 points à la pause). A 5 secondes du buzzer, Pierce plante un panier à 3 points qui équivaut à un point d’exclamation final : 55 à 52 pour les locaux, leur précieuse avance, allant jusqu’à plus de 18 points, a encore une fois fondu.
Un seul être vous manque et la raquette est dépeuplée…
Les C’s recollent au score et parviennent à égaliser 5 minutes après la reprise, et même à passer devant grâce à un shoot de Rondo, complètement démarqué. 62-60 pour les visiteurs. Mais les Lakers, bien que moins confiants, ne lâchent rien et finissent par réaliser un 9-0 run en fin de quart-temps… 79-70 pour L.A.
Sam Cassell, qui a foulé le parquet bien plus longtemps que d’habitude pendant ce match, a mis à profit ses minutes. Il a su tirer profit des failles de son défenseur à plusieurs reprises en début de quatrième quart-temps pour permette aux C’s de revenir à moins de 10 points d’écart. Un panier 2+1 chanceux de la part du vétéran, notamment, a redonné espoir aux hommes en vert, qui semblaient pourtant peu nerveux. Du côté du banc des Lakers, Farmar a signé une belle performance après avoir été très décevant dans cette série. Il a su pénétrer et profiter de sa vitesse pour réussir des lay-ups faciles (voire difficiles). Les Celtics ont beaucoup de mal à contenir ce genre de meneurs, Rodney Stuckey peut témoigner depuis Detroit.
Un panier à 3 points de Posey ramenait les C’s à 4 points d’écart (86-90) 5:50 de la fin. Le Zen Master demandait alors un temps mort et ne semblait plus si zen que ça, le souvenir de la performance précédente de Posey devait le hanter.
Mais l’attaque comme la défense des C’s deviennent rapidement plus compliquées à gérer : pour cause, les 5 fautes de KG et de Pierce… Ray Allen ne rentre plus un seul shoot depuis plus d’un quart d’heure, même démarqué, à l’image de Kobe Bryant (souvent voire toujours entouré de 4 ou 5 hommes en vert et gêné lui aussi par ses fautes). La transparence de Ray et le clutchless instinct de KG (deux lancers-francs d’égalisation ratés à 2:30 de la fin) auront raisons des hommes en vert. Les Lakers restent agressifs et une interception de Kobe sur Pierce scelle l’issue de la rencontre 37 secondes avant que ne retentisse le buzzer final.
103 à 98, défaite difficile pour les C’s et encore plus pour Pierce qui s’était donné à fond, comme en témoignent ses 38 points (10/22), 6 rebonds et 8 passes. Une nouvelle fois le match échappe de peu aux Celtics, qui doivent retourner à Boston pour en finir avec les californiens.
Garnett, très exigeant avec lui-même, s’en veut d’avoir été un non facteur dans cette rencontre. On attend toujours une grosse performance de sa part dans cette série.
Une nouvelle fois la bataille des rebonds a été remportée par les Lakers. De peu, certes (+3) mais les C’s sont censé avoir l’avantage dans ce secteur. L’absence de Perkins aura joué contre les hommes en vert. S’il ne semble pas avoir un gros impact sur le jeu habituellement, c’est bien lorsqu’il est absent qu’on voit que Perk’ manque : il apporte une présence et une défense importantes dans la raquette. Gasol et Odom s’en sont donnés à coeur joie in the paint lors de ce match… certes, on les attendait plus agressifs, mais l’absence du pivot des C’s leur a clairement facilité la tâche. Les fautes que le numéro 43 cumule habituellement ont également été déterminantes puisqu’elles ont pesé sur KG, limité en attaque comme en défense face à Gasol.
Rondo a fait du grand n’importe quoi sur ce match. On sait que le meneur est toujours plus mauvais à l’extérieur que sur son parquet mais sa présence sur le parquet a vraiment coûté cher aux Celtics cette fois-ci. Comme d’habitude, le fait qu’il ne shoote pas a permis à Kobe d’apporter une aide défensive décisive sur les autres C’s, et son obstination à jouer la passe alors même qu’il était dans la raquette (lay-up assuré), tout comme sa manie de foncer dans la raquette lorsqu’elle est blindée, ont provoqué des turnovers qui coupaient tout espoir de run.
Enfin, le manque d’impact de Ray (4/13) et de Garnett a lui aussi joué contre les Celtics. Au passage les hommes de Doc Rivers devraient commencer à rentrer dans le match dès que l’horloge a commencé à tourner… se prendre 35 pions en premier quart-temps puis renouveler l’exploit au match suivant avec 39 unités, ça fait mal. Certes, l’équipe a su revenir, mais un bon début de match ferait beaucoup de bien.
Rivers devrait aussi faire jouer Powe de façon plus conséquente (5 minutes de temps de jeu) la prochaine fois. La présence simultanée de KG et de Leon sur le parquet a prouvé qu’elle ne donnait pas de bons résultats.
Bonne surprise de la soirée : la bonne performance de Sam I Am mais surtout celle de Tony Allen qui n’avait pas joué aussi longtemps depuis plusieurs semaines (mois?). Il apporte 6 points (3/4) en 11 minutes : un bon point avec un joueur qui sert également d’energizer, à l’instar d’Eddie House.
3-2, back in Beantown. Les Lakers de nouveau favoris?!
Il est assez surprenant de constater qu’après leur victoire les Lakers semblent presque majoritairement favoris. Les “Et s’ils réalisaient l’impossible…”, “Les Lakers créeront-ils la surprise?” sont légion sur les sites et forums américains. Les analystes seraient-ils vexés que leurs pronostics initiaux (Lakers gagnants à 90%) aient été déjoués?
Il est vrai que la pression pourrait retomber du côté des Celtics. Les Lakers seront plus en confiance après avoir gagné un match avec un Kobe en petite forme (8/21) mais avec un Odom et un Gasol retrouvés…
Pour autant les hommes en vert retournent sur leur parquet et ne sont plus qu’à une victoire de leur titre. Avec leur public derrière eux, un léger avantage au niveau de l’arbitrage et des joueurs surmotivés, j’ai beau me forcer, je ne peux pas croire que les Celtics se fassent battre par les Lakers. Avant de penser à un game 7, les esprits des joueurs et des coachs sont bien évidemment concentrés sur le game 6.
Malgré ces avantages évidents, les C’s doivent subir quelques handicaps. Perk’ ne jouera certainement pas la rencontre… Doc doit donc pallier à cette absence avec une rotation de big men plus efficace.
Mais surtout, ce qui m’inquiète le plus, c’est la fatigue. On a vu le résultat sur les joueurs (des deux équipes) après le voyage de Boston à L.A. Espérons que le retour sur la côte Est n’épuise pas les C’s, plus enclins à à un manque de ressources vu le nombre de blessures qui touche l’effectif depuis le début des Finals. Paul Pierce, dont le genou semble lui faire alterner des hauts et des bas, a joué l’intégralité du match précédent. Espérons que son adrénaline lui permette de jouer aussi bien (ainsi que toute l’équipe) pendant les prochaines 48 minutes. Les Lakers n’arrivent pas à arrêter P² et c’est tant mieux !
On attend une meilleure (si ce n’est une grosse) performance de la part de KG, qui a lui-même estimé que sa performance était “garbage”.
Enfin, le scénario cauchemar qui semble, pour l’instant, et heureusement, peu probable : le fait que Ray ne joue pas le match pour cause de problèmes familiaux. Doc a en effet expliqué à un journaliste en conférence de presse que Ray avait quitté le Staples en urgence pour des raisons personnelles. D’après les rumeurs, sa fille aurait eu un problème de santé inquiétant. Espérons que ce ne soit pas grave.
Bref, même si la fameuse “luck of the Irish” semble avoir été remplacée par la poisse côté C’s, on peut faire confiance à Pierce & cie pour remporter ce quatrième et dernier match qui semble s’être éloigné depuis cette défaite!
Go Celtics!
Drucci
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Recap Game 5
Kobe steals and dunks for the win
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Prochain rendez-vous Mardi 17 juin,
Lakers @ Celtics, Game 6
Srces: CL/NBA/Espn/LAT
“Why can’t America realize that falling in love with Kobe doesn’t mean breaking up with Michael?” Rick Reilly
NBA Finals Game 4
Boston Celtics @ L.A Lakers 97-91
Comeback historique !
Ray Allen et Paul Pierce n’ont pas baissé les bras alors que leur équipe se faisait humilier sur le parquet du Staples Center. Et ils ont eu raison puisqu’ils ont réalisé un comeback historique!
Dès le début du match, les espoirs de victoire des C’s semblent anéantis, et de la pire des façons. Les hommes en vert retombent dans leurs travers habituels on the road : turnovers à répétition, mauvaises passes, perte de confiance, maladresse offensive…
De leur côté les californiens s’éclatent. Lamar Odom, très critiqué après ses mauvaises performances lors des trois premiers matchs des Finals, plante panier sur panier, que ce soit sur une passe ou à mi-distance. Il finira la mi-temps à 100% de réussite (7/7). Le MVP n’est pas en réussite lorsqu’il shoote, il préfère donc faire des passes à ses coéquipiers et il a bien raison puisque tout sourit aux or et pourpre. J’en veux pour preuve le panier à 3 points d’Ariza, et celui de Walton (encore plus surprenant quand on sait à quel point Luke se montre affligeant cette année).
Seul Ray Allen semble s’accrocher et en vouloir côté C’s. KG ne parvient pas à marquer alors qu’il a enfin décidé de jouer dans la raquette… il est vite gêné par deux fautes trop rapides et retourne, frustré, sur le banc. 35 à 14 à la fin du premier quart-temps, les Celtics vivent un cauchemar… 21 points d’avance pour les Lakers, un nouveau record de différentiel de points pour un premier quart-temps de Finals.
En deuxième quart-temps il y a du mieux côté C’s mais les Lakers restent inarrêtables. Frustré de voir l’équipe déjouer comme ça, j’ai préféré regarder le quart-temps en accéléré. Pas digne d’un supporter, peut-être, mais je ne suis pas non plus masochiste!
Juste avant la pause, les C’s ne sont qu’à 15 points d’écart. On a du mal à y croire quand on sait que les Lakers les dominent dans tous les domaines : réussite au shoot (plus de 60%), rebonds (avantage de +10), passes décisives… Farmar enfonce le clou en marquant un 3 points au buzzer pour donner 18 unités d’avance à son équipe : 58 à 40.
James Posey, le remplaçant surprise de la soirée, a signé une grosse performance. Sans lui les C’s n’auraient pas pu remporter ce match.
Dès la reprise, Pierce et KG se montrent plus agressifs et parviennent à marquer plus aisément et à plusieurs reprises. Mais malheureusement, comme on l’a trop vu cette saison, dès que Boston réalise un mini-run pour revenir dans la partie, la sanction des Lakers est immédiate pour briser tout espoir. Kobe décide de shooter après avoir joué le “disher” en première mi-temps. La réussite n’est toujours pas au rendez-vous pour le MVP, notamment parce que dorénavant Paul Pierce défend sur lui. Le capitaine des C’s a en effet demandé à son coach de défendre sur le numéro 24 pendant la pause. Demande acceptée par Rivers, qui espère ainsi voir Ray moins fatigué pour attaquer, et Kobe bien contenu.
Pari gagnant : le MVP persiste à shooter mais ne rentre que trop peu souvent ses shoots. Pierce contre même un de ses tirs, ce qui permet à Ray de marquer un lay-up sur contre-attaque. Rivers a décidé de jouer small ball : sur le parquet, les cinq hommes en vert que sont Garnett, Pierce, Allen, House et Posey, vont commencer une remontée spectaculaire qui va vite calmer la foule. La défense des Lakers n’arrive pas à contenir ce cinq majeur pour la simple et bonne raison qu’en temps normal, avec Rondo et Perk’ à la place de House et de Posey, les californiens pouvaient laisser Rajon et Kendrick démarqués pour se concentrer sur le Big Three, sachant que les numéros 9 et 43 ne sont pas des shooteurs.
A 6 minutes de la fin du troisième quart-temps, les Lakers mènent par 70 à 50. Mais les visiteurs ne baissent pas les bras. Au contraire, ils resserrent leur défense et retrouvent une réussite extérieure plus que nécessaire en attaque. Les paniers à 3 points de Posey (la surprise offensive de la soirée) et de House permettent de grignoter le score. Ray préfère attaquer dans la peinture, avec succès. Alors que l’horloge affiche 2:01 à jouer, Pierce parvient à marquer un panier et à obtenir la faute. Il convertit son lancer-franc et permet ainsi à son équipe de passer sous la barre des 10 points d’écart, 64-73. Dès lors l’avantage des Lakers va fondre comme neige au soleil.
Au buzzer du troisième quart-temps, un dunk rageur de PJ Brown finit d’affoler le public : 73 à 71… les 24 points d’avance des Lakers ont bel et bien disparu, ils n’en ont plus que 2 : le match est plus que jouable pour Boston. On s’étonne du coaching de Jackson, qui laisse Fisher sur le banc pendant la quasi-intégralité du troisième quart-temps alors qu’il signait une bonne performance. Odom et Gasol, comme à leur habitude, sont quasi-invisibles en seconde mi-temps. Ce troisième quart-temps est complètement dominé par les C’s : 31 à 15 en leur faveur durant ces douze minutes! Pour le quatrième match consécutif les hommes en vert remportent le troisième quart-temps face aux californiens.
Une fois la dernière période débutée, les deux équipes vont se rendre coup pour coup. Les Celtics égaliseront à chaque fois mais ne parviendront pas à passer devant. A 6:25 de la fin un lay-up de Odom (qui rappelle au public qu’il était toujours sur le parquet) donne deux points d’avance aux Lakers, qui en comptent ensuite quatre grâce à un dunk de Kobe. Les C’s ont-ils laissé passer leur chance de gagner le match? La réponse de Posey est claire : non. Son panier à 3 points remotive les hommes en vert, seulement menés d’un point, 81 à 80.
Gasol plante un shoot qui redonne 3 points d’avance à son équipe. KG réplique en convertissant ses deux lancers sur l’action suivante. Odom rate un lay-up, les C’s repartent à l’attaque, Pierce fait une passe à House qui fait son boulot : shoot en première intention… et ficelle ! 84 à 83, les Celtics mènent les Lakers pour la première fois du match!
Ray-Ray donne même 3 points d’avance aux siens en marquant un lay-up magnifique de finition. Les Lakers répliquent et ne s’avouent pas vaincus mais Garnett se montre clutch en s’imposant dans la raquette.
A 1:30 de la fin Kobe marque un lay-up qui maintient son équipe à deux points d’écart. Posey réplique – encore! – avec un panier à 3 points. Réponse de Fisher à longue distance mais le meneur californien a le pied sur la ligne, il ne marque “que” deux points. Pierce obtient une faute et convertit ses deux lancers. Gasol plante un dunk sur une passe de Kobe.
40 secondes à jouer, 94-91 pour les visiteurs… Ray Allen fait signe à Garnett de le laisser : il compte jouer sur Vujacic en un contre un. Et il a bien raison puisqu’il passe le numéro 18 comme si de rien n’était pour marquer un lay-up dans une défense bien trop étirée (et trop en retard). Panier de la victoire pour Ray-Ray, qui finit le match en ayant joué 48 minutes (!).
Les Lakers ne parviennent pas à convertir leurs shoots suivants sur l’action suivante. House finit le travail aux lancers-francs (1/2).
Les Celtics parviennent donc à remporter ce match 4 par 97 à 91, en signant un come back historique et inédit dans l’histoire des Finals NBA! Les hommes en vert mènent désormais la série 3-1.
Le lay-up de la victoire : Ray Allen l’a fait, Vujacic en a (presque) pleuré.
Paul Pierce est le seul homme en vert à avoir marqué 20 points : les C’s ont joué collectivement pour remporter ce match, comme en témoigne la feuille de stats. Les grosses performances de Posey et de House ont été aussi cruciales que celles du Big Three.
Mention spéciale à Ray-Ray, qui reste assez discret sur ces Finals mais qui est de loin le Celtic le plus consistant et le plus efficace après ces 4 rencontres. Jugez plutôt :
Ray-Ray, alias le candidat le plus probable au titre de MVP des Finals, au coude à coude avec Pierce. Ce dernier déclarait après la rencontre qu’il avait confiance et qu’il savait que son équipe pouvait revenir dans le match. “Je leur ai dit de ne pas regarder le score, mais simplement de continuer à jouer.” affirmait le capitaine des C’s. Sa certitude était renforcée par le discours de Doc, simple (voire simpliste) mais efficace : “Continuez de jouer, vous devez vous montrer compétitifs. Une action à la fois.”
On se souvient que Pierce et les siens avaient déjà réalisé un comeback historique en 2002 face aux Nets de Jason Kidd.
On s’est désormais habitué à voir un joueur du banc réaliser un exploit à (quasiment) chaque match des Finals : Powe pour le game 2, Vujacic pour le game 3 et Posey pour le game 4. Qui sera le prochain? Aucune idée!
En tout cas, le banc des C’s a une nouvelle fois pris l’avantage sur celui des californiens par 35 points contre 15. L’avantage que tout le monde donnait aux remplaçants des Lakers avant le début des Finals est bien devenu une faiblesse.
3-1 pour les C’s… champions dès dimanche?
Les hommes en vert, heureux d’avoir remporté ce quatrième match et de prendre un sérieux avantage dans ces Finals, restaient lucides. Alors que Michelle Tafoya lui annonçait qu’aucune équipe n’avait jamais surmonté ce déficit en NBA, Paul Pierce répondait : “On ne fait pas attention aux statistiques, vous savez. Tout peut arriver. Il faut rester concentré et essayer de remporter le match 5 pour la fête des Pères. Ce serait comme un rêve pour moi.”
S’il semble impossible que les Lakers remportent trois matchs d’affilée, dont deux à Boston, rien n’est encore joué pour les Celtics. Ils ne sont qu’à une victoire du titre, mais encore faut-il la remporter. L’idéal serait d’en finir dès dimanche au Staples Center. Une victoire qui serait lourde de sens pour Doc Rivers, qui a perdu son père en novembre dernier et qui s’est montré incapable de répondre à la question d’un journaliste à son sujet, submergé par l’émotion.
Rondo, qui compte jouer plus longtemps lors du prochain match (il n’a foulé le parquet que 17 minutes la nuit dernière), a bien résumé la situation : “On m’a demandé si j’étais excité. Je ne serais pas excité tant qu’on n’aura pas gagné le quatrième match. On va donner tout ce qu’on a pour les 48 minutes qui viennent.”
Go Celtics!
Drucci
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Versus Celtics
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Magic Johnson était nerveux, tout comme Jack Nicholson ou Sylvester Stallone venus encourager leur équipe. Du drama, il y en a eu la nuit dernière au Staples Center. Heureusement pour les Lakers fans: « it was another Kobe Bryant classic finish. » Sur son terrain et lors de son match, le Black Mamba dicte les règles, enseigne quelques leçons et relance Los Angeles dans la course au titre avec ses deux daggers à moins d’une minute du buzzer.
