29/05/08: Purple Reign
Posté par Hgo le mai 30, 2008
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Jeudi 29 mai 2008
Spurs 92 – Lakers 100
Purple Reign

On sait depuis longtemps dans le sport que l’histoire est un éternel recommencement. Les grandes équipes ne meurent jamais, les grandes victoires forment un cycle. Boston de retour au top après des décennies, Los Angeles qui entame et réaffirme des envies de dynastie au début du millénium et San Antonio qui ne gagne toujours pas lors d’une année paire… 2008 fait date dans l’histoire des Lakers. Les jeunes loups ont sorti les crocs pour faire fuire les champions en titre. Non pas 4-3, ni 4-2 mais bel et bien 4-1 lors d’une série plus pauvre qu’attendue. Les Spurs ont appris à connaitre leurs limites face au renouveau or et pourpre. Let the new Purple Reign begins.
Les Lakers soulèvent enfin un nouveau trophée de champions de conférence, synonyme de qualification pour les NBA Finals 2008. Un précieux ticket inconcevable encore il y a quelques mois, semaines, voire jours pour certains (dont moi). La quête touche bientôt à sa fin… Et si contre toutes attentes comme en 2000, LAL soulevait le titre mi-juin (Phil Jackson ne s’attendait pas à gagner aussi rapidement en arrivant à L.A – NDLR) ?
Kobe Bryant s’est assuré du destin des siens hier soir et ce, de la plus belle des manières. A l’image du game 1, il laisse “filer” le chrono avant de passer la seconde puis d’enclencher la troisième, profitant de l’épuisement physique de ses vieux adversaires. Il score pas mois de 17 points dans le dernier quart temps pour atteindre son plus grand total sur la série: 39. Après avoir signé la plus grosse remontée des Playoffs 2008 lors du game 1 au Staples Center, les californiens récidivent avec la 4ème perf’. Un début de rencontre horrible place les Spurs en tête de 17 points avant la mi-temps. Les locaux réduisent le score à l’approche de la pause avant d’engloutir les défunts noirs et blancs. 100-92 LAL… Sans Antonio part en vacances prématurément. L’heure est aux ajustements pour les Texans. Les habitudes ne changent pas pour les Lakers. Ils obtiennent une nouvelle semaine de repos avant le début des finales prévu pour jeudi prochain. Ils affronteront le vainqueur de la série opposant les Celtics de Boston aux Pistons de Détroit.
“C’est un accomplissement énorme” jubile Bryant qui rejoint les NBA Finals pour la 5ème fois de sa carrière, “l’ouest était au top. Nous sommes tous excités et fiers de cela. Maintenant il est temps de passer aux choses sérieuses et voir si nous pouvons finir tout ceci“. En recevant un nouveau trophée Kobe Bryant a explosé de joie devant son public. Le MVP 2008 est aux anges. Jerry West lui fait les plus beaux compliments lors du bain de foule avant que Mitch Kupchak ne vienne glaner le titre. KB24 embrasse publiquement son GM. Une image encore surréaliste aujourd’hui. Pourtant rien ne peut mieux aller à Lalaland. Les Lakers terminent la course à l’ouest avec un impressionnant bilan de 12-3, dont un parfait 8-0 au Staples Center, salle dans laquelle ils ne se sont pas inclinés depuis 2 mois!
“Mon cœur bat encore très vite, fort de l’adrénaline générée par cette rencontre” avoue Odom auteur de 13 points et 8 rebonds. “Peut être qu’en m’asseyant et en mangeant un morceau je réaliserais ce qui vient de se passer.” LO va connaître sa première finale NBA, tout comme 85% de l’effectif. Gasol met la main à la patte et termine la rencontre avec 12 points et un record en carrière de 19 rebonds. L’espagnol a connu quelques déconvenues niveau tir. Il affichera un piteux 2/9 à la fin du premier quart.
San Antonio a lutté, bataillé, sué pour rester en tête et s’offrir une once d’espoir en revenant au Texas. Mais comme lors de la plupart des matches face aux Lakers, l’illusion fut de courte durée. Les texans se sont fait dévorer par les Lakers. Il n’y a pas photo. TP part sur 23 points à 50% (11/22) et Duncan brille par ses stats (non par sa prestation), fort de 19 unités (7/19), 15 rebonds et 10 passes, certainement le plus mauvais triple double de sa carrière. Le plus inefficace aussi. Finley sort de l’anonymat et marque 13 points, suivi par Barry et Thomas avec 11 chacun. Seul Ginobili passe véritablement à côté. Encore. 9 points à 3/9 aux shoots. “Nous devons juste se renforcer et revenir l’an prochain” affirme Duncan, ” j’ai apprécié ce que nous avons fait cette saison. Nous n’étions cependant pas assez bons pour conclure.“
La foule s’est levée pour applaudir leurs héros. L’équipe se rassemble alors au milieu du terrain, arborant fièrement t-shirts et casquettes de champions de conférence. Un nouvelle poussée dans l’histoire. “Nous envisageons chaque adversaire (Detroit/Boston) avec beaucoup de respect” déclare le coach aux 10 bagues de champions, “malgrè tous les efforts que cette ligue fournie pour faire du trophée de champions de conférence un évènement, ça ne représente pas grand chose à côté du gros lot devant nous.” Popovic quant à lui pointe la défense de son équipe et l’attaque des Lakers comme ses principaux bourreaux. Il n’hésite pas à féliciter le travail effectué par les Lakers de chaque côté du terrain. “La meilleure équipe a gagné” confesse Pop le gentleman, “vous entamez une série en 7 matches, vous en gagnez 4, vous êtes les meilleurs.” Une fois encore, une série entre ses deux équipes se termine dans le plus grand respect, en témoigne les chaleureuses embrassades qui ont suivies le buzzer final.
23ème finale pour Los Angeles, 29 si on compte celles disputées à Minneapolis. 14 (9 à L.A, 5 à Minneapolis) succès pour 15 revers, il est temps d’équilibrer la balance! Lakers et Celtics se sont affrontés 10 fois pour la couronne suprême. Boston a remporté les 9 premiers duels, L.A les deux derniers (en 1985 et 1987). Qui a dit que l’histoire était un éternel recommencement déjà ?
Scoreboard à la fin du match


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