Spécial Edition: Upside down upsets Pop
Posté par Hgo le février 12, 2008
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Special Edition:

Sources : ESPN/LAT/NBA.com
Illustration : Jooks
Rédaction : Hgo
En 1984 David Stern devient le commissionnaire de la NBA, ayant comme principal objectif la commercialisation d’un beau produit. La lutte entre Boston et Los Angeles fait rage alors depuis des années. 24 saisons écoulées comme l’horloge du même nom ; rien n’a changé, aussi bien dans la forme, que dans le fond… Réflexions…
En récupérant Pau Gasol il y a 10 jours, Los Angeles lance l’effet domino de l’année côté ouest. La course aux armes de destructions massives est officiellement lancée. Premiers à répondre ? Golden State qui s’attache les services de C.Webb, alors paisible retraité opportuniste. Suit Phoenix, qui prend le pari fou de l’année, le pari qui pourrait faire sauter Steve Kerr de sa chaise ; récupérer le Big Aristote et sa valise clandestine forte de 40 millions de dollars, prête à l’investissement. Choix stratégique ou stratégie de l’échec, toutes les analyses y passent. Fini le « run and gun » place au “Shaq and gun”, “gun and Shaq” ou “run and gun and Shaq” s’amuse l’intéressé, qui annonce déjà une 5ème bague d’ici peu. Phil Jackson commente ce trade en soulevant les récents problèmes conjugaux du Big fellow, certainement désireux de changer d’air. Il reste cependant convaincu qu’Oneal sera une nouvelle fois à la hauteur du challenge. Aussi improbable soit-il, les grands perdants pour le moment restent les Spurs. Les champions en titre voient actuellement leurs concurrents directs se renforcer aussi vite que leur effectif vieillit.
Montré du doigt par la presse, San Antonio réagit pour les uns, fait seulement état des lieux pour les autres, en ajoutant Damon Stoudemire, génial meneur de la grande époque des Blazers… il a un peu moins de 10 ans. Mais Popovic est en colère. Selon lui le trade entre Grizzlies et Lakers n’avait rien de stratégique pour Memphis et mérite une enquête NBA. Vendre Gasol contre Kwame Brown, Javaris Crittenton, un contrat fantôme pour Mckie et les droits sur Marc Gasol compilé à deux tours de Draft lointains est une belle arnaque cachée sous des plans de reconstruction. Le coach des Spurs va même jusqu’à solliciter la création d’un comité régulateur, regardant chaque échange de joueurs dans la ligue, « je propose même mes services » ajoute-t-il. Ben voyons, rien que ça. On s’étonne des soldes fracassantes de la ville de Memphis mais pas de celles prenant place à l’autre bout du pays. Rappelons à cet ancien espion suspicieux que le trade de Kevin Garnett n’est pas un model de clarté non plus, officieusement régulé par la « mafia des anciens Celtics », aujourd’hui à la tête de plusieurs franchises NBA. Si Los Angeles a rendu public son offre pour recevoir Kevin Garnett, c’était pour démontrer la supériorité de cette dernière face à celle des Celtics. A part les fans à Lalaland, personne n’a élevé le débat. Seulement il se murmure que San Antonio voulait également sa part de Gasol. Toutefois, aucune offre concurrente n’a encore été révélée par le front office Texans. Quoiqu’il en soit, dans ce rôle imaginé par Pop, il aurait voté « non » au départ de Gasol.
Les Grizzlies auraient-ils mis des bâtons dans les roues de leur bourreau en post saison ? L’hypothèse est envisageable. Jerry West aurait-il donné des consignes à son successeur Chris Wallace avant de quitter le navire ? Il s’en défend dans une interview donnée au L.A Times le week end dernier. A mesure que la grande ligue nord américaine s’étend, les rivalités se multiplient. Fini les clichés binaires entre Lakers et Celtics, voir triangulaire avec les dynasties Bulls. Aujourd’hui, chacun croit en ses prétentions. Comme après le triplé californien, il est difficile pour San Antonio de trouver des franchises prêtes à les aider à conserver la couronne. Mis à part quelques vieux baroudeurs acceptant une forte réduction de salaire pour atteindre leurs rêves, les trades, mêmes équivalents, restent une denrée rare voire inexistante. La frustration du grand Pop est alors compréhensible. Surtout lorsque le doublé s’annonce comme le plus gros challenge de la dernière décennie pour la bande à Duncan. S’ils survivent à la Wild Wild West en mai, ils trouveront cette fois-ci et à coup sûr, du répondant en juin, Boston en tête.
Pourtant l’idée d’une commission n’est pas si saugrenue que ça. Quoi de plus logique pour une franchise que de justifier auprès de la ligue et de ses pères (comme il est obligatoire aujourd’hui mais de manière très peu officielle) les tenants et aboutissants d’un échange entre deux équipes ? Pourquoi ne pas obliger les front offices expéditeurs à rédiger un rapport sur les offres reçues pour tel ou tel joueur et démonter de façon argumentée devant assistance, pourquoi une offre est potentiellement meilleure qu’une autre ? Bien sur cela ne changera pas radicalement le fond du problème. Si Memphis ne veut pas traiter avec San Antonio ils trouveront toujours les bonnes excuses pour ne pas le faire. Mais tenter de duper une commission de 10 personnes en préférant Kwame Brown et Javaris Crittenton à Manu Ginobili et Tim Duncan (j’extrapole volontairement) serait très certainement évité de peur, entre autre, du ridicule de la situation.
Aujourd’hui il est impossible de connaître les offres ponctuelles de chaque équipe, qui doivent paradoxalement pleuvoir à quelques jours de la fermeture du marché des transferts. Les coups de téléphones entre GM ne sont relatés dans la presse que par de pseudos informateurs appelés « sources » ou des journaux « visionnaires » tentant d’influencer la planète orange. Rien ne permet d’éviter une quelconque dérive du système, un black marquet ou des financements obscurs via un marché parallèle peu suspicieux ; celui de l’échange de marchandises humaines. Qui aujourd’hui peut nous dire avec certitude si McHale ne recevra pas une belle enveloppe, ou plus probablement un échange de faveurs dans une lointaine Draft, si jamais Paul Pierce et ses potes soulèvent le trophée en juin 2008 ? En tout état de cause, après plus de 20ans de médiatisations on s’aperçoit encore que la NBA reste une bataille binaire entre les Lakers et les Celtics, au sein de laquelle les Spurs, Bulls contemporains, tentent de survivre.