Le numéro 24 score pas moins de 36 points, le tout non pas assisté de Lamar ou Gasol, mais de Sasha Vujacic aka The machine. Le jeune ailier ajoute 20 unités et LAL l’emporte 87-81 lors d’un duel très défensif. « Nous avons essayé de joueur calmement » déclare KB24, « ce n’était pas la fin du monde. Ils ont bien défendu leur terrain. Nous savions que nous ferions de même chez nous. »
Changement de rythme, de dynamique, de maillots mais aussi de fuseau horaire pour les angelinos. Changement de résultat également, L.A. remonte à 2-1 face à Boston. L’espoir est permis aujourd’hui car aucune équipe de la ligue n’a jamais remonté un 0-3 en finale NBA. Kobe s’est assuré que son équipe n’en ait nul besoin.
A l’image de la performance de Leon Powe lors du Game 2 à Boston, c’est Sasha Vujacic qui sort du banc pour couler les verts. Auteur de 3 paniers primés à trois points dont un clutch dans le coin gauche à 1’53 minutes du buzzer (81-76 LAL), la machine s’offre une performance de choix au meilleur moment, fort de 20 unités, 4 rebonds et 1 contre en 27 minutes passées sur le terrain. Pau Gasol se réveillera ensuite et marquera deux put back dans le quatrième quart avant que Derek Fisher, qui a accepté une réduction de contrat de 8 millions de dollars pour venir à Los Angeles l’été dernier, ne rentre deux lancers francs à 1’33 minutes de la fin match. « Nous voulions jouer, mais nous n’étions pas désespérés comme l’a suggéré la presse » ajoute le capitaine des ors et pourpres dont le 11-18 aux lancers francs hier soir semble le seul défaut.
Le match 4 est prévu pour jeudi 12 au Staples Center où les Lakers affichent désormais un parfait 9-0 durant les Playoffs et 15-0 depuis le 28 mars dernier. Mais ce match 3 fut tout sauf une ballade de santé pour les locaux. Boston était venu pour mettre la tête de son adversaire sous l’eau et repartir à l’hôtel avec son 3ème succès. La bataille a donc été longue et précieuse pendant 48 longues minutes. Les Celtics tombent à 2-9 à l’extérieur depuis mi-avril.
Comment gagner quand le Big Three n’est pas au top? Seul Ray Allen s’en sort avec 25 points (15 à trois points). Le reste? Well… Kevin Garnett inscrit 13 points à 6/21 aux tirs et Paul Pierce ne fait guère mieux avec 6 points et 5 fautes à 2/14. Le natif de Los Angeles n’a pu rendre une bonne copie devant famille et amis selon les annonceurs d’ABC. Un rapport de la ligue stipulait pourtant que chaque joueur disputant la finale n’avait reçu que deux billets pour les matches à l’extérieur et trois pour ceux à domicile. Maigre présent pour amener une bonne partie de ses proches dans la salle la plus chère et la plus envahit par les ticket holders de la ligue. « Nous avons mal joué et nous avons tout de même failli remporter le match » déclare un Ray Allen confiant après a rencontre, « c’est le point positif de ce soir. »
Certes Boston a presque volé une victoire du plus à L.A. sans jouer du tonnerre, mais les californiens n’ont pas été transcendants non plus. C’est bien ça le problème d’ailleurs. On cherche toujours Lamar Odom en Californie pour qu’il rejoigne l’effectif (4 points, 5 pertes de balles et 5 fautes en 27 minutes) et Pau Gasol a tutoyer Kwame Brown l’espace d’une soirée, faisant passer LAL pour les perdants du trade de février dernier avec Memphis (9 points (3/9), 12 rebonds et 3/8 aux lancers francs). Seul Kobe, à l’image de Ray Allen, a dominé les stats (36 points à 60%, 7 rebonds et 2 interceptions). Phil Jackson ne pourra que louer la performance de son joueur star ; « […] son leadership a fait la différence » confit-il, « Il a été agressif dès le début et a déstabilisé la défense adverse. »
Le défis des Lakers reste pourtant de taille : devenir la 4ème équipe de l’histoire à remonter un 2-0 et devenir champions. Avec les deux prochains matches à la maison, leurs chances s’agrandissent.
Doc Rivers attendait Bryant au tournant ce soir mais ne pensait pas que Sasha puisse élever son niveau de jeu ainsi. « Kobe a été fantastique, mais je pense que Vujacic reste la clé du match » avoue le coach des Celtics. « Je savais que nous aurions affaire à un grand Kobe ce soir mais il aurait fallu fermer les autres options. » Soyons clairs, ce match ne restera certainement pas dans les anales de la mythique rivalité entre les deux franchises, mais certains passages ont rappelé aux fans ce qu’était l’intensité et les combats physiques d’antan. « Ce n’était pas un beau match » confirme Jax, « c’était une transition entre l’Est et l’Ouest du pays. Nous avons une journée off demain. Espérons que les deux équipes reviennent avec un meilleur basketball jeudi soir. »
Il semble impossible aux angelinos depuis trois rencontres de développer un basket huilé et pertinent en attaque. La défense de Boston est une des raisons qui explique ce phénomène. Une autre explication pourrait être l’inexpérience ou la peur. A l’image de LO, certains joueurs de l’effectif semblent totalement sclérosés par l’enjeu. Gasol, déjà réputé soft, n’a su élever son niveau de jeu que lors du Game 2. Fisher, quant à lui, est aussi agressif qu’utile en attaque. Ses shoots sont précipités et sa sélection de tir laisse grandement à désirer. Terminons le cinq majeur avec la Space Cadet… toujours aussi énigmatique. Régulier sur les fautes cependant. Triste à écrire mais on attend toujours le match référence des Lakers, celui qui enverra un message aux Celtics. Parti comme ça on risque de na pas le voir de si tôt. Dommage, car la remonté avortée des ors et pourpres à la fin du Game 2 aurait pu jouer ce rôle.
En fait le problème se trouve dans l’exécution du triangle. Boston possède sans doute la meilleure défense « in the lane ». Fermer la raquette empêche non seulement les passes de transitions du triangle mais aussi la circulation des hommes dans la raquette. Les cuts deviennent difficiles, les passes aussi logiquement. Après deux mouvements le système meurt dans l’œuf. On se tourne donc vers Kobe et toute la ville de L.A. prie pour un nouveau miracle. Walton, Odom et Turaif sont les premières victimes du phénomène. Leurs points baissent logiquement puisqu’il ne trouve ni la place souhaitée, ni le temps d’enchaîner leurs mouvements offensifs. Démunie, Lamar en est réduit à prendre son élan tête de raquette sur isolation et espérer aller au bout. Le plus souvent le double rideau défensif n’a plus qu’à le cueillir sur l’orientation du DPOY 2008, s’il ne perd la balle en pénétrant dans la peinture. Tutu ne coupe plus et ne trouve plus de positions de tir (il a déjà beaucoup de mal à se retourner vers le cercle en recevant le cuir dos au panier) et Luke ne peut plus poster son vis-à-vis à outrance. Dommage, cette alternative semblait être le seul mouvement restant à sa palette offensive cette saison. Heureusement que Vujacic a sorti quelques gros tirs au nez et à la barbe de Ray Ray. La plupart en catch and shoot (comme d’habitude), d’autres « off the dribble » à la surprise générale. Espérons que Phil revisite une partie de son système dès jeudi, sinon les chances des Lakers sont minces jusque dimanche. Le gourou des Lakers reste cependant l’un des meilleurs coaches du circuit lorsqu’il s’agit d’ajustements.
Point positif : la bataille au rebond équitable. Los Angeles a appuyé son boxing out, assuré ses écrans retard et fait jeu égal avec les visiteurs (45 – 44). Les lancers francs sont enfin revenus et la balance a basculé côté L.A (34-22). L’agressivité des Lakers et les percés de Kobe Bryant sont deux facteurs à prendre en compte. Toutefois, on ne peut pas dire que les locaux ont été avantagés hier soir. Les Celtics ont encore profité de quelques erreurs d’arbitrages. L’uniformisation des coups de sifflet devient un véritable problème dans la ligue. La règle anti-flop qui vient de tomber ne va rien arranger. D’ailleurs ce match 3 s’est déroule sur un fond de polémique puisque Tim Donaghy (arbitre radié puis accusé de triche, fraude et paris en tout genre) a profité des NBA Finals pour publier sa défense. Au programme deux séries de Playoffs corrompues dont une impliquant les Lakers en 2002 face aux Kings (ici). A suivre…
Quoi qu’il en soit la série est relancée l’espace d’une journée. Un sursit que LAL doit prendre et utiliser comme une véritable opportunité. Une victoire lors du Game 4 redistribuerait réellement les cartes. Il resterait alors une rencontre en Californie puis deux dans le Massachusetts. Rendez-vous vendredi matin à 3h00 pour en apprendre un peu plus.
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NBA Finals Game 3
Boston Celtics @ L.A Lakers 81-87
Ray-Ray trop seul…
Ray a brillé ce soir mais il était bien trop seul, ses deux acolytes ne réussissant pas à marquer. Comme lors du match 2 contre les Pistons, lorsque Ray signe un gros match, son équipe perd… Malédiction ou simple hasard?
Perk’ ouvrait le score dans un Staples Center chauffé à bloc. Bonne agressivité des C’s, on se dit qu’ils sont prêts à porter une sérieuse estocade ce soir. Mais rapidement les Lakers vont prendre l’avantage au score, grâce à l’agressivité de Kobe sous le panier qui lui permet de shooter de nombreux lancers (8 en un quart-temps). La réussite fuit les deux côtés mais le jeu établi par les Lakers dans la raquette adverse paye et permet de prendre l’avantage. 9-2 après 5 minutes de jeu, on commence à s’inquiéter côté Celtics, les vieux démons des matchs on the road ressurgiraient-ils? Ray-Ray plante alors un 3 points qui fait beaucoup de bien. Dès lors les C’s vont s’accrocher pour finir le quart-temps sur un score de parité, 20 partout. P² et KG ne sont pas dans le coup, c’est le moins qu’on puisse dire.
En deuxième quart-temps la motivation et l’agressivité des locaux leur permet de faire un break. Côté C’s les fautes s’accumulent et la frustration aussi, surtout lorsque KG continue de tirer à mi-distance au lieu d’essayer d’aller dans la raquette. Ray est le seul homme en vert à répondre bien présent, il plante des 3 points sans frémir et garde son équipe dans le match. Powe ne joue pas aussi bien que lors du game 2 et n’arrive pas à marquer. La défense des Lakers n’a rien à voir avec celle du match précédent, les occasions de pénétrer sont moins nombreuses.
A 1:30 de la pause les C’s sont menés par 43 points à 34. Ray plante un panier à 3 points qui permet de recoller à 6 points d’écart. Kobe rate ses deux lancers-francs et s’en veut… les californiens bénéficient de beaucoup de lancers mais n’en réussissent pas beaucoup (au moins 10 de manqué à ce stade de la rencontre). Les visiteurs parviennent donc à rester dans le match malgré la nullité offensive de KG et de Pierce (même cas de figure pour Odom et Gasol), grâce notamment aux rebonds offensifs et à un Ray Allen décidément en grande forme.
Pierce, brillant sur les deux premiers matchs et toujours performant contre les Lakers n’a pas répondu présent. Beaucoup trop maladroit, gêné par ses fautes… un match qui lui servira à rebondir par la suite?
Dès la reprise les C’s semblent une nouvelle fois poursuivis par la malchance : Rondo se tord la cheville en tentant de pénétrer… il est remplacé par House et alors qu’on s’inquiète pour les visiteurs, Ray marque un lay-up auquel répondra Kobe, qui n’a plus de problèmes pour marquer, Rivers préférant jouer le un contre un. Les Celtics vont commencer leur révolte par un 10-2 run qui calme la salle et qui redonne l’avantage aux hommes en vert, 51-49. Il faut dire que les deux shoots consécutifs réussis par KG semblent miraculeux vu sa réussite sur ce match… les fans sont crispés, à l’image des Lakers, mais Kobe ne s’avoue pas vaincu (encore heureux!) et continue d’obtenir des lancers. Seuls le MVP et Vujacic semblent en vouloir ce soir chez les or et pourpre.
Ray-Ray semble inarrêtable et plante un panier à 3 points (4/4) pour prendre un avantage plus conséquent, 54-50. En fin de quart-temps il obtient 3 lancers qu’il convertit et à l’entame des douze dernières minutes les C’s mènent 62 à 60.
Vujacic attaque d’entrée avec un 3 points réussi. Qu’à cela ne tienne : Ray lui répond par un 3 points lui aussi réussi. Mais les C’s ne parviennent pas à garder leur avance. Une faute offensive de Pierce, sa cinquième, l’oblige à retourner sur le banc. Garnett et House ratent tous leurs shoots et les Lakers remontent. Rondo revient sur le terrain, sa blessure ne semble pas grave mais le meneur n’est plus dans le match.
A 5:15 de la fin, l’Espagnol se réveille et marque un panier qui donne 5 points d’avance à son équipe, puis un autre panier sur l’action suivante. 77-70, le vent a tourné.
Doc décide de faire revenir Pierce sur le parquet. Il rentre un jump-shot important (pour marquer – seulement – son second panier de la rencontre!). Gasol réussit un lancer sur deux, Pierce met les deux puis l’action offensive suivante est réussie par KG. 78 à 76 pour les locaux, rien n’est encore joué. Malheureusement House rate le shoot de l’égalisation et sur l’action suivante une prise à deux sur Kobe permet à Vujacic de planter le 3 points qui scelle le match. A une minute de la fin House permet à son équipe de revenir à 4 points d’écart mais il est trop tard, les actions suivantes seront complètement ratées. D’autant que Doc choisit de jouer le un contre un contre Kobe (gardé par Ray)… le killer instinct du MVP s’en réjouit puisqu’il plante deux paniers décisifs coup pour coup.
Première défaite des Celtics dans ces Finals, la série est relancée à 2-1.
Garnett et Gasol : le duel des nuls de la soirée, remporté statistiquement par KG (avec un double double) mais l’Espagnol voit son équipe remporter le match.
Paul Pierce et Kevin Garnett ont shooté, au cumul, à 8/35… une statistique qui résume bien le néant offensif des deux stars sur ce match. Côté Lakers Gasol et Odom sont à 4/18. Les deux équipes ont donc vu deux de leurs joueurs majeurs dans une très mauvaise soirée, ce qui “équilibre” le tout. On peut donc être optimiste en se disant que malgré une telle nullité offensive de la part de P² et de KG les C’s ont failli gagner, que les deux joueurs ne feront pas deux matchs aussi catastrophiques à la suite… c’est sans doute vrai.
Mais deux problèmes restent évidents. Le premier semble pourtant simple à corriger : KG doit arrêter de shooter à distance comme il le fait tout le temps! En s’imposant dans la raquette, ou en shootant juste à côté, il marquera beaucoup plus facilement et deviendra une vraie menace. Les Lakers ont pu le laisser complètement démarqué sans trop de crainte, vu la réussite du Big Ticket (qui shootait déjà à 40% sur les deux premiesr matchs).
Second problème : la défense des Lakers. Les californiens se sont repris dans ce secteur, ce qui leur a permis de mieux museler les C’s. Première surprise : la défense de Kobe sur Rondo en début de match. Le fait que le meneur refuse de prendre des shoots ouverts joue contre son équipe, même si sur ce match il n’a pas eu l’occasion de faire ses preuves (out à cause de sa blessure). Kobe a ensuite défendu sur Pierce qui a eu énormément de mal à marquer, en étant souvent la cible de prise à deux. The Truth a également été gêné par ses trop nombreuses fautes pendant toute la rencontre.
Seul Ray-Ray a répondu présent pour ce match 3. Meilleur marqueur avec un excellent pourcentage de réussite, c’est une bonne nouvelle – malgré la défaite – que Ray montre de quoi il est capable après toutes les critiques qu’il a endurées pendant ces playoffs. En fin de match la défense des Lakers s’est resserrée sur lui et l’a empêché de sauver son équipe from dowtown. Le numéro 20 s’est montré très adroit pour éviter les turnovers, sa faiblesse habituelle (un seul TO ce soir).
Si on s’attend à ce que Vujacic ne ressorte pas un match aussi réussi lors de la prochaine rencontre, Doc Rivers va malgré tout devoir revoir ses schémas défensifs. Une prise à deux sur Bryant laisserait Vujacic ouvert, et, sur son parquet, le Slovène est plus qu’en confiance. Le risque n’est pas à prendre.
Au niveau des rebonds, la bataille a été remportée de peu par Boston : 45 à 44. Mais la grosse différece se fait sur les rebonds offensifs : 14 à 9, les C’s ont tenté 83 shoots contre 69! On regrette encore plus que P² et KG n’aient pas été dans le coup mais il y a des soirs comme ça…
Game 4, must-win?
En Finals, on pourrait légitimement considérer chaque match comme un must-win. Mais le prochain match doit clairement être considéré comme tel par les Celtics, s’ils veulent éviter une égalisation dangereuse des Lakers dans la série et une prise de confiance de leurs adversaires. Si la dynamique reste du côté des californiens, le match 5 pourrait bien échapper aux C’s qui se retrouveraient dos au mur…
On s’attend à des changements tactiques de la part de Rivers et à un “mea culpa” plus que nécessaire de Pierce et de KG pour le prochain match. Go Celtics!
Drucci
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Scoreboard à la fin du match
Médias
Versus Celtics
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Kobe Bryant était à bout… alors il a challengé ses partenaires. Avec le Game 2 et peut être la finale NBA sur le point d’échapper aux Lakers, le MVP de la ligue s’est tourné vers le huddle des Lakers avec quelques regards et mots difficiles pour tenter de motiver ses troupes. La réponse à suivi sur le terrain sous forme d’un magnifique comeback. Trop peu trop tard cependant; Boston s’impose une nouvelle fois et mène désormais 2 manches à 0. LAL aura besoin d’un nouveau retour en trombe si les hommes de Phil Jackson espèrent soulever leur premier trophée.
24 points d’écart et 8 minutes à jouer: c’est l’incroyable pari que les californiens ont pris lors de ce game 2. Ils reviendront jusqu’à 2 longueurs des Celtics à moins d’une minute du buzzer mais Paul Pierce ira chercher deux lancers francs salvateurs à une poignée de secondes de la fin du match avant que Sasha Vujacic, grand partisan de ce retour, ne soit contré sur une dernière tentative pour revenir à moins 1. Des lancers francs après lesquels les visiteurs auront couru pendant 48 minutes encore, KB24 en tête. En 14 minutes de temps de jeu, Powe tirera plus de pénalités que l’entière équipe des Lakers. 108-102 au final et l’histoire à réécrire: seules trois équipes ont trouvé le moyen de revenir d’un tel déficit en finale NBA (Boston en 1969, Portland en 1977 et plus récemment Miami en 2006 face aux Mavs). Phil Jackson connaît bien cette situation aussi. Son plus grand coup reste sans doute le sweep infligé aux Spurs en 2004 lors de la demi finale de conférence à l’ouest alors que son équipe avait encaissé un 2-0 à l’extérieur. Seule différence et pas des moindres: Los Angeles recevra les matches 3, 4 et 5 d’ici dimanche soir. Bonne nouvelle, les angelinos sont invaincus à la maison depuis le 28 mars dernier. Let’s keep in this way. « Nous avons fait un trop grand chemin pour perdre 2-0 en finale » confie Kobe, auteur de 13 de ses 30 points dans le seul quatrième quart temps, « nous allons revenir à la maison et gérer nos affaires » conclut-il.
C’est ce que les Celtics ont -presque- fait. Paul Pierce a marqué 28 points et Leon Powe à inscrit 21 unités pour soulager un big three en demi teinte. Mais le blow out annoncé en fin de troisième quart temps partira en fumé dans le quatrième. « Nous sommes heureux d’avoir gagné mais nous avons appris une leçon aujourd’hui » déclare Double P tout sourire en conférence de presse. Car les C’s ne sont pas passés loin de la désillusion. A 95-71 Boston et 7′55 minutes sur l’horloge, LAL rentre enfin dans la rencontre et inflige un violent 31-9 aux locaux, conclut par un dunk (et un monumental marché « à la Duncan face aux Lakers » de Vladimir Radmanovic) et deux lancers francs du Black Mamba. « Nous devons jouer 48 minutes et je ne pense pas que nous l’ayons fait » analyse Doc Rivers.
41 points dans les douze dernières minutes n’auront pas suffit aux Lakers… une minute de plus aurait certainement changé le résultat. Pendant le temps amorçant le run furieux des siens, Kobe Bryant a motivé ses troupes avec quelques mots qui n’ont jamais pu passer à l’antenne. Qu’a-t-il dit? Well… moments choisis en v.o: « Get our -beep- in gear. Play beep harder, a bunch of other beeps. It’s beep, beep, beep, beep, beep »…fin de citation. L’autre analyse marquante que l’on retiendra à part la tirade du numéro 24: la disparité aux lancers francs. 38 tentatives pour les hommes en verts contre 10 petites (dont 7 pour Kobe, faute technique en défense comprise) pour LAL. Une stat terriblement parlante pour Phil Jackson qui avait déjà souligné l’injustice de certains arbitres envers sa star dans la série opposant son équipe aux Spurs (3 lancers francs sur deux rencontres au AT&T Center). « Je n’ai jamais vu une finale arbitrée de cette façon durant toutes ces années passées sur le banc, » admet le Master Zen chassant son 10éme titre en 11apparences NBA Finals, «Incroyable ». D’autant plus incroyable que Kobe Bryant est le troisième joueur shootant le plus de lancers francs en saison régulière sur 82 rencontres effectives, sans parler du jeu en percussion de Gasol et Odom ce soir là. WORST OF ?
Ray Allen a ajouté 17 points pour épaulé Paul Pierce, tout comme KG. Mais c’est Leon Powe qui a dynamisé ses troupes d’une performance hors norme. Ce même joueur qui n’avait vu le terrain que 63 secondes durant 13 rencontres cette saison. « Il a été sensationnel » selon Rivers. Tellement sensationnel que le nouveau chouchou du Garden s’est entendu scandé son nom par la foule en délire; « Le-on Powe! » sur l’air classique de « Beat L.A. » Pour Finir Rajon Rondo réussit son record en carrière niveau passe avec 16 réalisations tandis que KG récoltait 14 rebonds.
Les Lakers eux ont commencé la rencontre à l’énergie (+2 à la fin du premier quart) avant de sombrer dans la léthargie et l’inexécution. Pau Gasol sort son épingle du jeu en défiant très tôt Garnett sous le cercle (faute non sifflée – NDLR). Il finit avec 17 points et 10 rebonds. Odom affiche seulement 10 points et 8 rebonds. Il passe à côté pour la seconde fois en étant fortement limité par les fautes en seconde période. On soulèvera les efforts et le sursaut d’orgueil de la Space Cadet Radma, auteur d’un double double (13/10), de l’adresse retrouvée de Famar (9 points à 3/4 à trois points) et du retour de Sasha Vujacic de loin (8 points à 2/3 à trois points). Bien sur Kobe commence par mettre le feu aux poudres avec un panier à trois points bien senti (102-91) avant de rentre deux tirs en pénétration avec deux fautes non sifflées (104-95). Suivront un trois points de Sasha en transition sur un passe de Radmanovic, et son triple pas Dunk après interception. La suite est relatée au début du papier…
Ce soir c’est le match de l’année pour les Lakers. La Red Zone de la saison, le must win 2008. Toute défaite serrait éliminatoire par l’histoire. Le Staples Center s’apprête à recevoir son premier match des NBA Finals depuis le shoot au buzzer de Kobe Bryant face à Détroit. Il faudra néanmoins faire mieux que le dernier résultat en date.
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NBA Finals Game 2
L.A Lakers @ Boston Celtics 102-108
Powe-rful win!
Leon Powe, surprise de la soirée, a rappelé à Doc pourquoi il était plus qu’important de le faire jouer plus souvent et plus longtemps.
Critiqués pour leur manque d’agressivité après le game 1, Pau Gasol et Lamar Odom annonçaient la couleur dès le début du match, à l’image du dunk du numéro 7 pour ouvrir le score. Les Lakers se montrent très agressifs et très motivés. Pau Gasol signe un début de match parfait, à 6/6 au shoot, en dunkant au passage sur la tête du défenseur de l’année. Soft, l’Espagnol?
Boston reste néanmoins dans la partie, après avoir perdu le premier quart-temps par 22 à 20 points. Pendant un moment les arbitres ne cessent de siffler contre les locaux, et la frustration de KG lui vaut de se prendre une faute technique. Pierce est ralenti par son genou mais il préfère dégainer de loin, et il a bien raison puisqu’il est en réussite. Ray est un peu moins en réussite mais il apporte un bon impact, tandis que Garnett semble traverser une période difficile en shootant à 3/11 en première mi-temps. Kobe est gêné par deux fautes trop rapides, après deux coups “vicieux” portés à Ray en attaque comme en défense.
La grosse erreur de Phil Jackson, en second quart-temps, est de mettre sur le terrain un 5 majeur composé uniquement de remplaçants. Une première en playoffs, qui ne lui réussit pas puisque c’est face à ce groupe de joueurs que les C’s vont signer un 10-0 qui fait très mal.
A la pause, les C’s ont su imposer leur tempo et tirer profit de leur énergie : 54 à 42 en faveur des locaux, les Lakers n’ont pas pu mettre en place leur show habituel d’avant mi-temps. A 6/9 au shoot, les Celtics sont conscients d’avoir un avantage important grâce à leur réussite mais aussi grâce à leurs nombreux lancers-francs (une vingtaine contre seulement 2 tentés par L.A si ma mémoire est bonne). Leon Powe a déjà eu droit à 8 lancers à ce stade de la rencontre : il est le facteur X du match, mais personne ne s’attend encore à le voir finir second meilleur marqueur de l’équipe.
Toujours aussi en forme, le probable futur MVP des Finals nous a régalé d’une nouvelle grosse performance.
A la reprise, Allen plante un jumpshot qui étend l’avantage de Boston à 14 points. Merci Paul Pierce pour cette passe. Le capitaine se montre aussi prolifique au scoring que bon passeur. Rondo n’a tenté aucun shoot à ce moment du match, préférant rythmer le jeu offensif de son équipe et distribuer des caviars. Kobe attaque dans la raquette – ce qu’il ne tentait pas assez au match 1 – et marque un lay-up, mais sa frustration de ne pas avoir obtenu de faute lui vaut de se faire siffler une technique, qui empêche les Lakers de revenir dans le match.
Après cette faute, les Celtics vont presser un coup d’accélérateur. Que ce soit à longue distance ou dans la raquette, tout réussit aux C’s. Côté Lakers, c’est un véritable cauchemar et les fautes ne cessent de s’accumuler. L’impuissance défensive des californiens est de plus en plus visible, surtout lorsque les locaux signent un 13-0 run et que Leon Powe se met à marquer 6 points consécutifs pour finir le quart-temps! Le tout sur 3 dunks consécutifs, dont un coast-to-coast qui achève de ridiculiser la défense des Lakers…
83-61 pour Boston, 12 minutes à jouer, tout va pour le mieux. Powe continue de s’amuser dans la raquette californienne, obtenant des fautes à chaque passage, bien aidé par un KG qui retrouve enfin un semblant de réussite. A 7:27 de la fin, les C’s mènent 96 à 73 et commencent à faire tourner l’horloge des 24 secondes. A 1:03 de la fin, le public s’est calmé et pousse un “Ooooh!” d’horreur lorsque Radmanovic (après au moins 5 pas non sifflés) plante un dunk sur interception qui réduit l’écart à 4 petits points, 104 à 100. Not done yet.
L’explication? Un gros relâchement défensif des C’s qui se voyaient sans doute déjà gagnants. Cette inattention couplée à une réussite extérieure et à une bonne défense des californiens nous amène à une telle situation…
Heureusement Pierce garde la tête froide et marque un lay-up plus que crucial, avant de contrer un shoot à 3 points de Vujacic sur l’action suivante. Posey finit le boulot sur la ligne des lancers. Victoire par 108 à 102 points, sur ce qui aurait du être un blow-out : l’essentiel c’est que Boston mène désormais ces Finals 2 à 0.
Doc Rivers, que tout le monde s’attendait à voir dominé et ridiculisé par le Zen Master, commence à prendre ses marques dans ces playoffs. Phil Jackson n’a toujours pas réussi à prendre l’avantage tactique sur lui, ni à imposer son célèbre “mind game”…
La superbe performance de Powe est à placer au même rang que celle de Pierce, toujours aussi performant malgré sa blessure au genou. Si cette dernière l’a ralenti, Pierce a eu l’intelligence d’adapter son jeu et de préférer les tirs à mi-distance, ou bien de pénétrer dans la raquette mais de favoriser la visée ou la faute à la vitesse de pénétration. Parfait à 3 points (4/4), il a failli replanter un 3+1 (déjoué par un marcher). MVP des Finals pour l’instant, c’est l’évidence même.
Sans oublier l’énorme perf’ de Rondo, qui n’a marqué que 4 points mais qui a distribué 16 dishes, un record en Finals depuis que Magic a pris sa retraite!
La grande disparité aux lancers-francs fait débat dans les médias américains. Phil Jackson a montré qu’il était stupéfait que Leon Powe ait shooté 13 lancers-francs à lui seul, soit plus que toute l’équipe des Lakers (10 réussis sur 10 tentés). Les Celtics ont shooté pour leur part 38 lancers, soit un avantage de +28.
Vu comme ça on peut penser que l’arbitrage a favorisé les locaux, mais comme l’a dit Rivers il est logique que l’équipe qui s’est montrée la plus agressive et la plus présente dans la raquette obtienne autant de lancers. Il faut malgré tout reconnaître que plusieurs fautes auraient du être sifflées sur Kobe pour lui donner des 2+1 mérités, mais les arbitres sont restés muets.
Pour autant le match n’a pas été volé par l’arbitrage et les Celtics n’ont pas joué à 8 contre 5 comme on peut le lire sur tous les forums de Lakers’ fans. Il suffit de regarder le match pour voir que Leon Powe, si critiqué pour le nombre de lancers qu’il a obtenu, s’est vu offrir ces derniers par une défense des californiens bien trop axée sur le contact.
Les Lakers devraient se concentrer sur leurs problèmes défensifs plutôt que de se plaindre d’un arbitrage soi disant biaisé. Surtout lorsque l’équipe en question a bénéficié d’un avantage similaire et même plus conséquent (43 lancers contre 16!) lors du match 2 contre Utah.
2-0 face à des Lakers favoris.
Quoi qu’il en soit les Celtics ont fait leurs preuves lors de ces deux premiers matchs. Leur blow-out du game 2 a vite été oublié par le retour quasi miraculeux des Lakers, qui espéraient garder cette dynamique pour commencer le troisième match au Staples Center. Mais Phil Jackson l’a dit lui-même, trop de kilomètres séparent les deux terrains pour espérer conserver cette dynamique. Si les Lakers repartent plein d’espoir après avoir remonté un pareil déficit (24 points), on peut légitimement penser que les Celtics partent eux aussi avec une leçon en poche : les Lakers sont pleins de ressources, et pour remporter les deux matchs qui les séparent encore du trophée les hommes en vert devront jouer 48 minutes à fond, comme le préconise Doc Rivers.
Grand favoris de ces Finals après leurs éblouissantes performances en playoffs, les Lakers étonnent par leur manque de cohésion collective et par leur défense poreuse (surtout dans la raquette). Les Celtics, en position d’underdogs après des playoffs très décevants, ont désormais un gros avantage. On a presque envie de dire que c’est logique : l’équipe semble enfin avoir retrouvé son jeu et mis la barre encore plus haut en défense.
Kevin Garnett a annoncé que lui et les siens étaient prêts à “put the show on the road”. Autrement dit à gagner à L.A. On est prêt à le croire. Peut-être pas lors du game 3, ce qui serait vraiment signer la fin des Lakers, invaincus sur leur parquet. Mais sur les trois matchs disputés au Staples Center on peut faire confiance aux C’s pour en gagner au moins un.
On sait qu’un avantage de 2-0 n’est pas synonyme de titre (Dallas peut témoigner) mais en attendant il est bon d’apprécier à sa juste valeur le sérieux avantage qu’ont pris les hommes en vert sur leurs rivaux. Go Celtics!
Scoreboard à la fin du match
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Versus Celtics
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Recap Game 2
Powe’s Perf’
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Prochain rendez-vous Mardi 10 juin,
Celtics @ Lakers, Game 3
Srces: CL/NBA/Espn/LAT
“Why can’t America realize that falling in love with Kobe doesn’t mean breaking up with Michael?” Rick Reilly
Paul Pierce était l’une des clés de la finale… il l’a montré hier soir… « Beaucoup de choses ses sont passées dans ma tête » déclare-t-il, « je ne pouvais pas lâcher comme ça ». La capitaine de boston surmonte une blessure au genou et offre la victoire aux verts lors de ce Game 1 au Garden.
Pierce a grandi à Los Angeles, supportant les ors et pourpres. Aujourd’hui il joue pour Boston et tente d’assurer le titre à la ville la plus titrée d’Amérique. Après une sortie dramatique sur blessure au genou, Double P revient et fait basculer le destin du match. Victoire des locaux, 98-88. Une nouvelle page de l’histoire a été écrite, un nouveau moment dramatique a eu lieu. Le retour de Paul est à placer aux côtés du sky hook de Magic et de la faute de McHale sur Rambis. Just classic. Un come back à la Willis Reed! “Je ne tentais pas de l’imiter,” répond Pierce, “je suis juste heureux d’avoir pu revenir sur le terrain”.
Kevin Garnett a ajouté 24 points et 13 rebonds aux 22 unités de Pierce (7/10) et Ray Allen s’est fendu de 19 points pour compléter le Big Three des Celtics. Le 17ème titre de la franchis est en vu. A 6’49 minutes de la fin du 3ème quart temps, Kendrick Perkins s’encastre dans Paul Pierce. Cet accident vaudra quelques minutes de vestiaire au capitaine des Celtics qui sera escorté hors du terrain sur une chaise roulante. « Quand je suis tombé j’ai senti un craquement, » confis le capitaine des C’s, « je pensais à une véritable entorse, je ne pouvais plus bouger ma jambe. »« J’ai imaginé le pire » ajoute Doc Rivers lors de la conférence de presse, « lorsqu’ils l’ont porté hors du terrain j’ai tout de suite pensé au genou. » Tous ces moments de doute ont disparu quand Double P est revenu du vestiaire avec un élastique noir autour du genou et 5’04 minutes à jouer au chrono. En voyant son coéquipier revenir Garnett lève le poing et crie un grand « Yes !». « Tout le monde a trouvé un second souffle » avoue l’ancien de Minnesota, « c’était bon de le revoir parmi nous. » Bientôt c’est la sale qui suivra KG lorsque The Truth marque 3 paniers à trois points en 22 secondes faisant passer son équipe à 75-71. « Quand je suis revenu je pouvais prendre appuie dessus [genou], » assure un Paul qui boitait strappé d’une poche de glace autour de sa blessure pour rejoindre les journalistes , « je savais que je devais être là pour mon équipe ». Brian McKeon, docteur des Celtics, a confirmé que Pierce avait une entorse du genou, cependant le capitaine n’a pas voulu spéculer sur sa présence au game 2. « Je verrai comment je me sens demain et les jours suivants » conclut l’intéressé.
Kobe Bryant a mené son équipe avec 24 points (9/26) mais le MVP 2008 n’a pas semblé trouver la cible à l’image des deux rencontres face à Boston en saison régulière. KB24, qui tente de gagner son premier titre post Shaq, a cherché son rythme toute la soirée sur le terrain comme en conférence de presse : « J’ai eu de bonnes opportunités mais ça n’a pas voulu rentrer. » Derek Fisher et Pau Gasol ont ajouté 15 points chacun alors que Lamar Odom a scoré 14 unités. La défaite est lourde pour cette équipe de Los Angeles qui a toujours assuré 2-0 lors des 3 séries précédentes. Il faudra revenir vite et fort dimanche soir.
11 finale NBA entre les Lakers et les Cletics, la première depuis 1987, époque ou Bird et Magic foulaient encore les terrains. Si 20 ans ont passé, l’intensité, elle, est restée. Les deux équipes ont contesté chaque tir et plongé sur tous les ballons pendant 48 minutes. Bill Russell, Bob Cousy, Jerry West et le reste des grands noms ayant initié cette rivalité ont de quoi être fiers.
Les Celtics avaient donc leur destin en main après 3 quart temps (77-73), sous les « Beat L.A. » chants. Le run se poursuit dans le dernier quart et les locaux mènent alors de 8 points grâce à Posey et son adresse extérieure. Fisher et Sasha Vujacic remettent leur équipe sur les rails 86-82, mais Pierce relance d’un jump shoot et deux lancers (90-82). LAL revient une nouvelle et dernière fois à 6 points des verts quand Garnett, qui manque un nouveau tir (9 de suite), remonte férocement au cercle pour dunker un put back et arroger la foule. Boston l’emporte sur cette action révélatrice. Les Lakers s’inclinent une nouvelle fois dans la bataille au rebond (46-33), l’une des clés de la série.
Passant à côté de son match offensivement, Kobe Bryant décide d’élever son niveau de jeu défensif. Après l’extraordinaire sortie de banc de Sam Cassell (8 points dont 6 dans le second quart), Phil Jackson assigne sa star aux baskets du vétéran de 38 ans. Avec un Kobe off, LAL a su rester dans le match tout le long durant. Après la troisième faute de Paul, qui l’obligea à rejoindre le banc, les angelinos ont passé un 14-6 au locaux (4 points chacun pour Gasol et Odom), pour mener 51-46 à la pause. Fisher dirigeait alors ses troupes avec 13 points devant le capitaine Bryant.
Malgré leur manque d’expérience à ce niveau, les Celtics n’ont montré aucun signe de stress pendant ce game 1. Paradoxalement, c’est Kobe qui semblait déjouer avec 1/7 au tir très tôt dans la rencontre. Après un trois points de Ray Allen côté droit (19-14), les Lakers reviennent dans la partie suite à un panier de Jordan Farmar, un trois points de Vujacic et le second shoot primé de Kobe. 23-21 à la fin du premier quart temps ; L.A semble avoir son destin en main.
Durant les conférences de presse Phil Jackson a avoué son mécontentement concernant le coup d’envoi tardif. « Je sais que la ligue essaie de réunir les deux côté mais débuter une rencontre à 21h00 n’est pas un cadeau pour les joueurs. Ca les sort de leurrythme. Il y a d’autre moyen de faire ça » assure un Zen Master plus que jamais challenge par cette équipe de Boston. Entre 1987 et 2008 il n’a y pas seulement une rivalité qui est revenu au top. Lors des derniers affrontements entre Lakers et Celtics seulement 27 télévisions retransmettaient les NBA Finals. Aujourd’hui c’est près de 280 médias internationaux qui diffusaient ce Game 1… All eyes on them…
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NBA Finals Game 1
L.A Lakers @ Boston Celtics 88-98
Heroic Captain!
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Après avoir pris feu en début de troisième quart-temps, Paul Pierce a eu peur – comme tous les Celtics – de ne plus pouvoir jouer. Heureusement il a pu refouler le parquet pour renverser le cours du match en faveur de son équipe
On s’attendait à une rencontre de haut niveau entre les deux champions de conférence : le moins qu’on puisse dire, c’est que ce premier match a tenu toutes ses promesses.
Dès le début on sent la tension parmi les joueurs de chaque équipe. L’espagnol Gasol ouvre le score sur une passe de Fisher. Rondo rate son shoot, Kobe rate le sien : c’est Garnett qui ouvre le score des Celtics. Les locaux mèneront de 2 petits points (23-21) à la fin des douze premières minutes. Cassell s’illustre, après 3 séries de playoffs très décevants, en marquant plusieurs paniers difficiles.
En second quart-temps, chaque panier est rendu coup pour coup. Mais les Lakers commencent à creuser l’écart peu avant la pause, comme à leur habitude. Les Celtics sont très maladroits à 3 points (1/9 à la mi-temps). 5 minutes avant la pause, les californiens signent un 6-0 run pour reprendre l’avantage. Paul Pierce tente très peu de shoots (3 pour un seul converti), Ray Allen prend des initiatives mais ne les réussit pas toujours. C’est Garnett qui fait tout le boulot en attaque: il marque 8 points consécutifs pour cumuler 16 points à la pause. Les Lakers sont les maîtres du match à ce stade : 51 à 46 pour les visiteurs.
Ray Allen et Kevin Garnett ont eu des phases de réussite comme de calvaire en attaque mais ils ont répondu présents pour leur premier match de Finals.
On s’attend à ce que Boston remonte vite cet écart à la reprise pour bien revenir dans le match. Comme le dit Rivers à ses joueurs, il faut jouer défensivement à fond sur chaque action, et ne pas laisser les Lakers prendre l’avantage en fin de quart-temps.
Le capitaine des C’s, jusqu’alors invisible en attaque, décide de prendre les choses en main. Un lay-up converti, good. Puis un panier à 3 points avec une faute : Radmanovic est tombé dans le piège de Pierce, qui convertit son action à 4 points. 52 à 51, en moins d’une minute le capitaine des C’s leur redonne l’avantage!
Après un nouveau panier de Pierce, Garnett prend la relève avec deux shoots réussis : profitons-en, ça va ne pas durer. Après 6 minutes de jeu, le pire se produit : après un panier de Kobe qui donne 4 points d’avance aux visiteurs (62-58), Pierce s’effondre, touché au genou par le pied – imposant – de Perkins. Le capitaine n’arrive pas à se relever, il est obligé de quitter la salle en se faisant porter par ses coéquipiers et on le verra ensuite en chaise roulante… la salle se tait, les visages des C’s sont éteints. Ca sent le roussi et comme un malheur n’arrive jamais seul, Perkins quitte le parquet quelques minutes après, blessé lui aussi.
Rondo convertit un lancer-franc sur deux puis Ray-Ray prend ses responsabilités en l’absence de Pierce : il se démarque et plante un panier à 3 points pour l’égalisation, 62 partout. Garnett tente beaucoup de shoots mais plus rien ne rentre pour lui, la fatigue joue contre le Big Ticket, très impliqué défensivement. A 5 minutes de la fin, alors que Ray est en train de convertir deux lancers-francs, The Truth fait son retour surprise. Personne ne s’y attendait mais tout le monde est ravi : sur l’air de Rocky, le capitaine des Celtics refoule le parquet. Phil Jackson demande un temps mort pour essayer de diluer la frénésie qui vient de s’emparer du Garden.
En fin de quart-temps, après deux stops défensifs consécutifs, Pierce se voit offrir deux tirs démarqués à 3 points grâce à une bonne lecture offensive de Rondo. Bang, le capitaine met les deux. 5/5 dont 3/3 à 3 points en troisième quart-temps, 15 points pour P². The Truth is spoken. 77-73, avantage Boston à l’entame des douze dernières minutes.
Après deux minutes de jeu, Boston continue d’imposer son rythme. Garnett, toujours aussi impuissant en attaque, parvient à sauver une possession à la limite du retour en zone qui aboutira à un panier réussi par Cassell. 83-78, les C’s vont bien. Mais Doc va vite remplacer le vétéran, maladroit au shoot et sur certaines possessions, par Rondo (que le public réclamait : “We want Rondo!”). Les Lakers n’arrivent plus à marqur, obligés de prendre des tirs à distance. Les locaux ont retrouvé leur réussite à 3 points depuis les deux paniers consécutifs from downtown de Pierce, ce qui leur assure un avantage certain.
Mais les hommes en or et pourpre ne sont pas prêts de renoncer. Un panier de Fish’ suivi de deux points supplémentaires de Vujacic permettent aux visiteurs de calmer un peu le public : 86-82 pour Boston, 7 minutes à jouer. Heureusement la magie Kobe habituelle n’opère pas. Bryant n’arrive pas à marquer et tente des shoots difficiles. Quand il fait jouer ses coéquipiers, la réussite n’est pas plus au rendez-vous… Les Lakers sont dominés aux rebonds, notamment grâce à un certain PJ Brown. Le vétéran assure son boulot habituel. A 1:32 de la fin, Garnett, qui avait raté 8 shoots consécutifs, scelle le match sur une claquette monstrueuse. Gasol s’en souvient encore.
L’action qui scelle la victoire de Boston, une magnifique claquette dunk du Big Ticket sur Gasol.
Score final : 98 à 88, belle victoire des Celtics, qui mènent désormais 1-0. Les Lakers sont menés pour la première fois dans une série de playoffs cette année.
Pierce est sans aucun doute possible le MVP de la soirée : 7 shoots réussis sur seulement 10 tentés, un retour décisif de blessure, une grande implication… le capitaine des Celtics a brillé pour son premier match de Finals. Ray-Ray et KG ont répondu présents eux aussi, bien aidés par Rondo. Le banc a apporté 19 points contre 15 pour celui des Lakers, qui n’ont pu compter que sur Turiaf, Farmar et Vujacic pour marquer alors que côté C’s tous les remplaçants ont mis au moins un panier.
Prochain rendez-vous : dimanche soir à 3H!
Après cette importante victoire, les Celtics devront confirmer lors du game 2. Certains s’enflamment et voient déjà Boston remporter la série… on est loin de ce cas de figure.
Kobe Bryant a raté de nombreux shoots grâce à la bonne défense de Boston mais il n’était pas dans une très bonne soirée, ratant même des shoots ouverts. Il ne faut aucun doute que le MVP sera autrement plus dur à prendre lors du game 2. Pour autant on peut dire la même chose pour KG qui était inarrêtable en première mi-temps et qui a raté quasiment tous ses shoots en seconde mi-temps : cela n’arrivera pas deux fois.
La plus grosse inquiétude pour les hommes en vert, au delà des changements tactiques des Lakers, c’est de savoir si Paul Pierce pourra jouer le match. On penserait logiquement que oui mais après le match et la conférence de presse, P² semblait encore plus souffrant qu’avant. Les médecins du staff ont déclaré que d’ici au second match ils annonceraient si le capitaine est en état de jouer… Si ce n’est pas le cas, les Celtics sont dans une situation délicate. Mais on peut espérer qu’en deux jours le genou de The Truth ira mieux.
Drucci
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Scoreboard à la fin du match
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Versus Celtics
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Prochain rendez-vous Dimanche 8 juin,
Lakers @ Celtics, Game 2
Srces: CL/NBA/Espn/LAT
“Why can’t America realize that falling in love with Kobe doesn’t mean breaking up with Michael?” Rick Reilly
La saison NBA 2008 touche à sa fin et le drama commence. Bienvenue au plus près l’histoire de cette ligue ; Boston affronte Los Angeles en finale. Plus rien d’autre ne compte cette année, le paquet est mis, le rendez-vous est pris. L’extrême côte Est face à l’extrême côte Ouest, les spotlights face à la tradition, le Showtime face aux fondamentaux… on connaît l’histoire.
Sauf que les années ont passé et que le basket s’est uniformisé quelque peu. Aujourd’hui L.A versus C’s c’est toujours le “best of both world“, mais les équipes se ressemblent plus que jamais. 2 Big Three assoiffés de victoire et de gloire. Dans le coin gauche Odom/Gasol/Bryant, constellation presque imbattable, navire insubmersible, (8 petites défaites depuis l’arrivée de Pau), dans le coin droit, Garnett/Pierce/Allen, 3 vétérans qui veulent laisser leur trace, 3 guerriers prêts à tout laisser sur le parquet.
La série est très complexe à analyser. C’est certainement le premier round de ces P.O 2008 où les clés de la victoire sont aussi nombreuses que les chances de chaque équipe d’aller au bout. Pour grossir le schéma côté angelinos, il faudra avant toute chose assurer les écrans retards pour sécuriser le rebond de part et d’autre du terrain. Si LAL fait jeu égal avec Boston dans ce secteur, « I like their chances »… Bien entendu dans cette bataille isolée, le duel Lamar-Kevin sera le match poids lourd à regarder. LO fait de superbes Playoffs malgré sa baisse notoire face aux Spurs de San Antonio, mais le succès passera par son agressivité avant tout c’est certain. Pour stigmatiser le plus gros défaut des Celtics ; il faudra faire attention à chaque possession. Le pêché mignon des verts est de perdre pas mal de ballons et face à une jeune équipe qui en fait son gagne pain, la sanction pourrait être lourde. A surveiller ; le duel Fisher-Rondo. Derek à manger de biens meilleurs meneurs que l’intérimaire des Celtics (Rondo n’étant pas un vrai poste 1…) durant la post season. Nul doute que son « confiançomètre » au top lui donnera l’avantage pour les premiers games.
Ensuite (pour faire court), comment ne pas parler du MVP 2008 ? La tâche sera dure pour Beantown en défense. Kobe n’a jamais autant contrôlé son destin que cette année. Ni les Nuggets, ni le Jazz ou encore les Spurs n’ont pu venir à bout du Black Mamba. Posey et Ray Ray auront du pain sur la planche. Leur mission n’est pas de faire taire KB24 mais au moins de l’éloigner de la raquette, son spot préférentiel des Playoffs duquel il sévit avec une adresse insolente. Car si on doit caricaturer et comparer unminimum le jeu de Kobe en saison régulière et en P.O, on s’aperçoit très vite que la sélection de tir n’est pas du tout la même. Plus appliqué dans le triangle, plus fort vers le cercle et plus présent dans la peinture et en post up, le numéro 24 nous offre une post saison jordanesque dans ses choix. Cependant n’oublions pas ses difficultés à trouver des failles dans la défense du Massachusetts en saison régulière. A l’époque, la raquette des Celtics était encore impénétrable.
On finira sur l’opposition des bancs. On ne présente plus celui des ors et pourpres, l’un des plus jeune et plus prolifique de la ligue. A l’inverse celui des Celtics devra montrer qu’il peut step up de façon régulière. Enfin l’avantage du terrain. Si cette notion est encore floue pour Boston elle reste une valeur sure en Californie (aucun revers à la maison). Le format 2-3-2 pourrait pour une fois révéler ses pièges. A suivre donc…
Ah, et comment conclure sans parler du duel de coaches! Jackson face à Rivers? Ba voilà tout est dit! Le plus grand avantage de la série se trouve peut être ici comme face aux Spurs où la bande à Phil a littéralement pulvérisé Popovic dans tous les secteurs du jeu sauf les systèmes sur séquences. L’expérience de Jax, Hamblem, Shaw, Rambis, Winter et Jabbar devrait opérer à merveilles.
Mon prono ? 4-2 pour les Lakers en s’imposant dès le premier ou second match au Garden.
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Ceejay
It means I’m close. It means I’m ready ?
Tout d’abord, je veux remercier les Celtics. Ils m’ont fait vibrer, sauter, hurler, presque pleurer. Ils m’ont fait stresser pour autre chose que les exams, passer des nuits presque blanches à moi et mes voisins. Bref c’était le pied total. Je veux les remercier d’avoir donné l’opportunité à mon joueur fétiche, Garnett, de briller en Playoffs, et de jouer une finale.
Mais maintenant, j’en suis presque réduit à prier pour éviter le sweep. Oui oui, le sweep. Car Boston ne part pas favori, loin de là. Si les C’s m’ont rassuré en éliminant Detroit plus facilement que Cleveland et Atlanta, et en se dévirginisant à l’exterieur, les Lakers eux m’ont fait une énorme impression. Leur série la plus longue ? 6 matchs contre Utah, soit le même nombre de match que la série la plus courte de Boston. Ok, les Nuggets ont joué comme des quiches comparé à Atlanta. Mais Utah et San Antonio restent de très très gros poissons, et LA n’en a fait qu’une bouchée.
Voilà pourquoi j’ai peur, et que les Celtics doivent en faire autant. Mais la peur, ça veut dire qu’on y est presque, ça veut dire qu’on est prêt parait-il. Kobe a 4 finales et 3 bagues dans ses bagages, Fisher est bardé d’experience aussi. Le big 3 ? 0+0+0=0…
Le killer instinct de Bryant est incroyable, celui de Ray-Ray aussi… en saison régulière oui, mais en finale ? Surtout qu’il a bien galéré cette année en Playoffs. Si on prend les match-up du 5 majeur, le seul duel remporté quasiment à coup sûr, c’est Pierce vs Radmanovic… Garnett a toutes ses chances contre Odom, encore faut-il qu’il resiste à la pression, Ray ne pourra jamais contenir Kobe, Rondo peut faire des bons matchs contre Fisher, mais son manque d’experience va être critique. Quant à Perkins, je suis certain qu’il a le potentiel pour être un excellent rôle player défensif, à la Ben Wallace version Pistons ‘04, mais contre Gasol il va falloir se déchirer.
Le scénario catastrophe abusé serait un remake du Suns-Spurs du premier tour. Ronny plante un 3 points impossible en fin de prolongation, les celtes perdent sur le fil, se retrouvent avec le moral dans les chaussettes pour le reste de la série et les Lakers en finissent rapidement. Le scénario idéal ? Pareil mais avec Garnett à la place de Turiaf ! Et puis Pierce fait jeu égal avec Bryant, comme il l’avait fait face à James. Du coup Kobe retombe dans ses travers, monopolise la balle et shoote à profusion, en vain… comme Lebron.
Cette affiche oldschool, beaucoup de monde en rêvait (Stern le premier certainement). Les deux anciens jeunes prodiges KG contre KB, le DPOY contre le MVP, la défense rugueuse des vert et blanc contre l’attaque léchée des pourpres et or, East Coast vs West Coast (euh, ça c’est toutes les finales pareil en fait), les deux meilleurs bilans de chaque conference, et surtout une des plus grosses rivalités historiques de la NBA.
Si je me suis déjà préparé à une défaite, c’est pour n’être que plus heureux en cas de victoire, car au fond de moi, j’y crois.
The show must… hu-hum. We must stop the show !
PS : Tout à l’heure, j’ai oublié de remercier une autre franchise, Memphis. Cette finale Boston-LA, j’en rêve depuis un moment, et rien n’aurait été possible sans leur cadeau aux Lakers.
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Drucci
“Beat L.A” pour les nuls
Les Celtics de Boston contre les Lakers de Los Angeles, un match-up de Finals qui faisait rêver beaucoup de monde cette saison mais qui semblait relever du simple fantasme de fan. “Impossible is nothing” : d’ici quelques jours, ces deux franchises mythiques vont entamer les hostilités.
Ce qui est sûr, c’est que les rôles d’underdog et de favoris ont changé. Tout le monde voyait Boston accéder aux Finals sans problème(s) avant le début des playoffs. Le seul obstacle sérieux qui pouvait se dresser face aux C’s ? Les Pistons.
Les Lakers quant à eux étaient attendus au tournant et peu misaient sur eux à ce stade de la compétition.
Bien évidemment tous les pronostics ont été déjoués. Boston a souffert pour obtenir son précieux ticket vers les Finals alors que les californiens se sont tranquillement frayés un chemin vers le sésame tant désiré, humiliant au passage le Wild Wild West et les champions en titre.
Les favoris portent désormais les couleurs or et pourpre, n’en déplaise aux fans des Celtics.
Pour autant je ne me montrerais pas aussi pessimiste que Ceejay (un sweep? are you kidding me?). De nombreux analystes américains – pour ne pas dire tous – sont également persuadés que les C’s ne font pas le poids face à une équipe menée par un MVP qui a fait ses preuves et qui continue d’évoluer sur une autre planète.
4 matchs à gagner, c’est à la fois peu et beaucoup. Pour la première fois de leur carrière, Paul Pierce, Ray Allen et Kevin Garnett sont à deux doigts de remporter un titre. Inutile de préciser que l’adversité ne les effraye pas. Kobe est redoutable et bien assisté, mais les Celtics ont également de quoi faire peur.
Les C’s vont devoir se montrer encore plus concentrés que d’habitude sur la défense pour la simple et bonne raison que les Lakers sont la meilleure équipe offensive de ces playoffs. Une tâche qui s’annonce difficile quand le leader adverse s’appelle Kobe Bryant. Prise à deux ou défense d’homme à homme sur le numéro 24? Doc Rivers va sans doute décider d’alterner les deux tactiques La défense individuelle permettrait aux Celtics de se concentrer sur les autres Lakers, ce qui donnerait l’occasion à Kobe de prendre l’avantage offensivement mais de se retrouver seul en attaque. On l’a vu, lorsque Bryant n’était pas bien épaulé durant ces playoffs, la défaite était quasi-inévitable pour son équipe.
Les Celtics devront donc veiller à empêcher Odom, Gasol, Radmanovic et Fisher de s’enflammer. Il est bien évidemment impossible
de tous les contenir mais il faudra les forcer à prendre des shoots difficiles et limiter la circulation du ballon. Lourde tâche.
Les hommes de Beantown doivent faire attention à ne pas se reposer sur une avance trop importante. Les Lakers ont su remonter des déficits
de 20 et de 17 points face aux champions en titre, et les C’s sont connus pour se relâcher en fin de match…
Sur le plan offensif, les Celtics devraient normalement disposer d’un léger avantage. A certaines condtions, et pas des moindres. La première : que KG prenne l’ascendant sur Odom même si en toute logique le Big Ticket devrait être défendu par Gasol, qui avait fait du bon boulot face à Duncan. Dans les deux cas Garnett doit réussir à s’imposer sans quoi les options offensives des C’s seront limitées. Les Pistons n’ont pas su l’arrêter, alors on peut garder bon espoir.
Ray Allen, qui n’a plus de problèmes au shoot, est prêt à mitrailler les Lakers à longue distance ou à pénétrer dans la raquette. Le pick & roll devrait permettre à Jesus de se régaler, sachant que Phil Jackson n’est pas partisan des prises à deux, qui avaient posé problème à Ray-Ray face aux Cavaliers et aux Pistons (lors des premiers matchs). Néanmoins, si Kobe décide de défendre en priorité sur lui, le numéro 20 risque d’avoir des problèmes.
Troisième et dernière condition : le rôle offensif de Rondo et de Perkins. Le pivot des C’s devrait se concentrer sur les rebonds offensifs et marquer des “2nd chance points” ou attendre des passes décisives de la part de ses coéquipiers. Perk’ doit se montrer aussi agressif que lors du match 5 contre les Pistons. Rajon reste le facteur X. Capable de s’enflammer au scoring sur un match et de jouer collectif au suivant, il devra se montrer plus consistant et ne pas hésiter à prendre des initiatives face au très expérimenté et bon défenseur Fisher.
Finalement, le seul joueur des Celtics sur lequel on peut compter quasiment à coup sûr, c’est Paul Pierce. Le capitaine de Boston,
originaire de Californie, a déclaré après que son équipe ait remporté la Conférence Est qu’enfant il détestait les Celtics et supportait les Lakers. Mais les choses ont bien changé : c’est après avoir marqué 42 points (à 13/19) lors d’un match contre les Lakers, en 2001, que Pierce s’est vu attribuer le surnom de “The Truth” par Shaq.
Depuis, P² ne cesse de réaliser de grosses performances lorsqu’il affronte les Lakers. Sa moyenne, en 16 matchs de carrière contre L.A, est de 27 points par match et 10 lancers-francs tentés. Son agressivité est plus que palpable. On voit mal qui, chez les Lakers, pourra contenir Pierce. Si Kobe défend sur lui, Ray pourra rappeler à ses adversaires qu’il ne faut pas l’oublier. The Truth sera sans doute le meilleur marqueur de son équipe, ce qui est bon signe pour cette dernière.
La bataille des rebonds devrait être remportée par Boston, qui bénéficie ainsi d’un avantage non négligeable aussi bien en attaque qu’en défense. Perkins et KG devraient assurer la majorité du boulot. Comme HGO l’a rappelé pendant ces playoffs, les Lakers sont une des plus mauvaises équipes aux rebonds. Il convient néanmoins de se méfier d’Odom et de Gasol dans ce secteur.
J’aurais tendance à donner l’avantage au banc des C’s par rapport à celui des Lakers. Beaucoup considèrent ce dernier comme le meilleur de la ligue mais seuls Vujacic, Farmar, Walton (et Turiaf) émergent vraiment. Leur problème est leur irrégularité. Farmar et Vujacic peuvent changer le cours d’un match et se montrer inarrêtables sur un match pour se montrer quasiment inexistants au suivant. Walton entre aussi dans ce cas de figure mais il a beaucoup déçu cette année et n’a pas brillé en playoffs. Seul Turiaf reste vraiment régulier : il apporte une grande énergie et une bonne présence aux rebonds.
Côté Celtics, les remplaçants les plus réguliers sont Posey (très bon en défense) et PJ Brown. Sam Cassell devra se réveiller et recommencer à shooter normalement s’il ne veut pas rester sur le banc au profit de House, irrégulier lui aussi mais qui apporte une grande énergie à son équipe, à l’instar de Turiaf chez les Lakers. Leon Powe est le meilleur big man du banc des C’s,efficace en attaque et présent aux rebonds. Big Baby peut aussi se montrer important dans une rencontre, mais encore faudrait-il que Doc le fasse jouer plus de deux minutes par match.
Rivers doit mettre en place des rotations efficaces, qui ont fait leurs preuves, plutôt que de céder à la panique comme il l’avait fait au début des playoffs. Il ne fait aucun doute que son manque d’expérience (c’est la première fois qu’il dépasse le premier tour de post-season…) va jouer face au Zen Master, qui va pouvoir donner de cuisantes leçons de coaching au Doc.
Pour autant le coaching ne suffit pas à gagner une série, même s’il joue un rôle important. En 2004 Larry Brown avait bien réussi à faire gagner ses Pistons face à des Lakers coachés par un Jackson à 9 bagues… hélas Doc n’est pas Brown.
Enfin, un petit mot sur l’avantage du terrain qui pourrait presque être un désavantage pour Boston. Le format retenu pour ces Finals est celui du 2-3-2.
Les Celtics commenceront donc la série en jouant deux matchs sur leur parquet avant d’en jouer trois au Staples Center et de revenir pour le dernier ou les deux derniers (si nécessaire) au Banknorth Garden. Les C’s doivent donc impérativement gagner les deux premiers matchs sur leur parquet s’ils ne veulent pas se mettre en position d’élimination à Los Angeles. Il faudra aussi gagner à l’extérieur pour ne pas retourner à Boston dos au mur (menés 3 à 2 en supposant que les C’s perdent les 3 matchs à L.A).
La tâche s’annonce difficile face à des Lakers invaincus à domicile, mais pas impossible. Pour être champion NBA, il faut de toute façon
savoir gagner loin de chez soi.
Quoi qu’il en soit ces Finals s’annonce captivantes, le spectacle sera au rendez-vous et il ne fait aucun doute que l’intensité sera le maître mot de cette série. Go Celtics!
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Médias
Practice avant les Finals
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On sait depuis longtemps dans le sport que l’histoire est un éternel recommencement. Les grandes équipes ne meurent jamais, les grandes victoires forment un cycle. Boston de retour au top après des décennies, Los Angeles qui entame et réaffirme des envies de dynastie au début du millénium et San Antonio qui ne gagne toujours pas lors d’une année paire… 2008 fait date dans l’histoire des Lakers. Les jeunes loups ont sorti les crocs pour faire fuire les champions en titre. Non pas 4-3, ni 4-2 mais bel et bien 4-1 lors d’une série plus pauvre qu’attendue. Les Spurs ont appris à connaitre leurs limites face au renouveau or et pourpre. Let the new Purple Reign begins.
Les Lakers soulèvent enfin un nouveau trophée de champions de conférence, synonyme de qualification pour les NBA Finals 2008. Un précieux ticket inconcevable encore il y a quelques mois, semaines, voire jours pour certains (dont moi). La quête touche bientôt à sa fin… Et si contre toutes attentes comme en 2000, LAL soulevait le titre mi-juin (Phil Jackson ne s’attendait pas à gagner aussi rapidement en arrivant à L.A – NDLR) ?
Kobe Bryant s’est assuré du destin des siens hier soir et ce, de la plus belle des manières. A l’image du game 1, il laisse “filer” le chrono avant de passer la seconde puis d’enclencher la troisième, profitant de l’épuisement physique de ses vieux adversaires. Il score pas mois de 17 points dans le dernier quart temps pour atteindre son plus grand total sur la série: 39. Après avoir signé la plus grosse remontée des Playoffs 2008 lors du game 1 au Staples Center, les californiens récidivent avec la 4ème perf’. Un début de rencontre horrible place les Spurs en tête de 17 points avant la mi-temps. Les locaux réduisent le score à l’approche de la pause avant d’engloutir les défunts noirs et blancs. 100-92 LAL… Sans Antonio part en vacances prématurément. L’heure est aux ajustements pour les Texans. Les habitudes ne changent pas pour les Lakers. Ils obtiennent une nouvelle semaine de repos avant le début des finales prévu pour jeudi prochain. Ils affronteront le vainqueur de la série opposant les Celtics de Boston aux Pistons de Détroit.
“C’est un accomplissement énorme” jubile Bryant qui rejoint les NBA Finals pour la 5ème fois de sa carrière, “l’ouest était au top. Nous sommes tous excités et fiers de cela. Maintenant il est temps de passer aux choses sérieuses et voir si nous pouvons finir tout ceci“. En recevant un nouveau trophée Kobe Bryant a explosé de joie devant son public. Le MVP 2008 est aux anges. Jerry West lui fait les plus beaux compliments lors du bain de foule avant que Mitch Kupchak ne vienne glaner le titre. KB24 embrasse publiquement son GM. Une image encore surréaliste aujourd’hui. Pourtant rien ne peut mieux aller à Lalaland. Les Lakers terminent la course à l’ouest avec un impressionnant bilan de 12-3, dont un parfait 8-0 au Staples Center, salle dans laquelle ils ne se sont pas inclinés depuis 2 mois!
“Mon cœur bat encore très vite, fort de l’adrénaline générée par cette rencontre” avoue Odom auteur de 13 points et 8 rebonds. “Peut être qu’en m’asseyant et en mangeant un morceau je réaliserais ce qui vient de se passer.” LO va connaître sa première finale NBA, tout comme 85% de l’effectif. Gasol met la main à la patte et termine la rencontre avec 12 points et un record en carrière de 19 rebonds. L’espagnol a connu quelques déconvenues niveau tir. Il affichera un piteux 2/9 à la fin du premier quart.
San Antonio a lutté, bataillé, sué pour rester en tête et s’offrir une once d’espoir en revenant au Texas. Mais comme lors de la plupart des matches face aux Lakers, l’illusion fut de courte durée. Les texans se sont fait dévorer par les Lakers. Il n’y a pas photo. TP part sur 23 points à 50% (11/22) et Duncan brille par ses stats (non par sa prestation), fort de 19 unités (7/19), 15 rebonds et 10 passes, certainement le plus mauvais triple double de sa carrière. Le plus inefficace aussi. Finley sort de l’anonymat et marque 13 points, suivi par Barry et Thomas avec 11 chacun. Seul Ginobili passe véritablement à côté. Encore. 9 points à 3/9 aux shoots. “Nous devons juste se renforcer et revenir l’an prochain” affirme Duncan, ” j’ai apprécié ce que nous avons fait cette saison. Nous n’étions cependant pas assez bons pour conclure.“
La foule s’est levée pour applaudir leurs héros. L’équipe se rassemble alors au milieu du terrain, arborant fièrement t-shirts et casquettes de champions de conférence. Un nouvelle poussée dans l’histoire. “Nous envisageons chaque adversaire (Detroit/Boston) avec beaucoup de respect” déclare le coach aux 10 bagues de champions, “malgrè tous les efforts que cette ligue fournie pour faire du trophée de champions de conférence un évènement, ça ne représente pas grand chose à côté du gros lot devant nous.” Popovic quant à lui pointe la défense de son équipe et l’attaque des Lakers comme ses principaux bourreaux. Il n’hésite pas à féliciter le travail effectué par les Lakers de chaque côté du terrain. “La meilleure équipe a gagné” confesse Pop le gentleman, “vous entamez une série en 7 matches, vous en gagnez 4, vous êtes les meilleurs.” Une fois encore, une série entre ses deux équipes se termine dans le plus grand respect, en témoigne les chaleureuses embrassades qui ont suivies le buzzer final.
23ème finale pour Los Angeles, 29 si on compte celles disputées à Minneapolis. 14 (9 à L.A, 5 à Minneapolis) succès pour 15 revers, il est temps d’équilibrer la balance! Lakers et Celtics se sont affrontés 10 fois pour la couronne suprême. Boston a remporté les 9 premiers duels, L.A les deux derniers (en 1985 et 1987). Qui a dit que l’histoire était un éternel recommencement déjà ?
Scoreboard à la fin du match
Médias Versus Spurs
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La video du jour Recap du Game5
Fin du match
Reverse de Famar
Prochain rendez-vous
NBA Finals !!!
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“Why can’t America realize that falling in love with Kobe doesn’t mean breaking up with Michael?” Rick Reilly
On aurait pu refaire le match 1000 fois, le résultat n’aurait pas été différent. Lakers versus Spurs c’est la confrontation du meilleur basket que la NBA puisse offrir en ce moment. Cette victoire de Lalaland tient à un petit rien fait de grands tout. Derrière chaque décision, chaque panier, chaque défense il y a des hommes tapis dans l’ombre. Hier soir le match ne s’est pas joué sur le terrain mais sur chaque banc. Phil Jackson face à Greg Popovic ; un duel aussi spectaculaire que légendaire. Malheureusement pour San Antonio L.A possède autant de grands noms sur le terrain qu’en dehors. C’est cette équipe Shaw/Cleamons/Rambis/Hamblem/Winter qui peut se vanter d’un nouveau succès et pas une autre. Et si la faute sur Barry au buzzer vous laisse d’abord pantois puis révolté, je répondrais comme la plupart des sites spécialisés ce matin : « Brent Barry should have gone to the line at the end of Game 4, but the Spurs didn’t deserve to beat the Lakers.»
Autopsie d’une série bien engagée pour les ors et pourpres.
Kobe Bryant s’est retourné et s’est trouvé seul face au panier. Il accélère avant de dunker puissamment de la main droite. Le tournant du match vient d’avoir lieu. Alors que les locaux remontaient pour la énième fois le score et tentaient de dépasser leurs adversaires, Oberto perd le control du ballon en essayant de le remettre en mains propres à Ginobili. Il laisse échapper le cuir dans sa partie du terrain. KB24 intercepte. Vous connaissez la suite. Cette action reflète toute l’incapacité des Spurs sur 48 minutes à remonter puis tenir tête aux leaders de l’ouest. Une action à l’image d’une équipe pourtant championne en titre : très poussive.
Une victoire sépare désormais les Lakers des NBA Finals 2008 ; qui l’eut cru ?Une finale durant laquelle ils pourraient rencontrer leurs légendaires adversaires en verts, ou leur pire cauchemar en bleu. « C’est un grand pas pour nous » déclare Kobe Bryant auteur de 28 points et 10 rebonds dans ce qui reste peut être sa plus mauvaise performance de la série aussi paradoxale puisse-t-il paraître. « Ce soir nous sommes venus et avons accomplis beaucoup de choses pour remporter une victoire dans cette salle, dans ce match si particulier. C’est énorme pour nous. » Enorme oui. Les jeunots sont sur le points de sortir l’équipe pratiquant le meilleur basket de la ligue, mais plus sur 36 minutes.
La première défaite à la maison est rude pour San Antonio. Seuls leurs adversaires restent parfaits dans leur stadium, rendant logiquement la rencontre de vendredi soir encore plus inaccessible. Mais comme je le répète depuis des semaines maintenant ; si une équipe peut se sortir de ce genre de situation, c’est bien celle de Pop. La finale de conférence ouest 2008 ne sera pas terminée avant que le buzzer signalant la 4ème victoire d’une des deux parties ne retentissent. Que ceux qui doutent encore se repassent le Game 4.
Lamar Odom se rattrape un peu en marquant 16 points dont la moitié dans le hot hot 4ème quart temps. Un match en demi teinte mais une présence indéniable dans les moments chauds, en témoigne sa belle série aux lancers francs down the strech. Gasol complète le scoring avec 10 points et 10 rebonds tandis que Vladimir Radmanovic ajoute 11 unités. « Je suis resté concentré et me disant que ce match allait être long » affirme Odom. L’attaque des Lakers ne montre pas forcément de grandes choses à part une exécution parfaite contrairement au Game 3. Cependant la défense a souvent égalé voir dépassé la référence en la matière : celle de S.A. A l’image de Gasol qui étouffe Ducan (29 points et 17 rebonds mais 26 tirs tentés !!! – trop pour un pivot) les californiens montent en puissance et rendent chaque attaque adverse plus difficile. Si Brent Barry a bien failli être le sauveur d’un soir (23 points en 27 minutes – 7/14), Finley et Manu Ginobili ont encore une fois disparu. La raison principale ? Sasha Vujacic aka The Machine. Comme lors du Match 2 à Los Angeles, le shooteur fou des Lakers étale son talent défensif qui avait sa belle réputation en Europe. Une seconde dimension intéressante qui offre de nouvelles dispositions au Zen Master et son staff. Brian Shaw (coach des ailiers – NDLR) a pu envisager de nouvelles combinaisons avec la seconde unit.
L.A a mené la partie de bout en bout en laissant apparaître de rares faiblesses. Une bataille épique qui s’élèvera un peu plus encore lors du money time qui se terminera sur une tentative de game winer de Barry à trois points (93-91 LAL). Tentative manquée après une « légère » faute de Derek Fisher avant le tir qui aurait certainement offert une prolongation aux locaux et accessoirement une 100 chance de revenir dans ce match. Mais les briscards le savent bien, ce type de faute n’est jamais sifflé à ce niveau de la compétition. « Ils ne siffleront jamais cette faute en finale de conférence » confirme Barry après coup, « Peut être en saison régulière, mais cette faute ne doit pas être sifflée en finale de conférence. » Fin du débat côté Spurs, la rencontre ne s’est pas perdue ici aussi injuste cette décision soit-elle. « Si j’étais arbitre je ne sifflerai pas cette faute moi-même » enchérie Popovic en parfait bon joueur. Un sentiment renforcé par la partie adverse lorsque Fisher déclare ne pas avoir douté une seule seconde sur la décision arbitrale. « Je pense que nous nous sommes simultanément cognés et qu’il y a eu contact, » déclare le meneur des Lakers, « mais je n’ai pas couru puis bousculé Barry. » Une déclaration discutable puisque Fisher sort véritablement de ses appuies sur la feinte de Brent. Néanmoins, cette séquence ne mérite pas de coup de sifflet dans de telles circonstances selon les différents acteurs.
L’arbitrage a été dur, c’est le moins qu’on puisse dire (sans isoler cette décision). On ne peut pas dire sur ce match 4 que LAL est été avantagé de quelques manières que ce soit. Crawford ou pas, San Antonio jouait bien à domicile hier soir. Les preuves sont aussi flagrantes que Odom et Fisher à 3 faute à la mi-temps, que Kobe Bryant qui ne shoot qu’un tout petit lancer franc sur 2 matches dans le Texas (que Bowen défende bien est une chose, qu’il reste parfait face au meilleur joueur de la ligue en est une autre et en fait automatiquement le DPOY 2008), que Duncan qui marche sur une bonne partie de ses doubles pas (le pire est a venir sur son dunk en position de trailer…) ou que Lamar qui se voit siffler un goal tending imaginaire sur TP remettant San Antonio dans le match à une poignée de secondes de la fin. Battre les champions en titre dans ces circonstances et un travail de Titans préparé en amont par un staff à l’expérience cumulée légendaire.
Car LAL est rentré dans la partie comme pas deux. Un 22-8 pour ouvrir le bal et les Lakers prennent la tête de la course sans jamais se faire doubler. Les Spurs reviennent pourtant à 2 longueurs dans le 4ème (81-79) mais les visiteurs enchaînent un 7-0 salvateur. « Je leur ai dit à la fin du match qu’ils avaient joué avec une énergie extraordinaire » confesse Phil Jackson, « revenir au AT&T après une telle déroute et prendre le match en main en jouant avec une telle énergie, je pense, nous a porté et permis de répondre à chacun de leur retour au score. »
Tony Parker ajoute 23 points au total de Tim. Le Big Three (amputé d’El Manu) permet aux Spurs de revenir pas moins de 5 fois à égalité. Ils n’ont jamais trouvé le moyen de passer devant. Impuissants, comme sur la tentative de Barry au buzzer. « Nous sommes évidemment dans le trou » déclare Duncan mené 3-1 en finale de conférence pour la première fois de sa carrière. La bataille aux rebonds a été déterminante également. Les Lakers s’imposent 46 à 37 dans ce duel entre les deux plus mauvaises équipes dans ce secteur depuis le début des demi-finales de conférence. Le rebond offensif fut le plus marqué. 11 prises pour les visiteurs ont mené à 20 points sur les secondes chances. San Antonio est seul responsable de cette défaite. Pourtant Tim Duncan and co ont soigné leurs lancers francs pour rester dans la partie (24/26).
Il va falloir batailler dur pour ne pas disparaître de la course au titre dans le Texas. Sur la côte californienne rien n’est joué n’ont plus même si les livres d’histoires qualifie déjà le Lakers en finale. Le champion en titre est à terre. Tuons le avant qu’il ne se relève ! Rendez-vous jeudi soir au Staples Center…
Scoreboard à la fin du match
Médias Versus Spurs
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La video du jour Recap du Game 4
HyperDunk Promo 2
Bonus:
[05-25-08] TNT’s Best of Inside Trax ‘08 Playoffs (Miked Up) by lakersfan722
Si Manu Ginobili est passé à côté de ses deux premières rencontres, il ne manque pas la troisième. Après avoir reconnu ses tords dans la presse El Manu enfile son costume de lumière au AT&T Center et porte son équipe sur ses épaules. Les Spurs battent les Lakers et reviennent à 2-1 dans cette finale de conférence qui comme prévue, elle loin d’être terminée.
Il l’avait promis dans la presse aux fans, à ses coéquipiers, à son coach et à lui même: il se rattrapera à la maison. Signe des grands joueurs, son envie et sa détermination rencontre sa performance. Pas de grandes phrases à la Arenas pour rien ici, place aux paroles de champions. D’ailleurs sa performance de la veille ne surprend personne non plus. “Il est un tel compétiteur” confirme Greg Popovich après les 30 points de son ailier qui ont permis à San Antonio de s’imposer 103-84 face aux Lakers. “Il nous a porté à bout de bras, s’est battu dans tous les domaines… Il a confiance en ses capacités”. L’argentin marque 5 des 10 trois points de son équipe et a multiplié les pénétrations ingénieuses pour éviter aux champions en titre d’être mené 3-0. Un déficit qu’aucune équipe dans l’histoire de ce sport n’a su remonter. “J’étais trop stagnant lors des premiers matches” analyse le meilleur 6ème homme 2008, “Je n’ai pas eu l’impression de jouer mon jeu… j’ai mis le premier shoot et je me suis senti bien. La suite a été facile.”
Les Lakers mène toujours 2-1 avant de retourner à San Antonio pour le Game 4.
Tim Duncan, auteur de 22 points, 21 rebonds et 5 passes a bien secondé le maître de cérémonie, même si pour lui la tâche fut plus dure, Gasol puis Odom s’étant relayés sur l’intérieur en blanc. Parker quand à lui ferme le scoring du Big Three avec 20 unités et 5 passes. Les Spurs, comme les Lakers, sont toujours invaincus à la maison en Playoffs.
Côté LAL la soirée fut longue. Après un bon premier quart temps (24-21 LAL), le triangle laisse place à l’opportunisme et les individualités. Si Kobe Bryant, auteur de 30 points (13/23) 5 rebonds et 3 interceptions, montre le chemin face à un Bowen dépassé, les “Bryannaires” ne suivent pas avec autant de réussite. Pour preuve les 15 ponts de Gasol à 7/18 aux tirs ou pire, les 7 petits points de Lamar à 2/11! KB24 ne désespère pas pour autant. Comme son mentor Phil Jackson, il voit dans cette défaite une opportunité de reprendre les devants lors du Game 4. “C’est une bonne expérience pour nous de se faire botter les fesses de la sorte face aux champions en titre,” dit le MVP 2008, “je pense que nous avons beaucoup grandi ce soir”. “Grandir” le verbe est lâché. Face à une équipe aussi expérimentée que S.A l’expérience entre aujourd’hui en jeu pour les californiens.
Le manque d’exécution offensif reste la catastrophe de la soirée. Si Los Angeles a pu montrer de belle chose (un triangle parfait au début du 3ème quart qui voit Radma offrir un caviar à Odom en dessous, suivi d’une seconde phase durant laquelle Odom lobe la balle en fin de système pour Gasol) le manque de passe décisive stigmatise les problèmes offensifs rencontrés. 13 petits caviars (dont 6 pour Odom) contre 22 pour les texans. LO admettra plus tard avoir connu une off night (doux euphémisme).
Quand rien ne va rien ne va. Les lancers francs étaient à l’image de certaines rencontres face au Jazz: un véritable problème. 8/17 pour l’équipe et seulement une tentative pour Kobe Bryant sur l’ensemble de la partie. Qui parlait de favoritisme pour les Lakers?
Les locaux ont pris l’avantage dans le second quart temps et n’ont plus jamais été inquiétés malgré un dernier run lancé par Kobe.
“Ils étaient frais et ont joué avec beaucoup d’émotions et d’énergie” déclare Phil Jackson, “Ils étaient rapides sur tous les ballons.”
69-57 S.A avant d’entamer le 4ème quart temps. Les Spurs mettent la gomme et démarrent par un fatidique 12-4. TP donne même 20 points d’avance à son équipe sur un lay up à 8 minutes de la fin du match. Kobe fait ce qu’il fait faire: tenter de faire basculer la rencontre à nouveau. En 2′30 il rentre 4 trois points au nez et à la barbe de la défense. 88-76 S.A à 5 minutes du buzzer. Les ors et pourpres ne se rapprocheront pas plus.
Jordan Farmar score 10 points et confirme sa bonne forme du moment face à Tony. Ginobili aura été le poison des visiteurs lors de ce maudit Game 3. Il creuse l’écart à lui tout seul lors de la premièere mi temps. 5/6 à trois points pour lui et San Antonio passe un 28-15 à leurs adversaires. Il faudra être prudents demain soir et couper toute envie de retour aux briscards du Texas….
Scoreboard à la fin du match
Médias Versus Spurs
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La video du jour Recap du Game 3
Prochain rendez-vous Mardi 27 mai,
Lakers @ Spurs Game 4
Srces: CL/NBA/Espn/LAT
“Why can’t America realize that falling in love with Kobe doesn’t mean breaking up with Michael?” Rick Reilly
Les Lakers étaient de trop pour les vieillissants Spurs hier soir. Parker parlait sur son site d’accélérer le tempo, mais face à une bande de morts de faims excellents dans le up tempo, la tâche est plus compliquée… Si le moral était déjà bas après un match 1 « donné », prendre 30 points au second est une douche froide pour le bande à Pop. Score sans appel, blow out total ; 101-71 pour les locaux.
Kobe Bryant score 22 points et Lamar Odom en ajoute 20 assortis de 12 rebonds pour assurer un bon 2-0 face aux champions en titre. Dès demain la série reprendra son cours dans le Texas. Jusqu’ici les angelinos ont remplis leur contrat. Car plus que les Lakers il faudra écrire une nouvelle page de l’histoire pour espérer revenir et passer côté Texans. Seulement 14 équipes sur 222 ont réussit à revenir d’un tel déficit à ce niveau de compétition dans l’histoire de la ligue, ajouté au fait que Phil Jackson affiche un 100% en Playoffs lorsqu’il remporte le premier match d’une série. Les jours passent et les batailles deviennent difficiles pour Duncan and co. Mais à l’image des Lakers du début de décennie, si une équipe peut défier de tel record, c’est bien celle des Spurs d’aujourd’hui. LAL reste la seule équipe invaincue à la maison avec les Spurs jusqu’ici. « Nous sommes confiants » déclare Duncan, « nous sommes une très bonne équipe à domicile, mais c’est vrai que nous n’arrivons pas à la maison dans les conditions idéales » conclut-il. Tim Duncan termine la partie avec seulement 12 points et 16 rebonds, seul Parker le devance au scoring avec 13 unités… un boxscore qui en dit long sur la performance des visiteurs hier soir. Les Spurs restent sur un 6-0 à la maison en Playoffs, mais surtout un 20-2 avant la post saison.
Phil Jackson rappelle que Los Angeles a fait son job en remportant ses deux matches à la maison, et que la série commence demain où il faudra essayer de prendre une précieuse victoire loin de Lalaland. « Nous savons que rien ne se passera tant que nous ne gagnerons pas chez eux » martèle le coach des ors et pourpres à la presse.
Les Lakers n’ont jamais été mené hier soir, prenant les devant rapidement avec un 5-0 d’entrée de jeu. La rencontre basculera à deux minutes de la mi-temps durant lesquelles les californiens passeront un 9-0 à leur voisin texans. San Antonio ne reviendra plus. Ils repartent même dans leur travers des 3èeme quart temps ratés comme face aux Hornets de New Orleans. En encaissant un +8 sur cette période. Kobe reprend du service au même moment, comprenant l’enjeu psychologique de ce 3ème quart temps. Il inscrit 7 points dans les deux premières minutes. Odom relance de la même somme et LAL inflige un 20-10 à leurs adverses. 74-57 en entrant dans le 4ème quart. Plus personne n’y croit du côté des men in black. La seconde unit terminera la travail lors de ces 12 minutes. Une fête pour les fans qui auront l’occasion de chérir le retour de Trevor Ariza sur les parquets.
Jackson et Popovic sont au moins d’accord sur une chose: S.A a vécu une off night.
Le banc a été l’une des clés de la rencontre côté Lakers. Farmar sort enfin une performance digne de ce nom face à Tony Parker et inscrit 14 points. Fisher oublie lui son 1/9 du premier match et rentre 4 de ses 5 tentatives pour 11 points. Agressif très tôt dans la partie, il a fait la différence face à un TP peu inspiré. Gasol se fend d’un petit 10 points, 7 rebonds et participe tout de même à l’orgie offensive de son équipe qui a shooté à pas moins de 55% (contre 34.5% pour S.A) LA bataille au rebond fut remporté également par les locaux, 44 à 36. « J’espère que le meilleur reste à venir », déclare Lamar Odom en conférence de presse, « pour le moment nous sommes dans un état d’esprit qui cherche la perfection. Nous avons bien joué ce soir mais nous voulons jouer encore mieux ».
Personne ne sort du lot pour San Antonio et personne ne tire l’équipe vers le haut. A l’inverse, Manu Ginobili (3/13 au premier match) tire plutôt vers le bas. 2/8 pour l’argentin hier et seulement 8 points. Son retour sur le banc aura été inefficace. On parle de sa cheville meurtrie en saison comme une plausible explication. Une cheville qui n’a pas semblé le déranger pour couper la tête des frelons. « Je prends ses deux défaite personnellement » déclare-t-il à la presse, « Nous devrions revenir avec 1-1 sur la série. J’ai besoin d’élever mon niveau de jeu lors du Game 3 ». Le rendez-vous est pris.
Scoreboard à la fin du match
Médias Versus Spurs
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La video du jour Recap du Game 2
Kobe Bryant MVP Tribute by Fusuyballer
Prochain rendez-vous Dimanche 25 mai,
Lakers @ Spurs Game 3
Srces: CL/NBA/Espn/LAT
“Why can’t America realize that falling in love with Kobe doesn’t mean breaking up with Michael?” Rick Reilly
Un scénario hollywoodien pour ce premier match des finales de conférence lors duquel les locaux ont fait leur cinéma. Vous vouliez du drama? En voici en voilà! Pour les fans de Lalaland qui ont veillé tard cette nuit la torture était au rendez-vous. Les angelinos comptaient jusqu’à 20 points de retard avant d’amorcer une remontée extraordinaire face aux champions en titre. Une fois encore, le MVP 2008 n’est pas étranger à ce succès…
Avec seulement deux petits points à la pause (1/3 aux tirs), Kobe Bryant laisse son maillot de “facilator” au vestiaire (5 passes en 1ère mi temps) et revient avec celui de finisseur pour écrire une nouvelle page de sa légende et battre les Spurs. Parallèlement, il laisse également sa paire d’HyperDunk au placard et la troque contre une paire de Kobe Zoom 3… mauvais présage pour les visiteurs…
25 de ses 27 points verront le jour dans le 3ème et 4ème quart temps, avec un jump shoot à 23.9 seconde de la fin du match faisant passer son équipe devant pour la première fois de la rencontre (87-85). Les Spurs aident un peu les californiens en sortant une performance inhabituelle dans ce dernier quart, laissant le chemin de la victoire à leurs adversaires. Ils manquent ainsi la reprise de l’avantage du terrain. “Kobe a montré au monde qu’il faisait confiance à ses partenaires lors de la première mi-temps” déclare Greg Popovic, coach des Spurs de San Antonio, “voilà pourquoi il a fait 5 passes. Il testait ses partenaires pour prendre la température du match. En seconde période, il est parti au boulot“. KB24 terminera avec 27 points, 9 passes et 5 rebonds et affichera un joli 10/18 lors des 24 dernières minutes. “Je sais que je suis capable de ce genre de push et j’ai su de suite que je pouvais remettre l’équipe sur les rails, remettre le score à 10 points des Spurs pour qu’ils soient à notre portée.” affirme Kobe lors de la conférence de presse, “En première mi-temps nous étions un peu rouillés, hésitants [...] C’est énorme pour nous d’effacer un déficit de 20 points face aux champions en titre.“
Bruce Bowen avait une fois de plus la lourde de tâche de garder Kobe Bryant, mais n’a pu contenir les assauts du Black Mamba après la pause. “Il les a porté.” déclare Bowen, “Nous avions une excellente opportunité et nous l’avons laissée filer. Je suis très déçu” conclut-il.
La match 2 aura lieu ce vendredi au Staples Center avant que la série prenne son envol pour San Antonio. Les Lakers sont encore invaincus à la maison durant ces Playoffs 2008 et comptent le rester demain encore. Ils restent sur 13 succès consécutifs sur leurs terres. La série aurait pu s’arrêter hier soir mais la performance du numéro 24 couplée à l’incapacité des Spurs à convertir un tir dans le 4ème quart temps prolonge ce run. Les hommes de Pop se sont en effet inclinés 24-13 dans les 12 dernières minutes, affichant un horrible 3/21 aux shoots dont 1/9 à trois points. La défense des ors et pourpres a haussé le ton au bon moment.
La capitaine a bien été épaulé par Pau Gasol auteur de 19 points et 7 rebonds, tandis que Radmanovic et Vujacic ajoutaient 10 points chacun (à 100% pour le premier). Odom passe lui à côté de son match avec seulement 8 points et autant de rebonds. Pourtant Phil Jackson avait en partie parié sur Gasol pour défendre Duncan afin de laisser un peu d’énergie à la troisième option offensive de la maison. Face au Jazz de Utah, Lamar a simplement été énorme. Hier l’agressivité n’était pas au rendez-vous.
Côté Spurs c’est Duncan qui reprend le leading. 30 points assortis de 18 rebonds pour le double MVP. TP9 suit bien avec 18 points, 10 rebonds (beaucoup de rebonds longs…) et 6 passes, mais ne pèse pas sur la fin de rencontre. Bowen ajoute lui 12 unités et Ginobili pointe aux abonnés absents avec 10 petits points à 3/13 aux tirs. L’argentin a été pris de près en défense par Sasha Vujacic, ce qui a permis à Kobe de reposer ses cannes pour prendre le match à son compte offensivement. “Sasha devait arrêter Ginobili et il l’a fait avec brio” s’exclame Phil Jackson, “Il a connu des parties plus brillantes offensivement mais défensivement c’est de loin sa meilleure performance.” La Machine a joué pas moins de 31′30 minutes hier soir, soit un record en P.O pour le jeune shooteur.
Les Lakers ont eu le droit à 5 jours de repos en venant à bout du Jazz en 6 rencontres tandis que les Spurs, qui ont éliminé les Hornets lundi et ont dormis dans l’avion le soir même à cause d’une panne mécanique, ont enchainé cette finale 48h00 après. “Pas d’excuses” déclare Tony P. qui affirment que ses coéquipiers et lui même étaient en grande forme et que la défaite n’a rien a voir avec ces facteurs ou incidents. Un sentiment partagé par son coach quelques minutes plus tard en conférence de presse qui écarte les mêmes arguments.
Un bon début pour Los Angeles qui espère rééditer cette performance demain soir sur leur parquet histoire de partir pour le Texas avec deux victoires en poche. Il faudra néanmoins être plus constant car les Spurs commettent rarement deux fois les mêmes erreurs.
Scoreboard à la fin du match
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Versus Spurs
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Pas mal de réactions à mon pronostique (4-2 San Antonio) car selon les insiders de tous bords, la série est loin d’être pliée. Il est vrai que l’équipe s’est bien débrouillée face aux champions en titre cette saison, sur la route comme à la maison. Cette analyse ne prend évidemment pas en compte le facteur Playoffs qui change radicalement la donne. Si le premier tour à fait mentir l’effet de l’expérience (les Hornets se débarrassant en 5 manches d’une équipe de Dallas sans âme), les autres match ups ont confirmé la constante: les 76ers, le Magic, les Hawks puis les frelons au second tour… tous à la trappe malgré pas mal de maches 7. Alors oui toute ces équipes n’avaient pas le MVP 2008 et meilleur soliste de l’histoire dans leur rang, mais les Spurs savent mieux qui quiconque qu’un joueur gagne des rencontres en saison tandis qu’une équipe gagne le titre.
Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit; Los Angeles a bel et bien l’une des plus belle équipe de son histoire, en atteste le bilan ou leurs récentes performances. Mais à mesure que les rencontres passent, la pression augmente. Le ballon deviendra plus lourd à chaque tir et les mains trembleront à l’approche de la victoire. Par chance ou inconscience, nos angelinos font preuve de beaucoup d’assurance depuis mi avril. Le vent tournera-t-il? Il y a de fortes chances. Si Kobe Bryant connaît et joue pour ces moments là, les jeunes troupes à l’arrière vivent leur balbutiement à ce niveau de compétition (Walton et Fisher mis à part).
Sur le terrain la vérité est autre. LAL domine S.A dans bien des secteurs du jeu et le jeu rapide proposé par les hommes de Jackson pourrait fatiguer les trentenaires en noir et blanc. Cependant la défense compacte des visiteurs face au jeu offensif peu percutant des locaux (sauf les cuts de Lamar) devrait donner une autre dimension aux tirs à longue et mi distance. C’est le secteur qu’il faudra assurer (avec le rebond bien évidemment) pour espérer passer. Dieu merci les Lakers se trouvent à la première place de ses Playoffs en terme d’adresse, mais une fois encore, cette stat est à prendre avec des pincettes. En effet, les californiens sont auteurs du seul sweep de ses P.O 2008 jusqu’ici (on peut d’ailleurs imaginer que se sera le seul sweep tout court en jetant un rapide coup d’œil aux dernières affichent officielles et possibles) qui a eu pour effet pervers d’embellir les chiffres.
Comme d’habitude Espn y va de sa petite analyse. Je vous la donne ici. Beaucoup de variantes peuvent faire basculer la série mais aujourd’hui, je reste sur mon analyse et conserve mon pronostique. En tout cas cette série, plus que jamais, divise. Place aux chiffres:
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Il aura fallu attendre le match couperet pour voir du basket dans cette série entre les Lakers et les Nuggets. Mais peu importe la tournure de la rencontre, LAL s’impose toujours à la fin. Une nouvelle fois Kobe Bryant, tantôt finisseur, tantôt « facilator », sort le grand jeu avec 14 de ses 31 points dans les 5 dernières minutes. 107-101, les angelinos sweep les pépites et passe le premier tour des Playoffs pour la première fois post O’neal.
“Il est incroyable” s’exclame Luke Walton vis à vis de son capitaine, « c’est toujours très rassurant de jouer aux côtés du meilleur finisseur de la ligue. Ils [Nuggets] convertissaient de grosses actions, récupérant le momentum, mais Kobe est revenu pour faire le nécessaire : paniers, interceptions, ou cet incroyables fadeaway sur K-Mart en tête de raquette. Il voulait la victoire plus que tout ce soir et nous l’avons suivi. » Walton n’était pas en reste non plu, s’offrant un shoot à trois points dans les dernières secondes pour maintenir les Lakers à flot. De son côté Gasol poursuit sa belle aventure en Playoffs. De sweepé il passe sweeper. Il inscrit 21 points et participe au premier sweep des Lakers depuis 2002 (en finale face aux Nets – NDLR). Le meilleur moyen pour lui de conjurer le sort.
Les Nuggets deviennent eux la première équipe de l’histoire atteignant la barre des 50 victoires à se faire sweeper. Pourtant tout avait bien commencé pour l’équipe d’Iverson et Melo. 50 succès pour la première fois depuis 20 ans, une place en post saison bien méritée en sortant les Warriors. Mais tomber face au dynamique duo KoPau était synonyme de malchance, les ors et pourpres affichant un insolant 25-5 depuis l’arrivée de l’espagnol dans leur roster. Pau a d’ailleurs démarré très fort hier, inscrivant 18 de ses 21 points avant la mi-temps. Dans ce Game 4 encore, le collectif des visiteurs a battu les exploits individuels des locaux. « C’est bon de gagner de cette façon » affirme KB24, plus proche que jamais d’un premier titre de MVP.
« El Ocho » a marqué pas moins de 9 points consécutifs dans les derniers instants pour s’assurer que la balance penche bien de son côté. L’une des actions clés sera l’expulsion de Melo, victime de deux fautes rapides sur Kobe dans le 4ème quart. Après avoir accusé son équipe d’avoir baissé les bras lundi soir, c’est lui qui quitte les siens sur sa 6ème faute.
Pourtant Denver a tout fait pour l’emporter ! Iverson qui se démène pour garder son équipe dans le match, J.R Smith (26 points) on fire qui répond aux attaques des Lakers, Marcus Camby qui rentre un trois points dans les dernières secondes pour relancer le match (103-101 LAL, 33’secondes à jouer). Cependant comme souvent la défense n’est pas au rendez-vous. Sur une tentative de prise à deux, Denver laisse passer Kobe qui s’empresse d’aller jouer le surnombre dans la raquette. Kobe pour Lamar puis Gasol qui smach scellera le destin des Nuggets. LO finit la rencontre avec 14 points et 12 rebonds, une performance classique sous l’ère KoPau, tandis que Vladimir Radmanovic remonte sa moyenne de points avec 12 unités.
Carmelo Anthony ne peut qu’avouer sa déception lors de la conférence de presse tout comme A.I. Il se dit prêt à repartir la saison prochaine. Reste à savoir avec qui et dans quelles circonstances. La valse des coachs a déjà commencée en NBA. Toutefois il reste encore deux saisons sur le contrat de George Karl. Pour ce qui est de l’effectif c’est une autre paire de manches. L’été sera certainement très chaud avec un marché des free agents très actif. Après le buzzer final, Coby Karl est allé étreindre son père. Pour George Karl, voir son fils en NBA est le plus beau cadeau que la vie lui ait offert.
En 2007-2008 Los Angeles ne se sera jamais incliné devant Denver. Forts de cette expérience, les hommes de Phil Jackson avancent et attendent leurs prochains adversaires. Rockets (1-2) ou Jazz (3-1) « whatever » répond Kobe, « nous prendrons l’adversaire qui vient avec le plus grand sérieux ». You’ve been warned !
Scoreboard à la fin du match
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Versus Nuggets
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La video du jour Recap du Game 4
Réactions post match
Prochain rendez vous au second tour !
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“Why can’t America realize that falling in love with Kobe doesn’t mean breaking up with Michael?” Rick Reilly
Une fois de plus les Nuggets n’ont pu contenir leurs émotions ou Kobe Bryant. Avec 22 points KB24 mène les Lakers à la victoire. L.A mène la série 3-0. Plus que jamais, Denver semble à la merci des californiens. Résumé d’un match écœurant de facilité pour les visiteurs, écœurant tout court pour les locaux.
Heureusement pour les téléspectateurs, le premier tour pourrait se terminer dès lundi soir dans le Colorado pour les Nuggets. Ce soir, Iverson et Carmelo Anthony ont été les leaders d’une formation composée d’individualités jouant à tout, sauf au basket-ball. Je ne vais pas mentir, c’est la première fois que je rechigne à faire un résumé de match. D’une part car il n’y a pas eu de match, d’autre part car, comme beaucoup d’amateurs de basket s’étant plongé dans l’une des affiches les plus sexy de ce premier tour des Playoffs 2008, j’attends toujours un bon match de basket. Dieu m’en garde, la performance de Kobe Bryant lors du Game 2 a le mérite d’avoir au moins limité la casse. Mais se lancer dans une analyse profonde de la rencontre et en faire ressortir les points baskets positifs et négatifs serait une expérience proche de la schizophrénie.
Pourtant sur le papier tout laisse penser à une meilleure prestation des pépites. 22 passes décisives contre 26 pour LAL ; l’un des points noirs de cette série pour les underdogs semblent appartenir au passé. On en oublierait presque l’horrible 10/38 combiné des deux All Stars maison. Cependant les passes symbolisent l’arbre qui cache la forêt. De mémoire je ne pense pas avoir assisté à une performance aussi pitoyable d’une équipe de basket. Même aux heures sombres et creuses de Los Angeles. Lakers et Clippers confondus. Une passe un shoot toute la soirée, sauf quand Iverson monte la balle et se permet de shooter après 18 secondes de dribbles pendant que les 4 autres gus, qui lui servent accessoirement de coéquipiers, restent planter sans bouger à attendre le rebond offensif. Quand Iverson échoue, c’est Mélo qui prend le relais l’action suivante. Quand Mélo échoue (c’est-à-dire toute la soirée – voire la série…) les autres se partagent les miettes avec autant de réussite et d’égoïsme, jusqu’à l’écoeurement complet. 48 minutes de nausées comme un dimanche pluvieux passé devant la télé à se gaver de patiseries et sucreries à n’en plus pouvoir ; à 19h30 la joie et l’envie deviennent des idéaux inconcevables. Saupoudrez le tout avec un Marcus Camby qui mène le ballon et envoie des Alley Hoop, un K-Mat qui défie Kobe aux tirs longues distances, un J.R Smith qui trash talk tout seul alors que son équipe est menée de 20 points à 6 minutes de la fin et vous obtenez la recette physiologique alternative d’un bon lendemain de cuite. Personnellement même si les Rockets se déplaçant à Utah était très alléchant, voir encore du basket ce soir était irréel. Je ferai une cure demain soir devant Spurs-Suns promis.
16 et 15 points pour Yellow Melo et A.I qui doivent rire jaune en pensant au futur de la franchise. Un futur qui les séparera certainement d’ailleurs. La seule raison du blow out tardif (les Nuggets ayant décroché dans le troisième quart) fut l’absence de Kobe en première période, limité par les fautes. Dès son retour dans le 3ème quart temps il inscrira 9 points pour mettre les siens à l’abri 64-51 et faire taire un Pepsi Center tatillon à l’image du Staples Center envers Melo. Une surprise pour personne, Bryant a toujours bien joué à Denver depuis l’affaire du Colorado.
A noter la performance de la seconde unit qui a, dans le second quart, tenu leurs adversaires en échec, s’appuyant sur un super Luke Walton (15 points 5 rebonds et 5 passes) et un duo Farmar-Vujacic performant (9 points chacun). Denver perd pied, la frustration revient, les fautes techniques aussi… Anthony reçoit une T (la 7ème de Denver). Le match bascule lorsque Martin fait faute sur KB24 en lui attrapant le bras lors d’un jump shoot. Le power foward n’essaie même pas de défendre. Aveu de faiblesse, d’infériorité. Derrière cette faute se cache l’abandon d’une équipe. C’est officiel, les Nuggets se rendent. Surrenders.
Les angelinos prennent les devants et ne se retournent plus. 83-64 en entrant dans le dernier quart. Fisher et Gasol participent à la fête avec 14 points chacun tandis que Lamar reste un peu en retrait avec 12 points et 7 rebonds. Dans les dernières minutes les joueurs du banc semblent plus intéressés par le début de bagarre dans les tribunes (qui aura expulsé quelques fans – NDLR) plutôt qu’à la fin du match. Bryant plante un dernier trois points (100-78) et les fans des Lakers entament un « MVP chants » brisant les hués adverses. Déconcertés, les Nuggets viennent de perdre leur 7ème rencontre de Playoffs consécutive. Pourtant forts de leur record à la maison (33-8, le meilleur depuis 1989-90), les pépites sombrent.
A noter l’apparition de Ronny Turiaf dans le garbage time. Sa réintroduction dans le groupe a laissé Coby Karl sur la liste des inactive players.
Scoreboard à la fin du match
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Versus Nuggets
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La vidéo du jour Lakers Intro Game 2, Live
Retour au vestiares
Game 3
Prochain rendez vous, Lundi 28 avril
Game 4, Lakers @ Nuggets
Srces: CL/NBA/Espn/LAT
“Why can’t America realize that falling in love with Kobe doesn’t mean breaking up with Michael?” Rick Reilly
Le Black mamba était de sortie pour effrayer les poulets hier soir. Une chose est certaine ; la chaîne alimentaire a été respectée. « El Triple Ocho » comme l’a surnommé Reggie Miller durant le match a été parfait au Staples Center, se rattrapant de son Game 1 en demi teinte. Il offre le second sur un plateau aux siens. 20 points dans le seul premier quart à 8 sur 10 aux tirs, Kobe Bryant termine la première mi-temps avec 25 points. Il rentre accessoirement 10 shoots consécutifs. Il finira la nuit avec 49 points et 10 passes décisives, soit à 1 unité des ses records personnels en post saison dans chacune des deux catégorie. Les Lakers l’emportent 122-107. Prochains rendez-vous au Pepsi Center pour les Games 3 et 4 samedi et lundi.
MVP chants à foison, en rentrant 18 de ses 27 tentatives, le numéro 24 a géré la rencontre, endossant tantôt le rôle de finisseur, tantôt celui de « facilator ». Le premier et dernier quart furent une démonstration de la panoplie offensive de l’allier (20 et 19 points respectivement dans ces périodes), tandis que le second et troisième quart ont permi à l’équipe de s’adapter et de s’imprégner du match. A 2’02 minutes du buzzer Phil Jackson rappelle son capitaine. Coby remplace Kobe. Pour la première fois dans l’histoire de la ligue, un père coach face à son fils. L’ovation est sublime. Les 18997 spectateurs s’égosillent pour leur MVP 2008.
Pau Gasol complète le tableau avec 18 points et 10 rebonds. A cause de l’absence de Lamar Odom (4 points, 4 rebonds et 6 passes), limité par les fautes à 22 minutes de temps de jeu, l’espagnol a eu du mal à rentrer dans la partie. Il profitera de la performance de Kobe pour trouver des espaces dans le courant de la partie. Une fois de plus Luke Walton se montre offensif et très confiant en Playoffs. Il réitère sa performance du Game 1 avec 18 unités au compteur assorties de 7 rebonds, 5 passes et 1 interception. Il rassure au passage tous ceux qui ne croyaient plus en lui.
De l’autre côté c’est Iverson qui mène la marque (31) devant Melo (23) et Smith (21). Denver n’a fait illusion que le temps d’un quart temps. Après les douze premières minutes LAL a pris le large, +10. Les hommes de Karl ont ensuite tenté de revenir au score plus d’une fois mais chaque tentative fut repoussée par un run des locaux. Los Angeles n’a jamais paniqué et semblait capable de donner un coup d’accélérateur dès que le danger se rapprochait. Pourtant la défense des visiteurs était plus hermétique que dimanche. Camby a su répondre aux critiques en prenant 7 rebonds au premier quart temps contre 4 lors du Game 1. Il finira avec 17 prises.
Le problème de Denver hormis la défense reste les choix offensifs. Melo a une fois de plus abusé des tirs en premières intentions (8-20) alors que Nene ou Camby n’ont pas hésité à prendre des tickets shoot sur les postes arrières. On a l’impression que George Karl ne maîtrise pas du tout la situation, aussi passif quand son équipe prend l’eau que lorsqu’elle inflige un run de 12-0 aux californiens (3ème quart temps). La discipline offensive est inexistante ! Denver a baissé les bras petit à petit. Le sort du match sera conclu sur deux nouvelles fautes techniques sifflées contre Smith puis Iverson. En deux rencontres A.I a déjà atteint la moitié de son cota de faute technique en Playoffs (3 – NDLR). Kobe convertit les lancers francs avant de rentrer un trois points (son 5ème) 18 secondes plus tard. Le bras de fer vient de céder, +14 LAL.
C’est pourtant Carmelo Anthony qui va remettre son équipe sur les rails lors du 12-0 mais Luke Walton répondra coup pour coup au All Star, marquant 10 de ses 18 points dans un nouveau run des ors et pourpres 22-11. Karl a trouvé la solution concernant les match up désavantageux du Game 1 ; Kleiza a pris le spot de Carter. Son équipe aura résisté plus longtemps aux Lakers.
Côté Lakers on notera l’absence de Ronny Turiaf. Le joueur est resté chez lui, souffrant. MBenga a pris sa place dans la rotation et a bien comblé le vide. Tutu fera tout de même le déplacement dans le Colorado est sera day to day. Coby Karl est activé en attendant le rétablissement du français. Ariza pourrait revenir dans la série contrairement à Bynum.
Scoreboard à la fin du match
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Versus Nuggets
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La video du jour Quand Kenny Smith imite Kobe (fou rire) Must See !!!
Gasol découvre les joies de la post saison avec cette première victoire en Playoffs des Lakers. Egalement la première de sa carrière (1-12). Artisan principal de la victoire 128-114 des siens sur les Nuggets, l’espagnol donne le ton et démontre toute sa motivation pour les matches à suivre. Auteur de 36 points (record à ce niveau de la compétition), 16 rebonds et 8 passes, « le gladiateur », comme le surnomme Kobe Bryant, s’est battu comme un lion pour archi-dominer la pseudo défense de Denver.
Les hommes de George Karl, motivés comme jamais en défense avant le match, sont retombés dans leurs travers dès l’entame de la rencontre. Un sursaut d’adresse et de contre attaques les ont laissé dans la partie un temps avant de perdre le fil pour de bon lors du troisième quart. Il faut dire que dès le début on assistait à du grand n’importe quoi ; Martin qui défend sur Kobe, Iverson qui se retrouve sur Radmanovic puis sur Walton… les match ups choisi par le staff adverse avaient de quoi faire sourire lorsque Phil Jackson a pris soin d’isoler puis de jouer tous les miss match comme point d’ancrage du triangle. Résultat ? Une orgie de passes décisives entre Lamar, Luke et Gasol qui donnent le momentum aux angelinos très tôt dans la partie. L’expérience de la défense individuelle sera de courte durée puisque la zone prendra le relais avec un succès plus ou moins relatif. En effet Kobe Bryant (en berne offensivement – 2/10 en première mi temps) ne trouvera pas les espaces qu’il attendait, cependant il créera la plupart des décalages dont profiteront ses coéquipiers en dessous.
4 petits points à la mi-temps pour KB24, 28 dans la seconde dont 18 dans le seul dernier quart, le numéro 24 des Lakers n’y était pas hier malgré son influence certaine sur la rencontre. Le big three est complété par un super Lamar Odom qui affiche 17 points 14 rebonds et 6 passes, parfait complément de KoPau. Mais le facteur X de la rencontre est certainement le 6ème homme des ors et pourpres. Comme j’ai pu l’écrire à maintes reprises cette saison, Luke Walton fût et reste l’une des clés des Lakers cette année. Il fera la différence ce soir par ses choix, son IQ basket mais surtout sa connaissance du triangle et ses fameuses entry passes que tout le monde a pu apprécier. En remplaçant Vladimir au bout de quelques minutes (problème de faute), le numéro 4 prend le triangle à son compte et endosse parfaitement le rôle de « facilator » comme en 2006. Il se fend de 16 points, 5 passes et 4 rebonds en l’espace de 27 minutes. Une performance qui pourrait donner des idées à Jax dans les tours à venir. Sasha, Jordan et Fisher ont bien épaulé les artisans principaux de la victoire californienne, seul Turiaf manque véritablement son entré en P.O.
Soyons objectifs, Los Angeles ne rentre pas pour autant dans cette série de la meilleure des façons. Un match plus que poussif de la part des coéquipiers de Kobe qui donnera certainement un poil plus d’espoir à leurs adversaires. Si l’attaque semblait rodée, parfaite par séquence, la défense n’était clairement pas au rendez-vous, poussant Phil Jackson à prendre plusieurs temps morts rapides. Heureusement que le fond de jeu des Nuggets étaient horrible. Mais quand j’écris horrible, je veux dire HORRIBLE ! Carmelo Anthony et Marcus Camby ont donné un spectacle lamentable, tandis qu’Iverson alternait avec le bon et le passable. Il se fera exclure pour deux fautes techniques à quelques minutes de la fin, abandonnant tout espoir d’un éventuel retour. Seul Kleiza (comme d’habitude face aux Lakers) à su tirer son épingle du jeu, et avec la manière en plus. 23 points (9/13) et 4 rebonds en 37 minutes, le sixième homme de la soirée côté visiteurs avait des allures de starter, contrairement à un K.Martin passif et livide. Pour couronner le tout les Nuggets compilent un piteux 62% aux lancers francs (23/37) qui n’a d’égal dans la laideur que les choix de Yellow Melo en attaque.
Don’t get me wrong, je ne suis pas un Melo hater, loin de là. Au contraire même. J’ai le plus grand respect pour ce joueur (moins pour l’homme) et l’attitude du Staples Center à son égard, qui scandait DUI pendant ses lancers francs, (driving under influence en référence à son arrestation pour conduite en état d’ivresse – NDLR) m’a assez déplu. Il faut pourtant avouer que la pertinence de ses choix, son impact et leadership sur les Nuggets ce soir, embrassent la définition du néant. Jamais un joueur majeur, à ma connaissance, n’aura handicapé son équipe à ce point ! Ses 30 points et 12 rebonds ne reflètent en rien sa production. En rien ! Shoots prématurés, écœurant d’égocentrisme et d’égoïsme, entêtement dans une off night évidente pour tout le monde (même Karl le sortira plus longtemps que prévu) sauf lui. Melo a fait perdre Denver ce soir plus que Gasol a fait gagner LAL, book it. Dommage, car sur une rencontre comme celle-ci je me range du côté des fans de Denver ; L.A était prenable.
Seulement l’opportunité ne risque pas de se représenter de si tôt. Compter sur le staff des angelinos pour remettre de l’ordre dans ce semi bazar. La défense haussera le ton mercredi prochain soyez-en sur. LAL menait 97-78 à l’aube du dernier quart temps, ce à quoi les hommes de Karl ont répondu par un 11-2 run. A moins de 8 minutes de la fin (101-91) Kobe Bryant prend la rencontre en main. Ses duels avec Martin puis Smith ont donné lieu à beaucoup de trash talking. Il faut dire que malgré le respect mutuel qu’il y a entre ces deux équipes, quelques tensions latentes subsistent. KB24 et Gasol inscriront 13 points pour mettre les Lakers à l’ombre d’un éventuel come back.
La série semble lancée mais aucune des deux équipes n’a montré son véritable visage. Une chose est certaine, si Denver continue d’aligner Carter et Iverson à l’arrière, leur tâche défensive, déjà difficile, va certainement devenir impossible. Pourquoi ne pas faire revenir A.I sur le poste 1 et faire entrer Kleiza ou Smith en 2 ? Los Angeles mène 1-0 cette série qui risque de devenir de plus en plus intéressante coyez-moi.
Scoreboard à la fin du match
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Prochain rendez vous, Mercredi 23 avril
Game 2
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“Why can’t America realize that falling in love with Kobe doesn’t mean breaking up with Michael?” Rick Reilly
“Can you dig it ?”* Le gimmick de Shaq résonne encore entre les murs du Staples Center depuis le buzzer final de ce 82ème match synonyme de fin de la saison régulière. Les Lakers l’ont fait ; ils ont fini premiers de la course aux Playoffs dans la plus grande lutte de la conférence ouest que la NBA ait connu! L’histoire est en marche, les joutes printanières (tout droits réservés à NBAE et Answ3r) sur le point de commencer. Comme disait Kobe en 2006 : « Bring ‘em on ! »
En évitant le piège des Kings, les Lakers se préparent à affronter les Nuggets ou les Mavs en fonction des résultats de la dernière journée ! L’avantage du terrain est désormais acquis, l’avantage psychologique aussi. Drôle de tournure pour une équipe laissée pour morte plus d’une fois cette saison. C’est je suppose, ce qui fait du numéro 24 un véritable MVP. Depuis le training camp à Honolulu Hawaï, LAL a su maintenir un cap impressionnant, s’appuyant sur un staff et un coach des plus performants cette saison. En témoigne les progressions des jeunes pousses que sont Andrew, Sasha, Jordan, Ronny and co. Et dire que Phil Jackson n’a obtenu la distinction de « Coach of the year » qu’une seule petite fois dans sa carrière plus que complète…
Bien sur la venue de Pau Gasol fût le tournant de la saison pour les ors et pourpres, même si ‘Drew Bynum avait commence le chantier repris avec succès par ce nouveau grand frère. L’espagnol termine la saison de la meilleure des façons: atomisant les Kings d’un 22 points 6 rebonds 3passes et 2 contres, le tout à 9/11 au tir s’il vous plait. Les locaux l’emportent 124-101 lors d’une soirée très festive dans le « financial district » de Los Angeles. A 57-25 les angelinos terminent la saison avec un meilleur record qu’en 2000-2001 ou 2003-2004, deux saisons conclues respectivement par un titre et une finale NBA (56-26 pour les deux – NDLR).
Comme lors d’un blow out le 5 des Lakers n’a pas joué plus de 28 minutes hier soir, laissant la seconde unit et les joueurs de bout de banc finir Sacramento. Tout le monde trouvera le cercle, alimentant chacun la fête de leur touche personnel. Seul abonné absent, Coby Karl, qui est depuis peu réaffecté en D-League. Kobe Bryant termine sa campagne MVP en douceur (20 points 5 passes et 3 rebonds), fier de son accomplissement à la tête de l’équipe, lui qu’on qualifiait de joueur solo incapable de rendre ses coéquipiers meilleurs. Depuis son entretient avec Jax en début de saison dernière, KB24 a compris les tenants et aboutissants du leadership. Phil Jackson lui avait recommandé quelques lectures sur l’art de la guerre et la place d’un général au sein de ses troupes. Soyez aujourd’hui sur que la leçon a été retenue. Il est enfini possible d’affirmer sans choquer les haters et grands conservateurs NBA qu’il n’y a pas meilleur joueur à ce jour que Kobe Bryant sur la planète NBA. « All due respect ». Une fois de plus Bryant n’a pas joué du quatrième quart temps, LAL menant largement au score 101-72 à l’entame de ce dernier. « Il reste beaucoup à accomplir mais remporter cette wild wild west est un testament pour nous, une récompense de notre dure labeur cette saison ». Il l’a fait ! L’homme incapable de gagner sans O’neal a mené ses coéquipiers au plus haut de la conférence, d’où la vue des Playoffs parait plus douce.
Ce soir Denver reçoit Memphis et Dallas New Orleans. Ces deux rencontres définiront enfin l’adversaire direct des Lakers pour ce premier tour 2008 qui débutera très certainement dimanche soir au Staples Center. Déjà bien reposés depuis deux matches largement remportés, les Lakers prévoient de sauter l’entraînement aujourd’hui afin de consacrer la journée de jeudi (quand l’adversaire sera connu) à l’analyse de vidéos préparées par Tex Winter. Dallas a une rencontre difficile face à des frelons déjà champions de leur division. De leur côté les Nuggets sont plus tranquilles, possédant le tiebreaker sur la bande à Dirk avant d’accueillir le ROY 2007. Quoiqu’il en soit la pression n’est pas sur Los Angeles et la saison régulière parle d’elle même. 3-0 face aux Nuggets cette saison contre 3-1 face aux Mavs (dont 3-0 depuis l’arrivé de Kidd). Cependant Lamar Odom reste prudent en conférence de presse analysant ses possibles futurs challengers ; « Dallas a connu le succès qu’on leur connaît il y a deux ans et Denver a une paire de joueurs pouvant scorer 70 points par match. Les deux équipe sont fortes et bien coachées. »
Avec Ron Artest, Kevin Martin et Brad Miller sur la liste des blessés, les Kings se trouvaient à la merci de leurs rivaux. Malgré une off-night (3/13), Kobe Bryant semblait parfaitement profiter du moment, bien épaulé par Pau et un Lamar Odom parfait (15 points 12 rebonds à 100% au tir). Pour la seconde fois depuis son arrivée à Lalaland il affiche un double double statistique en saison régulière avec 14.2 points et 10.6 rebonds. Il perd seulement un ballon par rencontre – un autre record personnel- et shoot à plus de 50%, un career high.
A la fin du troisième quart temps Sasha plante un trois points dont il a la secret (à 2.7 secondes du buzzer). Vladimir vole ensuite le ballon sur la remise en jeu puis dunk. La fête pouvait déjà commencer dans le stadium et sur le banc des Lakers. « J’ai dit aux gars de fêter cela, d’en profiter » rétorque Phil Jackson, « nous retournerons au travail dès jeudi. »
Célébrons cette saison unique (jusqu’ici) ensemble Lakers’fans. LAL prend la tête de la conférence pour la 14ème fois de son histoire depuis 1970 (instauration des conférences – NDLR). En tant que leaders à l’ouest les angelinos ont remporté les finales de conférence 10 fois et le titre 7 fois. « May the stat be with us ! »
* Ca vous a plu?
* Amenez les!
* Que les stats soient avec nous!
Scoreboard à la fin du match
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Versus Kings
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“Why can’t America realize that falling in love with Kobe doesn’t mean breaking up with Michael?” Rick Reilly
Avec une large victoire 106-85 face aux Spurs de San Antonio, les Lakers (56-26) prennent une option sur la première place de la très disputée conférence ouest. La seule chose qu’ils leur reste à faire? Gagner face aux Kings mardi soir, dans un nouveau “rivalry game” pour assurer l’avantage du terrain jusqu’à d’éventuelles NBA Finals.
Hier soir la vue sur l’océan Pacifique est devenue trop petite pour les angelinos. Assis au sommet de la conférence, le spectacle est bien meilleur. Après une première mi-temps très disputée, les pourpres et ors ont su se défaire du piège Spurs dans le troisième quart temps. Encore une fois, LAL n’est pas apparu comme l’équipe qui a tant souffert face aux Blazers la semaine passée. Bien au contraire. En maîtrisant son adversaire dans tous les secteurs du jeu, les californiens ont définitivement “switché” en mode contender. Un parfait 2-0 fasse aux 2 premiers de la conférence en 2 jours; un bien joli tableau.
Auteur de 20 points 5 passes et 5 rebonds, Kobe Bryant s’est payé le luxe d’encourager son équipe du banc durant tout le 4ème quart temps. son absence du terrain à ce moment de la partie reste certainement la preuve d’une grosse défaite côté San Antonio. Lamar Odom quant à lui recevra une standing ovation du Staples Center en sortant lors de la période finale, affichant fièrement un énième double double (17 points et 14 rebonds).
53 partout à la pause, mais un ravageur 45-19 avant le “garbage time”, les Lakers ont fait déjouer les Spurs à tous les niveaux. Les visiteurs ne trouveront la cible que 3 fois (sur 17) lors de la troisième période, avant d’entamer le 4ème quart par un piteux 2/13… “Quel mi-temps” s’exclame un Phil Jackson impressionné et surpris à la fois. Une victoire demain soir donnerait Denver, Golden State voire Dallas au premier tour aux Lakers. Une défaite chamboulerait encore tout classement. “Il faudra se méfier de Ron Artest qui héritera de tous les tickets shoot mardi soir” dit Jax avant la rencontre d’hier, “il pourrait venir en ville et nous botter les fesses” conclut-il conscient du dernier challenge de ses joueurs aux portes des Playoffs. Avec 22 unités incluant 4 trois points, Ron Ron est venu à bout des Hornets samedi soir, eux qui cherchaient quelques “priceless” victoires.
L’un des héros de la rencontre est Derek Fisher qui joue toujours diminué (blessure au pied – NDLR). Le duel face à Tony Parker était de toute beauté; où quand le shoot fait face à la pénétration. Une véritable opposition de styles. D’abord à l’avantage du second (18 points 5 passes et 5 rebonds pour TP à la pause), le vent tournera en faveur du shooteur issu de Little Rock, inscrivant 10 points dans la seule troisième période et limitant son vis à vis à 2 petits points et 0 passes jusqu’au buzzer final. Comme d’habitude les meneurs jouant en percussion dérangent les californiens en défense, mais Tony Parker ne semble pas de ceux qui peuvent faire tourner le vent d’une rencontre. En tout cas pas sans l’aide de Duncan ou de Ginobili. Le record personnel de Tp (n’)est (que) de 38 points il y a quelques saisons. Peu de chance donc de prendre 40 pions ou plus d’un joueur abusant d’une faille défensive. Le challenge en défense se trouvait de ce fait ailleurs, quelque part dans la raquette. “Si quelqu’un abuse de vous en attaque, il est important de lui répondre de l’autre côté du terrain. Fisher l’a compris et à parfaitement répondu à Tony” analyse le Zen Master, “c’était parfait.“
La perfection fut approchée dans bien d’autres secteurs de jeu hier par Los Angeles. Le buzzer de Kobe Bryant (à 3 points) entouré de 3 Spurs à la fin du 3ème quart temps lors d’une contre attaque lancée par Gasol en fait partie. KB24 lève alors le poing et remercie Pau une fois le “dagger” planté. Les locaux viennent de prendre un sérieux avantage (79-67), abasourdissant en même des rivaux en quête de momentum. D’un coup d’un seul, le drama de l’off season entre le numéro 24, Jerry Buss et Mitch Kupchak semble bien loin. Très loin même. Contre toutes attentes, LAL pourrait être la meilleure équipe de la conférence ouest demain soir.
Avec 14 points 11 rebonds 3 passes et 2 contres Pau Gasol semble avoir perdu son duel face au douvle MVP Duncan (16/12/2). Cependant l’espagnol shootera à 7/15, le natif des Iles Vierges à 6/19… La défense de Pau (et des Lakers en prises à deux voire à trois) a été excellente tout le match durant. Phil Jackson, pas un grand amateur de prise à deux, préfère d’habitude responsabiliser ses hommes et les laisser s’adapter en fonction de leurs besoins sur le terrain. Mais à l’image de Pop qui doublera Kobe Bryant avant même son premier panier marqué, Phil ordonnera à ses joueurs de fermer l’accès au cercle avec deux ou trois corps sur le pivot esseulé. Stratégie gagnante puisque TD ne pèse pas sur la rencontre malgré se ligne de stats honorable.
Los Angeles récupère au passage le fameux tiebreaker sur les champions sortant. Une raison de plus de finir seul sur ce qui ressemble aujourd’hui au toit du monde.
Scoreboard à la fin du match
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Versus Spurs
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La video du jour “Kobe Bryant – Scoring MVP By OS Productions
Avec 6 joueurs passant la barre des 10 points les Lakers s’imposent facilement (après un premier quart temps tout de même disputé) face aux Clippers, et ce, malgré le retour d’Elton Brand.
Les ors et pourpres sweep donc leurs colocataires 4-0 cette saison en s’imposant la nuit dernière 106-78 dans un match qui aura permis d’activer les rotations et de se reposer avant le grand rendez-vous des MVP (Hornets @ Lakers –NDLR). Dur de se réveiller après la défaite à Portland, l’engueulade de Brian Shaw et surtout le retour, encore une fois repoussé, de Bynum qui cette fois, pourrait manquer le début des Playoffs selon la presse US. Il a fallu se faire à l’idée que cette équipe, pourrait devenir celle qui s’engagerait en phase finale pour le premier tour minimum. LAL a répondu de la meilleure des façons, s’appuyant sur un collectif performant et bien huilé.
Bynum ou pas, beaucoup considèrent les angelinos comme de vrais contenders. Coach Mike Dunleavy en tête lors de la conférence de presse, avouant une certaine supériorité de ses adversaires de la soirée. Il le sait mieux que tout le monde à ce moment précis. Il vient de prendre 26 points. « Le trade de Pau Gasol a été un consolidant énorme pour eux » confie-t-il, « ils sont contenders ; peut être même les futurs champions. »
Lamar Odom n’a pris que 3 shoots cette nuit, en a converti deux, mais est surtout auteur d’un très bon 10/14 aux lancers francs lui permettant d’afficher un nouveau double double (14 points et 13 rebonds). Il a passé sa soirée sur la ligne des lancers francs, une ligne que Kobe Bryant ne semblait pas trouver hier soir. KB24 shootera sa première pénalité à la fin du troisième quart. Il ne jouera pas du 4ème. Il finit avec 16 unités. L’histoire de cette rencontre c’est celle de Luke Walton. Une belle entrée en matière pour ce starter relégué sur le banc depuis ses blessures. Il sort une performance digne de 2006-2007, l’année qui lui a valu son contrat.18 points, 5 rebonds et 4 passes en 23 minutes. Ses deux trois points consécutifs dans le dernier quart ont permis aux siens de prendre le large définitivement 92-66. La seconde unit entière sera à la hauteur, scorant 45 points.
Reste que rien ne fut facile au début. Les Clippers, jouant pour leur fierté et rien d’autre, ont poussé au maximum s’appuyant sur le retour de leur meilleur joueur. Elton Brand se rappellera d’ailleurs aux bons souvenirs, marquant 15 de ses 23 points dans le seul premier quart temps, permettant aux Clipp’s de prendre un départ canon (20-9). Mais dès que les Lakers ont opéré un come back, les Clippers n’ont plus rien rentré. +7 LAL dans le second quart, +16 dans le dernier. La saison des hommes de Mike Dunleavy à domicile s’achève donc ici avec un triste record (13-28), le plus mauvais total depuis 8 ans.
Avec ce nouveau succès L.A (54-25) remonte provisoirement à la seconde place de la conférence ouest avant de recevoir les Hornets (55-23) dans ce qui s’annonce comme LE match qui déterminera de quel côté la balance MVP penchera finalement. CP3 face à KB24, les premiers face aux seconds. Ne tombons pas dans la caricature, l’équipe qui l’emporte donnera certainement l’avantage à son candidat. Après un Nuggets @ Warriors qui nous a tenu en haleine cette nuit, soyez prêts à trembler devant un autre match couperet. Hornets @ Lakers, c’est ce soir 4.30 am (Paris, GMT) sur NBAEvolution bien sur ! (Oh, et pendant ce temps, les Mavs confirment leur ticket Playoffs sur un game winner de Dirk, did I mention that ?)
Scoreboard à la fin du match
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Versus Clippers
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Une rare victoire facile à Sactown donne deux victoires d’avance aux Lakers sur leurs rivaux de Phœnix. Bryant mène ses troupes avec 29 unités, bien épaulé par Radmanovic auteur de 21 points.
Les bonnes nouvelles s’accumulent pour LAL. Suite à la 3ème victoire de la saison face à Dallas vendredi soir, synonyme de qualification en Playoffs, les angelinos évitent le piège à l’Arco Arena et confortent leur avance au classement. Après avoir perdu le premier quart temps 17-23 les hommes de Phil Jackson ont su gérer la rencontre et rattraper leur retard en gagnant les trois dernières périodes. Résultat ? Meilleure performance face aux Kings depuis 1989…
Kobe Bryant avait sorti sa tenue de Mister Efficiency scorant 29 à 9/15 au tir, le tout assortit de 5 passes et 5 rebonds. Vladimir sort de l’ombre et égale son record personnel en saison niveau points et son record en carrière aux rebonds (14). Avec 53 victoires et 24 revers les Lakers prennent une bonne option sur le titre de division, heureux détenteurs du tiebreaker sur les seconds; les Suns. l’avantage du terrain pour les phases finales n’est plus très loin. Cependant les ors et pourpres ont d’autres choses entête que le titre de division. Ils voient plus grand. “Nous aimerions remporter l’ouest” assure Odom en conférence de presse. Mais à l’autre bout du pays les frelons de la Nouvelle Orléans ne semblent pas faiblir… Et il faudra au moins deux défaites de plus de ces derniers pour que Los Angeles regarde ses futurs concurrents d’en haut. La première pourrait arriver dès vendredi prochain lorsque les Hornets seront au Staples Center pour le 4ème et dernier match de la série.
Avec 5 matches à jouer avant d’atteindre le total de 82, LAL est sur le point de conclure une très bonne première saison “new generation” malgré les nombreuses embuches. On attend toujours le retour de Bynum pour voir l’effectif au complet, même si Ariza semble plus qu’incertain pour mi avril.
Hier soir la réussite se trouvait du côté des visiteurs. Chaque starter a converti au moins la moitié de ses tentatives, la palme revenant une nouvelle fois à Lamar Odom avec 16 points à 7/8 au tir. Du très bon LO après son match référence l’avant veille. Mais le véritable fait de cette rencontre reste le jeu de passe. Un triangle effectif avec un mouvement de balle retrouvée depuis le retour de Pau sur les parquet. Dans le 3ème quart temps, chaque panier des Lakers fut assisté d’une passe décisive. L’exécution était parfaite selon Odom, “nous avons bien fait vivre la balle, avons trouvé des paniers faciles en impliquant tout le monde”. Une exécution qui réussira à Radmanovic, scorant deux fois au buzzer lors du premier et troisième quart temps.
Durant le retour dans le bus, les joueurs avaient déjà oublié leur victoire à Sacramento. Tout le monde ne parlait plus que du duel Mavs-Suns. Il en sera de même pour le reste de la saison.
Scoreboard à la fin du match
Médias
Versus Mavs
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Versus Kings
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La video du jour JD2K’s 2008 Laker’s Playoffs Preview Video